Au-delà de la casse, le vivre ensemble

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Quand la case brûle, les membres de la famille taisent leurs divergences, et essentialisent l’intégrité de la case, en unissant leurs efforts pour maîtriser le feu. A l’heure du dialogue, en effet, cette sagesse africaine devrait utilement inspirer les acteurs majeurs qui s’illustrent dans les divergences qui planent. Car au-delà de la casse qui résultant du radicalisme, les Congolais doivent tout naturellement préserver le vivre ensemble. Car c’est dans le travail que les fils et filles de ce pays pourront se montrer à la hauteur de faire du Congo un grand pays. En son temps, l’illustre M’Zee Laurent-Désiré Kabila aimait à réitérer son credo en ces termes : « Le Congo est conscient de son rôle dans le concert des nations ».

En parcourant les paroles de l’hymne national, le «Débout Congolais, on peut relever deux engagements que les Congolais prennent à l’égard de la RD Congo, à chaque fois qu’ils entonnent ce chant sacré, à savoir : « nous bâtirons un pays plus beau qu’avant dans la paix (…) Nous peuplerons ton sol et nous assurerons ta grandeur ». Sur ces deux engagements, un seul a été honoré jusque-là : il s’agit de peupler la RD Congo’’.

Pour l’heure, le travail et la paix durable doivent passer au premier plan, pour les besoins de la cause. Car le problème du Congo n’est ni dans le climat, ni dans la qualité du sol et du sous-sol, ni dans la densité des forêts encore moins dans la fidélité de la multitude de cours d’eau qui se déversent au fleuve Congo. Le problème du Congo, c’est le vivre ensemble pour que dans la paix, soit relevé le pari du travail. C’est cela le sens du pasteur suisse, le Révérend Oreli, parlant du ‘’ pari de soutenir la démocratie par une bonne économie’’ : « Ce que je vous souhaite, c’est que vous puissiez vous baser sur un fondement commun de vérité, d’authenticité et de solidarité entre les démunis et ceux qui sont mieux situés. Et que vous cherchiez et trouviez par vous-mêmes vos propres portes, que vous vous mettiez vous-mêmes au travail, plutôt que de le faire faire par des étrangers, vous vous engagiez pour l’éclosion sociale du pays. Vous devez arriver à vous approprier les différents secteurs de production. C’est cela l’épreuve, pour soutenir la démocratie par une bonne économie », a exhorté le pasteur.

(Payne)

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