Au nom du Chef de l’Etat Joseph Kabila: Léon Kengo ouvre la 10ème conférence économique africaine

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Une vue de Léon Kengo lors de son allocution

La 10ème Conférence de Kinshasa est une opportunité unique pour les chercheurs, les décideurs et les praticiens du développement d’Afrique et d’ailleurs pour débattre de la question du développement et des politiques nécessaires pour éradiquer la pauvreté et réduire les inégalités dans le contexte du Programme de développement pour l’après-2015 en Afrique.

Au nom du Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo a procédé, lundi à la Cité de l’Union africaine (UA) à Kinshasa, à l’ouverture des travaux de la 10ème Conférence Économique Africaine  (CEA). S’étalant du 2 au 4 novembre 2015, cette Conférence soutenue par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et la Banque africaine de développement (BAD) porte sur le thème « Lutter contre la pauvreté et les inégalités dans le Programme de développement pour l’après-2015 ».

Dans son mot d’ouverture, le président du Sénat a souligné que l’Afrique a pu faire des progrès remarquables dans des domaines essentiels tels que l’éducation primaire, y compris la parité entre les filles et les garçons, la représentation des femmes dans les Parlements, la réduction de la mortalité infantile et la lutte contre le VIH/SIDA.

« En dépit de ces avancées, d’importants défis subsistent ; ils ont trait à la baisse encore lente de la pauvreté malgré la forte croissance économique enregistrée par le continent depuis 2000. En outre, la croissance reste encore faiblement diversifiée et vulnérable aux chocs de diverse nature, notamment la baisse des prix des matières premières. D’autres défis portent sur la faible performance du système éducatif, la réduction encore lente de la mortalité maternelle et l’accès encore difficile à l’eau potable et à l’assainissement, notamment dans les zones rurales. Enfin, en dépit des faibles émissions par l’Afrique de gaz à effet de serre, notre continent est la plus vulnérable aux changements climatiques », soutient Léon Kengo.

Trois défis de taille

Ainsi, ce constat amène à considérer que le continent africain aura encore à faire face à trois défis majeurs pour lever les contraintes pesant sur son développement. A l’occasion, il a en cité trois. Il s’agit d’abord de concilier une croissance économique soutenue d’au moins 7% avec la  réduction de la pauvreté et des inégalités.

Il s’agit ensuite de concilier la prospérité partagée avec la limitation des émissions de gaz à effet de serre à travers un renforcement des capacités des Etats, des communautés et des citoyens à gérer les conséquences des changements climatiques. Il s’agit enfin, pour l’Afrique, de combler le gap existant avec les autres parties du monde en matière de maîtrise de la science et de l’innovation, en vue de relever les multiples défis qu’ils soient d’ordre démographiques, climatiques ou de développement.

Parlant essentiellement de la RDC, Kengo wa Dondo entrevoie la marche de ce pays vers l’éradication de l’extrême pauvreté et des inégalités. « Cette marche va se poursuivre dans le cadre du Plan National Stratégique de Développement pour la période 2017-2050. Ce plan vise à faire de mon pays un pays à revenu intermédiaire en 2020 sur fond d’une transformation de son agriculture, un pays émergent en 2030 grâce à une industrialisation intensive de son économie, et enfin, un pays développé vers 2050 du fait de la création d’une société basée sur la diffusion du savoir et des connaissances ».

Car, en effet, selon l’Agenda 2063 de l’Union Africaine (UA) et la Position Africaine Commune pour l’après 2015 sur les Objectifs du Développement Durable (ODD), la vision panafricaine est celle « d’une Afrique intégrée, prospère et paisible, dont l’aspiration à l’émergence est conduite par ses propres citoyens et qui, par la même occasion, incarne une force dynamique sur la scène mondiale ».

La réalisation d’une prospérité basée sur la croissance inclusive, ainsi que d’un développement mené par les populations et qui libère le potentiel des femmes et des jeunes, sont des aspirations majeures pour l’Afrique. Ainsi, à la lumière de l’objectif de la Position Commune de l’Afrique et de l’Agenda 2063 qui vise à éradiquer la pauvreté dans toutes ses ramifications, ceci au travers d’une génération, et construire une prospérité partagée et équitable au moyen d’une transformation économique, Kengo wa Dondo estime que « le choix du thème de cette Conférence ne pouvait être plus opportun ».

Pour des actions concrètes

Abdoulaye Mar Dièye, Sous-secrétaire général des Nations Unies et Directeur du Bureau régional pour l’Afrique du PNUD invite, de son côté, la 10ème Conférence du CEA à sortir des sentiers battus et à faire preuve de créativité face aux inégalités et face à la pauvreté criante. Ainsi, seront menées des stratégies pour la mise en œuvre de la vision africaine ainsi qu’à l’identification d’actions concrètes pour la réduction de la pauvreté et des inégalités dans le contexte du Programme de développement pour l’après-2015, a souhaité Abdoulaye Mar Dièye.

Steve-Kayizzi Mugerwa, Économiste en chef et Vice-président de la BAD plaide pour l’augmentation du rendement agricole, l’intégration régionale, l’industrialisation du continent africain, l’amélioration du bien-être de sa population grâce à la création d’emplois et à l’éradication de la pauvreté.

Quant au Sous-secrétaire général des Nations Unies, Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, Carlos Lopez, prévient qu’éradiquer la pauvreté « est un défi le plus urgent pour l’Afrique », estimant que « l’Afrique devrait rompre avec la routine en stimulant la productivité agricole ».

Avec un accent particulier sur les ODD, la Conférence définira les moyens de réaliser l’ambitieux agenda de l’Afrique pour la croissance inclusive ainsi que la réduction de la pauvreté et des inégalités dans les groupes sociaux, les pays et les régions du continent. Les travaux de Kinshasa explorent enfin les politiques et les cadres, institutionnels et réglementaires pour réaliser les investissements nécessaires à la réduction de la pauvreté et des inégalités en Afrique, y compris les importantes inégalités entre les régions, informe-t-on.

(JMNK)

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