Opposants reçus au Quai d’Orsay- A. Atundu « La France ne pouvait que les exhorter à aller au dialogue »

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André Alain Atundu, porte - parole de la majorité présidentielle intervenant mardi, 19 juillet dans le magasine Deux Heures de News sur Rtga. Ph.Jean Pierre Kayembe
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*Réagissant à l’audience réservée à la délégation d’Etienne Tshisekedi, président de l’UDPS au Quai d’Orsay, André-Alain Atundu, porte-parole de la Majorité présidentielle (MP) pense que c’est un menu ordinaire dans la journée du ministère des Affaires étrangères. Une délégation d’opposants d’un pays africain reçus par un directeur Afrique, quoi de plus normal ! Par contre, la population congolaise se pose la question de savoir  pourquoi ces opposants refusent d’aller au dialogue, de répondre à l’appel du Président de la République, et se contentent de rencontrer un simple directeur. Il y a risque de vivre là la résurgence du complexe de colonisé, en pensant que pour poser des actes valables, ils doivent avoir l’aval de l’ancien colonisateur

*Dans ce contexte, la France ne peut que les exhorter à aller au dialogue convoqué par le Chef de l’Etat Joseph Kabila. Parce que l’Union européenne dont fait partie la France, de même que l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), ont recommandé à la classe politique d’aller au dialogue convoqué par Joseph Kabila, conformément à la logique constitutionnelle et les conventions internationales. La France ne pouvait que leur dire de rentrer à Kinshasa où se trouve leur place et qu’ils renouent d’avec le dialogue

C’est au ministère des Affaires étrangères français que se sont donné rendez-vous, le 18 juillet, les Envoyés spéciaux pour la région des Grands Lacs – Koen Vervaeke de l’Union européenne, Thomas Perriello des États-Unis, Danae Dholakia (Grande-Bretagne) notamment – et les opposants congolais regroupés au sein du « Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement », issu des assises de Genval, dans la banlieue bruxelloise. La délégation du « Rassemblement » a été conduite par Étienne Tshisekedi, président du conseil des sages de la plateforme, qu’accompagnaient Moïse Katumbi et Martin Fayulu, candidats déclarés à la présidentielle, ainsi que plusieurs autres figures de l’opposition congolaise, notamment Raphaël Katebe Katoto, Olivier Kamitatu, Kyungu wa Kumwanza, Freddy Matungulu et Delly Sesanga.

Approché dans le cadre de l’émission 2 heures de news, l’Ambassadeur André-Alain Atundu, porte-parole de la Majorité présidentielle a qualifié cette rencontre de « menu ordinaire dans la journée du ministère des Affaires étrangères ». Pour lui, une délégation d’opposants d’un pays africain reçue par un directeur Afrique, quoi de plus normal ! Par contre, la population congolaise se pose une question, celle notamment de savoir pourquoi ces opposants refusent d’aller au dialogue, de répondre à l’appel du Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange et se contentent de rencontrer un simple directeur. Et l’invité de 2 heures de News de répondre que nous risquons de vivre là la résurgence du complexe de colonisé, d’autant plus qu’ils pensent que pour poser des actes valables, ils doivent avoir l’aval de l’ancien colonisateur.

Au-delà du spectacle, il n’y a rien d’extraordinaire à attendre. La République française ne peut que les exhorter à aller au dialogue convoqué par le chef de l’Etat. Parce que l’UE dont fait partie la France, de même que l’OIF, ont recommandé à la classe politique d’aller au dialogue convoqué par Joseph Kabila, conformément à la logique constitutionnelle et les conventions internationales. On ne peut que leur dire de rentrer à Kinshasa où se trouve leur place et de renouer avec le dialogue.

Des préalables

Parmi les conditionnalités imposées par les opposants, il y a le respect du délai constitutionnel et la tenue du dialogue conformément à la résolution 2277 du Conseil de sécurité. Atundu est de ceux qui croient qu’on peut toujours vivre en fonction de ses idées et de ses rêves. Par contre, la réalité est que c’est le Président Joseph Kabila qui a convoqué le dialogue en novembre 2015 et que quelques mois après, la résolution est arrivée dans la logique de ce dialogue. Après, les Organisations internationales importantes ont reconnu le principe dialogue. Personne n’a renié au Président le droit d’avoir convoqué ce dialogue, personne ne rejette ce dialogue convoqué par Kabila, précise-t-il.

