Au-delà de l’augmentation du transport en commun: Kinshasa mérite des infrastructures modernes

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A Kinshasa, capitale des institutions étatiques, le transport en commun a été plus difficile, le matin du lundi 07 mai 2018 que d’ordinaire. Fait qui a étonné plus d’une personne, d’autant plus que cette journée coïncidait avec l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation adoptée par l’Hôtel de ville. Entre-temps, l’on retombe dans la problématique des petites coupures devenues invisibles, sans oublier les routes qui sont dans un état de délabrement très avancé. Au même moment, de mauvaises pratiques comme le demi-terrain apparaissent, sans parler de la rareté des moyens de transport.

Suite à l’évolution des cours mondiaux, mieux après la hausse de prix des produits pétroliers, la République démocratique du Congo était obligée de réajuster les prix à la pompe, pour ne pas tomber vite dans la rupture de fourniture en produits pétroliers. Une situation qui arrive, parce que la Rdc, du reste productrice du pétrole, n’a pas appris à transformer sa production localement. Elle est obligée de le faire à l’étranger, pour encore racheter la même quantité traitée. Un paradoxe pour un pays qui a plus de 50 ans depuis son accession à la souveraineté internationale.  Voilà qui encourage Jean-Claude Masangu Mulongo, ex-Gouverneur de la Banque centrale du Congo qui estime que le modèle économique actuel est tombé en désuétude et qu’il faille innover et proposer autre chose. C’est dans cette optique qu’il pense qu’il faut produire localement, consommer localement, transformer localement et employer localement.

C’est dans ce contexte que l’Institut National des Statistiques observe que l’inflation hebdomadaire du 30 Avril au 05 Mai 2018 est de 0,242% au niveau national et 0,205% à Kinshasa. En cumul, l’inflation a atteint 3,955% au niveau national et 4,310% à Kinshasa. L’inflation annualisée se situe à 11,858% au niveau national et 12,966% à Kinshasa.  En glissement annuel, l’inflation est de 46,697% au niveau national et 43,760% à Kinshasa. L’inflation de la  semaine est consécutive à la hausse: des services de transport, des légumes, des poissons et des céréales.

Le dilemme

Ce qui a étonné plus d’une personne, c’est de constater malheureusement que dans la ville province de Kinshasa, le transport devient difficile pendant que le coût du transport en commun a augmenté. Mais qu’est-ce qui serait réellement à la base ? Nombreux sont les Kinois qui sympathisent avec la société publique Transco, pour constater que ses bus ne font que tomber en panne. Et ce, faute d’une réelle politique de relance de cette société. Raison pour laquelle il interpelle l’Etat congolais d’apporter le capital, pour permettre à cette société qui aide tant les Congolais, de tirer son épingle du jeu. Sinon, Transco sera mise parmi les entreprises qui n’ont pas fait long feu sur terrain.

Au-delà de ce fait, il y a les routes qui sont en état de délabrement très avancé. A Kinshasa, voire dans plusieurs coins du pays, les routes laissent à désirer faute d’entretien et des véritables investissements. En prenant l’avenue Kalembelembe, pour passer vers Kabinda, Bokasa, Kasaï, Commerce, l’Université, Gambela, Shaba, Saïo et autres, aucun chauffeur sérieux, mieux aucun patron ne voudra jamais que son véhicule sorte, surtout après la pluie. Une situation qui devait interpeller, d’autant plus que Kinshasa demeure le miroir par excellence du pays. Dans ce sens, tout devait être fait pour que ses infrastructures non seulement répondent aux normes, mais aussi soient suffisantes pour servir les milliers des Kinois.

Dans ce contexte, l’on ne voit pas des privés prendre des risques en investissant dans ce secteur. Comme conséquence, même après que le coût de la course soit revu à la hausse, il y aura toujours des files interminables des Kinois dans les arrêts de bus, et c’est seulement le plus habile qui gagnera la première place.

Dans le même contexte, il est apparu des taxes et impôts tant du gouvernement provincial que central dans le domaine de transport. Cette situation n’a fait qu’exacerber les conditions de transport déjà difficiles à Kinshasa. Sinon, quiconque paye les impôts et taxes est en droit non seulement de savoir à quoi ils ont servi, mais aussi à voir certaines routes réhabilitées. Aussi longtemps que les impôts et taxes seront perçus sans que rien ne soit fait sur terrain, les usagers de la route auront du mal à comprendre le bien-fondé de contribuer aux charges publiques. Et pourtant, nos recherches renseignent par exemple que la ville de Paris ne vit que grâce aux impôts et taxes. Dans ce contexte, c’est la population qui est vigilent et qui s’intéresse à savoir, à quoi aura l’argent collecté de gauche à droite.

Plus loin de tous ces défis, il y a la problématique des petites coupures qui revient au galop. Des petites coupures sans lequel les échanges seraient pratiquement impossibles. Du côté de la Banque centrale du Congo (BCC), l’on apprend qu’une petite coupure de 50 Fc coûte la même chose qu’un billet de 20.000 Fc en termes de coût d’impression. Raison pour laquelle la BCC insiste pour que les Congolais apprennent à bien conserver les billets de banque, mais aussi à cette institutions publiques de pouvoir les multiplier pour faciliter les échanges. Sinon, dans un pays comme la Rdc, il est inadmissible de constater que les petites coupures se vendent comme n’importe quelle marchandise à la sauvette.

Un autre fait qui vient aggraver la situation déjà compliquée, c’est le fameux demi-terrain. Pour des raisons qui leur sont propres, les chauffeurs écourtent leurs courses, au grand dam de la population congolaise qui ne sait pas à quel saint se vouer. Les agents du ministère des Transports et Communications devraient aussi s’y pencher, pour soulager tant soi peu la population, qui a accepté la nouvelle tarification de l’Hôtel de ville. Au-delà du ministère, il y a aussi la conscience propre des chauffeurs qui devrait travailler. Parce que les affaires, c’est aussi une question de sincérité, une question d’amour du prochain. Et une affaire dont Dieu n’est pas au centre, n’est peut jamais produire des résultats escomptés.

(JMNK)

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