Au sujet de l’attitude négation adoptée par les Kamwina Nsapu (aile de Kinshasa) Bâtonnier Matadiwamba : « On ne peut pas nier même les choses qui sont en votre faveur »

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Au Tribunal militaire de Garnison de Kinshasa/Gombe, l’instruction du dossier qui oppose le Ministère à près de 36 présumés Kamwina Nsapu poursuit son bonhomme de chemin. Hier, à la prison militaire de Ndolo, dans la commune de Barumbu, MM. Gecko Beya et Augustin Biaya étaient à la barre. Aux questions leur posées, ils ne reconnaissent rien, jusqu’à affirmer n’est même pas connaître Pétro Congo ou la place Victoire. Voilà qui permet au Bâtonnier Matadiwamba de constater que les prévenus se sont concertés pendant qu’ils sont en prison avec l’aide des avocats. « Il me semble  que pour la plupart, ils ont choisi de nier. Mais on ne peut pas nier même les choses qui sont en votre faveur. Des choses qui sont de nature à vous laver de tout soupçon, vous les nier, ça pose quand même problème ! ».

Le Tribunal militaire de Garnison de Kinshasa/Gombe siégeant en audience foraine à la prison militaire de Ndolo a poursuivi l’instruction du dossier opposant le Ministère public aux terroristes Kamwina Nsapu, aile de Kinshasa.  Devant la barre, Gecko Beya et Augustin Biaya. A l’audience du jour, le collectif de Beya conduit par Me Jacquemin Shabani a fait observer que leur client est en difficulté de savoir, ce qu’on lui reproche. Raison pour laquelle elle a voulu savoir, quand, où, comment et à quel moment le prévenu Beya a-t-il commis toutes les infractions mises à sa charge ? De même, la défense a voulu savoir si quelqu’un ayant mis en ligne les images de l’attaque de la prison de Makala peut-être poursuivi ?

Dans sa réplique, l’organe de la loi a fait voir que si le prévenu a reçu la décision de renvoi, comment alors peut-on demander au Ministère public de préciser les termes des infractions ? Complétant le Ministère public, le président du Tribunal a insisté sur le fait qu’à l’audience passée, le Tribunal avait pris le soin de lire les préventions mises à sa charge : le refus de dénoncer, etc. Des questions lui ont été posées et il a dit qu’il ne reconnait rien. C’est ainsi que le tribunal a demandé à la défense de tirer les conséquences. De même, le Ministère public s’est demandé, est-ce je suis allé ultra petita ? Avant de dire que c’est faux. Selon lui, il ne s’agit pas de l’audience de confirmation des charges, une procédure non prévue en droit congolais. Il y a eu une première audience où le Tribunal a identifié le prévenu, les préventions lui ont été communiquées et la défense avait déposé un mémoire unique.

Et d’ajouter que le prévenu est aussi poursuivi pour une prévention relative au mouvement insurrectionnel Kamwina Nsapu. « Ce mouvement a commis des faits précis repris dans la décision de renvoi. Nous avons donné des références, surtout les déclarations de ses co-prévenus », dit-il, avant d’ajouter que Gecko Beya a fait l’apologie de ce mouvement. Des révélations ont été faites selon lesquelles il était au courant et il a reconnu avoir publié sur les réseaux sociaux les images démontrant la cruauté des actes posés par Kamwina Nsapu.

Les prévenus nient tout

Voulant expliquer la propension des prévenus à tout nier, le Bâtonnier Matadiwamba, de la partie civile Rdc a indiqué que c’est le rôle du Tribunal de confronter les prévenus, et c’est ce qu’il est entrain de faire. « Il faut toujours partir de quelque chose. Lorsqu’un prévenu avoue ce qui lui est reproché, on dit qu’il a facilité la tâche au Tribunal. Or il y a des gens  qui revendiquent des crimes qu’ils n’ont pas commis. Le rôle du Tribunal, c’est  d’écouter et de vérifier ce qui est vérifié et ce qui est nié. Donc, ne vous étonnez pas que des prévenus nient et le rôle du Tribunal est de vérifier. Le Tribunal ne prend pour du pain béni ni les affirmations de l’accusé, ni les dénégations de l’accusées. Il doit vérifier les uns des autres », dit-il.

A l’en croire, ce comportement est justifié par le fait qu’au départ, ils ont été interrogés séparément. Il y avait aussi le fait de surprise. « On vous arrête, on vous amène quelque part, on vous interroge seul et par la suite, on vous confronte. Les jours et les mois passent. Aujourd’hui, ce sont des mois derrières les accusés depuis qu’on les a arrêtés. Aujourd’hui, c’est une audience publique. Les prévenus ce sont concertés pendant qu’ils sont en prison avec l’aide des avocats. Il me semble  que pour la plupart, ils ont choisi de nier. Mais on ne peut pas nier même les choses qui sont en votre faveur. Des choses qui sont de nature à vous laver de tout soupçon, vous les nier, ça pose quand même problème. Je ne peux pas conseiller à un client de nier. A tout le moins, je peux lui demander de se taire », explique-t-il. Soulignons que l’instruction va se poursuivre mardi prochain avec le prévenu Augustin Biaya, sans oublier l’audition du Dr Patrick Kabongo et du Commissaire supérieur adjoint Numbi.

(JMNK)

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