Au regard de l’échec du modèle économique actuel: JC Masangu prône un leadership transformationnel

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Après l’Université de Kisangani et l’Université technologique Bel Campus, le Gouverneur honoraire de la Banque Centrale du Congo (BCC), Jean-Claude Masangu était le samedi dernier  à l’Université pédagogique nationale (UPN), où il a entretenu les étudiants sur un thème qui lui est très cher, celui de savoir : « Quel modèle du développement économique capable de sortir la Rdc du sous-développement ? ». Et ce, sous la modération du professeur Mamba, chef du département de la Faculté des sciences économiques et de gestion de cette université.

Devant les étudiants surchauffés et soucieux d’écouter attentivement l’ex-banquier central, celui-ci a détaillé son exposé qui a commencé par l’état des lieux et le bilan des 20 dernières années, l’économie du développement, l’exemple des pays ayant réussi, économie du développement : cas de la Rdc et la conclusion.  A l’issue de cette conférence, le principal orateur du jour s’est exprimé en ces termes : « Je crois qu’il est très important que les étudiants d’abord, parce qu’on s’adresse à la jeunesse, vous savez que notre pays, la majorité de sa population est jeune et féminine. Donc, il est important de s’adresser à la jeunesse. J’ai fait un bilan sur 20 ans. Quand je regarde les étudiants qui étaient dans  la salle, ils ont entre 20-25. Donc, il y a beaucoup de choses historiques qu’ils ne connaissent pas. Les jeunes ont un espoir que demain ils auront un métier et vont évoluer dans la vie. C’est important de leur donner cet espoir là que s’ils travaillent durement, ils peuvent devenir des responsables », a-t-il précisé.

Et de renchérir qu’il a parlé des quatre facteurs de succès : paix-sécurité et  Etat des droits. Sans paix, sans une sécurité juridique et judiciaire, tout ce que vous pouvez investir  peut changer du jour au lendemain. L’autre facteur, c’est le capital humain tourné vers le développement.  Nous sommes 81 millions d’habitants, c’est u marché énorme en Afrique. La Rdc a un capital dévoué, en bonne santé, et qui veut le développement.  « Il faut un changement des mentalités pour chercher la qualité, être combattifs et nous pouvons avec tous les potentiels, être premiers en Afrique et nous positionner dans le monde où il y a les pays qui n’ont pas les mêmes potentiels que nous », dit-il, tout en conseillant de changer de la malédiction à la bénédiction, … Et de constater que ceux qui n’ont pas ces ressources évoluent mieux que nous, parce qu’ils ont un mental différent. L’autre élément, c’est le leadership transformationnel, un leadership visionnaire, qui doit s’appliquer partout et à tous les niveaux. Pas seulement en politique, il y a les entreprises, l’administration publique. Il y a des sociétés congolaises qui sont tombées en faillite, parce qu’elles n’ont pas su innover.  Il termine par dire qu’il faut produire, car si vous ne produisez rien, attendez-vous à rien. Il faut produire localement, consommer localement et employer localement.

Pour M. Pèlerin Kamwanga, Recteur de cette Université, cette conférence académique c’est le travail habituel de l’université, comme il l’a dit à la fin de la conférence. « L’université était dans son élément, c’est-à-dire, s’occuper de ce  qui est prévu dans ses statuts ; ce qui lui convient le mieux. C’est réfléchir sur les problèmes de société, c’est aussi capitaliser l’expérience de ceux qui travaillent, ceux qui ont quelque chose à nous apprendre, ceux qui ont vécu, qui ont dirigé. C’est aussi à l’université de capitaliser tout cela pour le plus grand bien des étudiants qui souvent reçoivent des cours théoriques sans pratiques, ils ont besoin de cela. Réfléchir sur le pays, l’avenir du pays, sur ce que le pays a comme problème, c’est encore mieux pour eux », dit-il.

Dans son exposé, Jean-Claude Masangu a, parlant du capital humain, insisté sur la réforme de l’enseignement à l’université. Voilà pourquoi le Recteur estime que c’est évident et cette réforme entre dans la ligne droite de la réforme même de l’Université. « Vous savez  que jusqu’à présent, les étudiants étaient formés pour rendre à l’enseignant ce qu’il avait dit. Ce n’est plus ça. Le programme même de l’université n’a pas été adapté aux conditions et aux problèmes mêmes que nous avons actuellement. C’est tout à fait normal que l’on repense, qu’on recadre l’université, que l’on forme autrement les étudiants. Ils ne doivent plus être formés comme la caisse de résonnance, mais devenir aussi des créateurs, innover », précise-t-il.  Soulignons que des questions ont été posées au gouverneur honoraire de la BCC, auxquelles il a répondu avec brio.

(JMNK)

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