Au mois de mai 2016: Les recettes mobilisées ont atteint 257,9 milliards contre une projection de 323,1 milliards de CDF

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« Au mois de mai 2016, les développements économiques extérieurs ont été marqués par la publication de l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE), des perspectives économiques globales », indique la Note de conjoncture, un document rédigé par la Banque centrale du Congo (BCC). En effet, la croissance mondiale devrait s’établir à 3 % en 2016, soit son niveau de 2015 en raison  des effets conjugués de la morosité de la progression des échanges,  de la faible progression des salaires ainsi que du ralentissement de grands pays émergents, notamment la Chine.   

Quid de la Rdc

Initialement arrêtées à 6,6 % au début de l’année, les estimations de la croissance effectuées par la Commission des Etudes Statistiques et des Comptes Nationaux (CESCN), sur base des réalisations cumulées de la production à fin mars 2016, tablent sur une progression du PIB réel de 5,3 % en 2016 contre 6,9 % en 2015. Outre les facteurs structurels, auxquels l’économie congolaise est confrontée, ce ralentissement de la croissance s’expliquerait également par la baisse des cours de produits miniers sur le marché international.

En prenant l’approche par la production, l’analyse sectorielle de la croissance renseigne globalement que l’activité économique sera essentiellement impulsée par la vitalité des secteurs tertiaire et primaire, soit 2,5 points de pourcentage et 1,6 point respectivement, en termes de contribution à la croissance. Le secteur secondaire va y contribuer, dans une moindre mesure aussi, à hauteur de 1,0 point.  Ce dynamisme du secteur tertiaire, bien qu’en faible progression par rapport à l’année précédente (6,4 % contre 9,1 %), est consécutif à la vigueur des activités des branches « Transports et télécommunications » et « Commerce », dont les contributions à la croissance se situent respectivement à 1,1 point de pourcentage et 0,9 point, grâce, d’une part, à l’amélioration des voies et moyens de communication et à la mise en service de plusieurs entreprises de transport locales créées (publiques et à privées), et, d’autre part, à l’amélioration des revenus des ménages avec un effet positif sur la consommation, propulsant ainsi les activités de commerce, de restauration, de l’hôtellerie ainsi que des services bancaires.

Pour ce qui est du secteur primaire, le recul de sa contribution à la croissance  (1,6 point  venant de 2,0 points en 2015), résulte essentiellement de la contre-performance observée dans les activités extractives, suite à la baisse des cours de ses principaux produits sur le marché international (cuivre, cobalt, zinc, or, diamant et pétrole), affectant de ce fait leur rythme de production. Ainsi, la branche « Extraction », en croissance de 3,5 % contre 4,8 % en 2015, a enregistré une faible contribution à la croissance de 0,9 point venant de 1,3 point en 2015.

Pour sa part, la branche « Agriculture –forêt – élevage – chasse et pêche», en amélioration de 4,5 % après 4,7 % une année plus tôt, n’aura contribué que de 0,7 point à la croissance contre 0,8 point. Malgré le relèvement des activités de la sous-branche « Agriculture » (4,7 % contre 4,6 %), les baisses constatées au niveau des autres sous-branches « Sylviculture » et « Elevage, pêche et chasse » (0,1 % et 3,0 % contre respectivement 6,7 % et 7,5 % en 2015) ont tiré vers le bas la contribution globale de la branche.

Pour ce qui est du secteur secondaire, classé au troisième rang au titre de contributeur à la croissance, sa participation n’a été que de 1,0 point venant de 1,2 point en 2015.   Cette évolution est liée principalement au ralentissement des activités de la branche « Industries manufacturières » de 7,4 % après 13,7 %, entrainant une faible contribution à la croissance de 0,8 point.   Parallèlement, les activités des « Bâtiments et Travaux publics» et celles de« l’Electricité, gaz, vapeur et eau » ont connu des relèvements respectifs de  3,8 % et 6,2 % après des décroissances de -6,4 % et -4,5 %.  En dépit de ces évolutions, les deux branches réaliseraient des contributions à la croissance quasiment nulles en 2016.

Baromètre de la conjoncture 

Rappelons que selon le Baromètre de la conjoncture du mois de mai dernier, pour le deuxième mois consécutif, les chefs d’entreprises ont de nouveau affiché un solde d’opinions global négatif, soit -0,2 % au mois de mai venant de -2,8 % en avril. Ce solde d’opinions, qui s’est relativement redressé comparativement au mois précédent, traduit le comportement observé dans l’ensemble de branches d’activité, hormis l’Energie qui a accusé un repli significatif.

Le profil du climat conjoncturel en Rdc par secteurs d’activités économiques au cours du mois de mai 2016 se présente comme suit :    Dans la branche « Industries Extractives », les entrepreneurs demeurent plus ou moins optimistes, malgré le niveau encore bas de leur confiance. Le solde de leurs opinions s’est relevé, s’établissant à +4,1 % contre +2,0 % en avril. Ce bas niveau de confiance reste principalement justifié par l’évolution des cours mondiaux des produits miniers.

Concernant la branche « Construction », bien que le solde d’opinions se soit légèrement redressé à -34,9 % venant de -36,5 % un mois plus tôt, les entrepreneurs ne s’attendent pas à une amélioration significative de la demande des travaux, au vu des perspectives moins rassurantes de poursuite de travaux publics et privés.

Pour ce qui est de la branche « Services », les opérateurs du secteur ont indiqué un pessimisme moins marqué en mai comparativement au mois précédent. Le solde d’opinions s’est relevé à  -20,2 % alors qu’il était à -32,5 % en avril. La persistance du pessimisme reflète l’opinion défavorable enregistrée dans l’hôtellerie,  les services rendus aux entreprises et le transport.

Evolution mensuelle des recettes au 31 mai 2016 

Pour un montant projeté à 323,1 milliards de CDF, les recettes mobilisées ont atteint 257,9  milliards, dégageant ainsi un taux de mobilisation de  79,8 %.   La structure de recettes reste dominée par les recettes fiscales chiffrées à 221,3 milliards de CDF dont les parts de la DGDA et DGI représentent respectivement 47,3 % et 38,3 % de l’ensemble des recettes. S’agissant des recettes non fiscales encadrées par la DGRAD, elles ont atteint 32,5 milliards de CDF, soit 12,6 % du total. Les rubriques « pétroliers producteurs » et « autres recettes », quant à elles, ont contribué à hauteur de 3,8 milliards de CDF et 230,0 millions, soit des quotités respectives de 1,5 % et 0,1 %  du total des recettes.  En cumul annuel, les recettes publiques ont atteint 1.466,0 milliards de CDF contre une programmation de 2.021,1 milliards, soit un taux de recouvrement de 72,5 %.

(JMNK)

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