Au lieu de chercher à déstabiliser le Chef de l’Etat

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La MP invite le Front citoyen 2016 au dialogue

*Réunis hier pour évaluer l’action de la Majorité Présidentielle en 2015, les membres de cette famille politique proche au Chef de l’Etat ont lancé un appel au dialogue. Contacté par un média en réaction à la création le dimanche 20 décembre en RDC, du Front citoyen 2016, André-Alain Atundu, porte-parole de la Majorité Présidentielle a promis que tout sera mis en œuvre pour empêcher la nouvelle entité de déstabiliser le pouvoir en place, en invoquant l’article 64 de la Constitution

*Le porte-parole a également accusé le «Front citoyen 2016» de vouloir empêcher le chef de l’Etat Joseph Kabila d’achever son second mandat constitutionnel, qui court jusqu’en décembre 2016. Selon lui, les membres du «Front citoyen 2016» veulent également abuser de la bonne foi de l’opinion pour se faire passer pour des victimes. Il les a plutôt invités au dialogue national politique et inclusif annoncé par le chef de l’Etat

Le bureau politique de la Majorité Présidentielle s’est retrouvé hier pour évaluer l’action de cette famille politique proche du Chef de l’Etat, au cours de l’année 2015 qui tend petit-à-petit vers la fin. C’était en présence de tous les habitués. Selon un reportage de la Rtnc, le porte-parole de la Majorité Présidentielle, André-Alain Atundu a expliqué le bien-fondé de cette réunion, qui à l’en croire visait à évaluer l’action de cette structure en 2015.

Même si la MP a appelé au dialogue, seul cadre pour résoudre certains problèmes de l’heure, nous osons croire que cette structure présidée par Aubin Minaku Ndjalandjoko, président de l’Assemblée nationale n’a pas manqué de constater l’auto-exclusion de certains de ses membres ayant choisis de s’adresser au Président de la République. L’occasion était aussi indiquée pour constater que malgré la vague, cette famille politique est restée soudée autour de son Autorité morale, le Président Joseph Kabila. Raison pour laquelle la réunion l’a encouragé à continuer à visiter les populations meurtries par l’activisme des rebelles musulmans des ADF-NALU.

Sur un autre chapitre, disons que la création le weekend dernier du Front citoyen 2016, une émanation du forum de Gorée au Sénégal, ne pouvait pas laisser la Majorité Présidentielle indifférente. C’est ainsi que son porte-parole, M. André-Alain Atundu, joint par un média périphérique, a promis que tout sera mis en œuvre pour empêcher la nouvelle entité de déstabiliser le pouvoir en place, en invoquant l’article 64 de la Constitution.

En effet, le Front citoyen, créé dimanche 20 décembre, compte une trentaine de signatures d’opposants politiques, d’organisations de la société civile et de mouvements citoyens dont l’objectif est d’empêcher au président Joseph Kabila de briguer un troisième mandat interdit par la Constitution. André-Alain Atundu, le porte-parole de la Majorité Présidentielle, a d’ores et déjà annoncé que tout sera mis en œuvre pour empêcher les membres du Front citoyen de déstabiliser le pouvoir en place.

« Il y a l’obligation de maintenir l’ordre public pour qu’aucun groupe, aucun individu, ne puisse employer sa liberté aux dépens de celle des autres. Voilà ce que le gouvernement devra faire. L’article 64 dit que « toute tentative de renversement du régime constitutionnel constitue une infraction imprescriptible contre la Nation et l’Etat ». Ces dispositions obligent chaque Congolais à se mettre au travers de ceux qui veulent renverser le régime constitutionnel. On ne peut pas parler aujourd’hui de « Kabila dégage », d’un programme en vue de rendre l’état ingouvernable alors que le mandat court encore. Donc c’est une tentative de renversement du pouvoir constitutionnel par des gens qui ont probablement leurs intérêts personnels ».

Interrompre le mandat

C’est dans cette même perspective que le porte-parole de la Majorité présidentielle (MP), Alain Atundu a accusé le «Front citoyen 2016» de vouloir empêcher le chef de l’Etat Joseph Kabila d’achever son second mandat constitutionnel, qui court jusqu’en décembre 2016. Il l’a affirmé au lendemain de la sortie de cette plate-forme, qui réclame la publication d’un calendrier électoral consensuel au plus tard le 31 janvier prochain.

«Je sais que cette plate-forme vise plutôt à empêcher à Kabila de terminer son mandat, lorsqu’ils (les initiateurs du Front citoyen 2016) programment déjà que les gens vont descendre dans la rue et vont entonner «  ‘Kabila dégage’», a indiqué Alain Atundu.

Selon lui, les membres du «Front citoyen 2016» veulent également abuser de la bonne foi de l’opinion pour se faire passer pour des victimes. Il les a plutôt invités au dialogue, initié et convoqué par le chef de l’Etat. «Lorsque le Président convoque le dialogue, il estime que rien n’est fait pour préparer des élections apaisées. Tout le monde veut aller dans le délai constitutionnel. Rien ne nous empêche que ces élections dans le délai constitution soient apaisées», a poursuivi le porte-parole de la MP. Alain Atundu a en outre qualifié la position du «Front citoyen 2016» d’une «vaste opération d’escroquerie». Disons que le «Front citoyen 2016 » propose également le démarrage de la mise à jour du fichier électoral au plus tard le 10 février 2016.

« Le Front citoyen 2016 c’est la recette de Dakar »

Pour le député Justin Bitakwira, le Front citoyen 2016 c’est la recette de Dakar et prie le bon Dieu pour que ses amis ne soient pas allés à Dakar pour apprendre comment faire sauter les ceintures. « Nous ne pourrons que les encourager, le Président Kabila passera. Personne n’a le monopole de la raison, personne ne vient du ciel pour essayer de venir nous jeter sur sa colère, alors qu’il y a lieu qu’on s’asseye autour d’une table pour trouver une solution », a-t-il expliqué, avant de souligner que celui qui n’a pas fait le sport, il ne devait pas faire la politique, parce que dans le sport, même si l’adversaire tombe, vous avez l’obligation de le relever.

Et ce, avant d’inviter tous les politiques qui pensent qu’ils ont le monopole de faire tuer les gens, parce qu’ils veulent accéder au pouvoir, « nous allons les stopper », dit-il. Pour lui, le dialogue aura lieu, que ça soit demain ou après demain. Il a comparé ce qui se passe en Rd Congo comme l’homme qui voyage de Kinshasa à Kenge (ex-province du Bandundu), où il doit répondre à un rendez-vous à 8 heures du matin et connait une panne sèche en cours de route. « Notre processus démocratique est pareil. Pour nous, l’obligation politique et l’obligation morale, il vaut mieux un retard de deux jours que 1.000 morts. Nous n’allons pas au dialogue pour ne pas utiliser la constitution », dit-il, tout en révélant qu’il a été le seul courageux pour dire au Président de la République qu’il n’y a pas de démocratie avec un seul scrutin. C’est toujours deux tours pour l’équilibre démocratique. Pourquoi on ne peut pas en parler ? Savez-vous que le Kenya a organisé sept scrutins en un jour? Si nous sommes exigeants, nous pouvons exiger quatre en un seul jour.

(JMNK)

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