Au Kasaï-Oriental: La Cour martiale des grands veut redynamiser les arts martiaux

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Les arts martiaux du Kasaï-Oriental souffrent de confusion et de manque de conscience dans l’application des règles et des lois qui les régissent. Les différentes fédérations attirent l’attention des athlètes sur la ceinture noire et non sur la vraie formation qu’elles doivent apporter. C’est ainsi que la Cour Martiale des Grands (COMAGRA), une structure dont le but est de redynamiser les différents styles dans ce domaine, est déterminée à poursuivre ses objectifs jusqu’au bout, c’est-à-dire, faire pratiquer chaque discipline en tenant compte de l’esprit auquel elle aspire. Créée en 2005, ce cadre de concertation ou point d’échange a organisé les arts martiaux au Kasaï-Oriental en faisant appliquer toutes les instructions et techniques de chaque style de karaté (Kyokuchin, Shotokan, …).

Contacté à ce sujet, le O’sensei Pro Cobra Kalenga, l’un des animateurs de la COMAGRA, a signalé que la COMAGRA est  active malgré l’emploi du temps très chargé des animateurs. Ce qui visibilise beaucoup plus cette structure, a-t-il dit, ce sont les activités menées par les jeunes que nous avons formés. Ils organisent les combats et se parlent sur certaines règles et lignes de conduite à suivre.

Sensei Pro Kalenga a mentionné que la COMAGRA n’est pas un club, mais un milieu d’échange ou plate-forme de tous les styles, ce qui laisse entendre que c’est une unité de mesure de tous les styles martiaux, disposée à accueillir les différents athlètes dans le but d’échanger sur les règles et techniques de chaque style pour une bonne application sur terrain.

Il sied de signaler que le grand souci de O’ Sensei  est d’éradiquer la confusion dans les arts martiaux au Kasaï-Oriental afin d’appeler chaque style par son nom et l’appliquer dans le respect strict de principes, lois et techniques y afférentes. Voilà qui justifie la matière dispensée à la COMAGRA en guise de mise à niveau des athlètes pour un grade mérité.

Pour ce qui est des avantages de la COMAGRA, le O’ Sensei a mis en exergue le partage ou échange dans le cadre de la concertation pour l’épanouissement des athlètes kasaïens. Au chapitre des difficultés, Sensei a mentionné 4 points: le manque de maturité (manque de matières)des nouveaux animateurs, le manque d’humilité des animateurs qui ne veulent pas s’accepter et la prolifération des ceintures noires.

Sur ce point, Cobra Kalenga a souligné que la ceinture noire n’est pas une limite comme le pensent beaucoup, mais c’est le début d’apprentissage. Il a par ailleurs attribué la faute aux différentes fédérations qui veulent avoir des ententes partout en décernant les ceintures moires pour attirer les athlètes sans tenir compte de leurs capacités, ce qui est à la base de beaucoup d’échecs du Kasaï-Oriental dans des compétitions nationales.

Pour terminer la liste de difficultés, le O’Sensei Pro Cobra Kalenga a parlé du genre d’athlètes que compte la COMAGRA comme des jeunes gens désœuvrés qui ont déjà des grandes responsabilités dans la vie, ce qui rend les rencontres moins fréquentes et irrégulières.

Face à ces difficultés, Sensei Cobra compte mettre tous les entraineurs provinciaux des différents styles autour d’une même table afin d’organiser les combats dans le respect strict de règles, et aussi de donner de la matière aux autres. Son souci est que l’on considère cette pratique comme un mode de vie et non comme sport tout simplement. Il a également fustigé le fait de compter sur l’obtention de médailles sans en connaître la signification et a émis le vœux de voir les athlètes travailler dur et former comme ils étaient eux aussi formés, car ”mieux vaut avoir la considération de soi qu’obtenir une médaille”,a-t-il renchéri.

Signalons qu’outre les animateurs, la Cour martiale de grands est sans partenaire sponsor au niveau local, mais sur le plan international, elle est en partenariat avec l’Union Professionnelle des Arts Martiaux (UPAM), dont le siège est en Italie. Tout porte à croire que les arts martiaux dont on ne parle presque plus au Kasaï-Oriental vont reprendre avec allure.

(Gédéon Tshiamala/Mbuji-Mayi)

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