Au lendemain de la passation de pouvoir: Kabila invite les Congolais à soutenir Tshisekedi

Dans son discours en direct de la Radio Télévision Nationale Congolaise (Rtnc), le président de la République sortant, Joseph Kabila Kabange, en démocrate et père de la démocratie congolaise,  a invité les Congolais à soutenir massivement le nouveau président élu, Félix Tshisekedi Tshilombo, comme ils l’avaient soutenu tout au long de ses 18 dernières années. Il a adressé cet appel, surtout aux jeunes, avenir du pays. « Face aux difficultés de la vie, au doute, qu’elle se souvienne que rien n’est impossible à celui qui croit en Dieu, en son pays et en lui-même ; qui  ose entreprendre et cultive la discipline personnelle et l’effort en groupe », dit-il, avant de plaider en faveur d’une grande coalition de toutes les forces  progressistes contre les forces du mal qui se sont liguées pour s’accaparer nos ressources naturelles sans contre-paries pour nos enfants et nos petits-enfants.

« Le 30 décembre dernier, vous avez, pour la 3ème fois, été  aux urnes pour élire le président de la République et les dépités nationaux et pour la deuxième fois, choisir vos représentants dans les Assemblées provinciales. Grâce à votre maturité, les élections se sont déroulées dans le calme, ce dont je vous félicite », a indiqué le président de la République dans un discours attendu de tout le monde.  Et de renchérir que ces élections ont été intégralement financées sur fonds propres du gouvernement de la République, comme il l’avait promis.

La souveraineté nationale, l’indépendance du pays et la dignité de notre peuple n’ont pas de prix, dit-il, car c’est un véritable motif de fierté.  Elles doivent continuer à être défendues et sauvegardées. Ces principes et le respect constituent le fondement de notre nation. Autant nos pères fondateurs nous ont légués, autant je les lègue à mon successeur.  Il en va de la survie de notre pays et de la vitalité de notre peuple. Bien plus, les choses inédites dans l’histoire de notre pays qui ont fait un pionnier en la matière dans la région d’Afrique centrale.

A en croire le chef de l’Etat sortant, les scrutins du 30 décembre ont ouvert la voie à un transfert de pouvoir pacifique et civilisé entre un chef d’Etat élu sortant et un chef d’Etat élu entrant. Le rêve est devenu réalité, un pari de plus gagné !

« Que l’heureux élu, bénéficiaire de cette alternance politique est issu de l’opposition.  C’est le lieu de réitérer nos félicitations et les vœux de plein succès au président élu, Félix Tshisekedi Tshilombo. Qu’il soit assuré de pouvoir compter sur moi chaque fois qu’il le souhaitera et que l’intérêt du pays l’exigera », dit-il. Je le dis avec autant de force que dans le choix fait par le souverain primaire, de ne pas faire coïncider la majorité présidentielle et la majorité parlementaire, je dis non pas un appel à la cohabitation, mais une exhortation des leaders politiques à regarder dans la même direction, à coaliser leurs efforts, à travailler ensemble pour la satisfaction des besoins de la population et le bien de la nation.

Pour une coalition des forces progressistes

Dans son discours, Joseph Kabila a relevé que son mandat se termine au moment où s’enracine  la vision d’un grand Congo, à jamais libre et démocratique qui l’a toujours animé. C’est grâce à cette vision  et à l’impulsion des forces progressistes coalisées que nous puissions espérer le développement de notre pays et de nos provinces, martèle-t-il, tout en appelant donc à une grande coalition de toutes les forces  progressistes contre les forces qui se sont liguées pour s’accaparer de nos ressources naturelles sans contreparties pour nos enfants.

Coalition pour défendre, y compris au prix du sacrifice suprême, l’indépendance, la souveraineté et l’intégrité territoriale de notre pays ; le droit légitime de notre peuple à l’auto-détermination, ainsi que nos valeurs et notre dignité. Coalition, pour une prospérité partagée et une cohésion nationale chaque jour renforcée. Coalition enfin pour parfaire les chantiers en cours et en ouvrir d’autres. Bref, une coalition pour un Congo riche et prospère, havre de paix et facteur de stabilité régionale et locomotive du développement de l’Afrique.

Pour lui, la liberté, la démocratie, le bien-être et le développement sont les quêtes permanentes, un chantier ouvert avec votre concours  de tout le monde et il dit avoir fait sa part. « Respectueux de la constitution, je veux demain passer la main sans regret ni remord, car en dépit des imperfections dues  à toute œuvre humaine, le Congo vient de loin. Il repose sur des bases solides aujourd’hui. Je présente des vœux sincères à celui qui a la charge  de la Nation », indique-t-il, tout en invitant les Congolais soutenir massivement  le nouveau président élu, Félix Tshisekedi Tshilombo, comme vous m’avez soutenu tout au long des 18 dernières années. Cet appel s’adresse à notre jeunesse, avenir du pays, pense-t-il. Face aux difficultés de la vie, au doute, qu’elle se souvienne que rien n’est impossible à celui qui croit en Dieu, en son pays et en lui-même ; qui  ose entreprendre et cultive la discipline personnelle et l’effort en groupe.

Que des efforts fournis…

Dans son discours, J. Kabila rappelé l’avènement de son feu père, Mzée Laurent Désiré Kabila et les circonstances de la prise de pouvoir. A son avis, il fallait éviter qu’avec sa mort, le rêve ne s’éteigne. Le 26 janvier 2001, explique-t-il,  j’ai répondu à l’appel de la nation en prêtant le serment constitutionnel. Depuis, nous avons beaucoup fait sans prétendre avoir tout fait. En  dépit des actions néfastes des ennemis de notre peuple, je n’ai jamais trahi. Avec le concours de tous, beaucoup d’obstacles ont été franchis ; de bonnes choses ont été accomplies.

Grâce à la mobilisation  de l’ensemble de notre peuple, au dialogue permanent comme moyen de prévention des conflits et de règlement des différends, à l’action de nos FARDC, à une diplomatie agissantes, aux réformes institutionnels courageuses au nombre desquelles la décentralisation, à la récente révision du code minier, à une politique monétaire et une gestion des finances  publiques rigoureuse, le pays a été pacifié et unifié ; l’économie stabilisée, puis relancée, la reconstruction engagée, l’accès aux services de base amélioré et des avancées enregistrées en matière de démocratisation avec notamment l’organisation régulière des élections libres.

JMNK

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