Au sujet des préalables, il répond que ces genres de problèmes trouvent solution dans le Comité préparatoire. De toutes les façons, le dialogue n’est pas une occasion pour combattre la constitution ou de blanchir un certain nombre de personnes ayant maille à partir avec la justice. Le dialogue est là pour parler de l’avenir de notre démocratie, du processus électoral. Mais si d’aventure on estime que tel homme politique prisonnier de son état est indispensable pour dénouer la marche du dialogue, certainement, les participants au dialogue vont demander aux autorités compétentes de mettre cette personne à la disposition du dialogue.

Le Congo étant un Etat de droit, la caution de bonne foi, ce sont les principes et pas une intransigeance outrancière à la limite de l’arrogance. Dans le dialogue, chacun doit donner et en fonction de son état. Vous n’êtes pas au pouvoir, vous ne pouvez pas vous comporter comme si l’actuel Chef de l’Etat était votre collègue. Il faut un peu de modestie de la part des uns et des autres, conseille-t-il, parce que le pays est dirigé par Joseph Kabila, son gouvernement et les institutions de la République.

Ne pas se laisser distraire

De Genval au Quai d’Orsay, Atundu constate entre-temps que des dissensions sont nées. Pour lui, ces démarches cachent la lutte pour le leadership interne au sein de l’opposition. Car, comment comprendre que parmi ces gens-là il  y avait au moins cinq candidats présidents de la République (Etienne Tshisekedi, Moïse Katumbi, Martin Fayulu,  Matungulu, etc.). Voilà qui le pousse à dire que la France ne va certainement pas se dédire et va les recommander d’aller au dialogue.

Et de renchérir que le dialogue ne dépend pas de M. Tshisekedi ; c’est le Facilitateur qui, après avoir constaté un consensus essentiel, vient appeler le groupe préparatoire et commence à débattre du problème essentiel. Parce que le dialogue ne s’occupe pas des hommes, ni du sort de Kabila ni de Tshisekedi  ni de ses ambitions.  Il ne s’occupe pas des frustrations des uns et des autres. Il a pour thème la problématique du processus électoral. Ceci afin de nous éviter des malentendus dramatiques si les élections se passent dans des conditions actuelles, ou alors des violences postélectorales hautement préjudiciables à notre marche vers l’émergence du pays.

Il a souligné qu’il  n’est pas interdit de rêver, pour ceux qui pensent qu’il y aura une transition à partir du 20 décembre 2016.  « Parce que cela signifie, soit nous suspendons la Constitution, soit nous modifions la Constitution. Or, nous sommes tous d’accord qu’il faille respecter la Constitution dans toutes ses pertinences dispositions. Alors, par quelle magie on va nous imposer une transition ? Et ces partenaires font une erreur fondamentale, c’est de croire que Kabila est un individu et c’est un singleton au sein de la classe politique », martèle-t-il, tout en insistant sur le fait qu’il est l’autorité morale de la MP.

Au sujet de la date du 31 juillet 2016, il pense que c’est une date du calendrier. Il a tout simplement demandé aux Congolais de ne pas se laisser distraire par les vendeurs d’illusions. La solution à nos problèmes passe par la cohésion des Congolais. Le problème actuel, c’est l’impossibilité pour la CENI d’organiser des élections à une date échue. Le problème politique majeur aujourd’hui, c’est comment concilier l’existence constitutionnelle des dates et des impératifs techniques qui doivent être remplies, pour que la CENI mette à la disposition des instruments nécessaires pour exprimer leur volonté. C’est ça le sens du dialogue et non une association momentanée de quelques personnalités, pour faire un enfant dans le dos du peuple ou chercher une transition pour Tshisekedi.

(Jean-Marie Nkambua)

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