Au cours d’une table-ronde de trois jours, Rdc et Congo-Brazzaville : Des professeurs explorent les méthodes et les moyens pour bien assurer le DIH

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Durant trois jours, près de 20 professeurs d’universités de la Rd Congo et du Congo-Brazzaville, qui enseignent le Droit International Humanitaire (DIH), ont réfléchi et échangé leurs vues pour notamment avoir un plan de cours uniforme. L’occasion était indiquée pour les professeurs d’explorer les méthodes et les moyens pour assurer ce cours de DIH efficacement, sensibiliser ainsi les étudiants qui sont les futurs étudiants et qui  auront, entant que parlementaires, à voter les lois de mise en œuvre du droit international humanitaire ; Entant que juge, de qualifier les faits et de juger, surtout de réprimer les violations graves du droit international humanitaire ; Entant que fonctionnaire ou agent de l’Exécutif pour ce qui concerne le respect des conventions du droit international humanitaire.

A l’ouverture de cette table-ronde, Mme Christine Cipolla, Cheffe de délégation du CICR en Rdc, s’est adressée aux professeurs, en leur disant qu’en leur qualité d’enseignant et chercheur, ils sont étroitement associés à la diffusion, la promotion et le développement du Droit international humanitaire (DIH). « Vous avez l’avantage d’être là où les futurs décideurs découvrent et peaufinent leurs connaissances en la matière. Vous formez des futurs magistrats, avocats, diplomates, législateurs, enseignants, agents humanitaires, etc. », dit-elle, avant de saluer le dynamisme des universités et instituts supérieurs de la Rdc qui ne ménagent pas leurs efforts pour susciter des réflexions sur le développement du DIH et ses défis actuels, dans un contexte où des conflits armés d’un nouveau genre voient le jour et touchent sévèrement les populations civiles, et au cours desquels des violations du DIH sont commises autant par les Etats que par les groupes armés.

« Les Etats ont donné mandat aux CIRC de promouvoir et de développer le Droit International Humanitaire. Le DIH, c’est cet ensemble des règles qui s’appliquent en cas de conflit armé, qu’il soit international ou pas », a indiqué Mme Claudine Mushobekwa, Conseillère juridique régionale du CICR, avant de soutenir que nous menons les activités de sensibilisation sur le DHI, et c’est ainsi que nous avons organisé pour les enseignants de la Rdc et du Congo Brazzaville, cette table-ronde de trois jours pour explorer les méthodes et les moyens pour assurer ce cours efficacement, sensibiliser ainsi les étudiants qui sont les futurs étudiants et qui  auront, entant que parlementaires, à voter les lois de mise en œuvre du Droit International Humanitaire ; Entant que juge, de qualifier les faits et de juger, surtout de réprimer les violations graves du Droit International Humanitaire ; Entant que fonctionnaire ou agent de l’Exécutif, pour ce qui concerne le respect des conventions du droit international humanitaire.

Le DIH s’impose à tout le monde

Disons que cette table-ronde est organisée par la délégation du CICR en Rdc à l’intention des professeurs qui enseignent le DIH dans leurs universités respectives et ils se sont  retrouvés à Kinshasa avec leurs collègues de Brazzaville, de l’Université de Goma, de l’Uninkin, de Kinsangani. «  Ici à Kinshasa, je ne connais pas les collègues qui enseignent  la même matière dans d’autres universités de la ville province de Kinshasa. C’est un regret. C’est la même matière dont nous nous occupons, il est important de savoir comment on le fait. Il ne faut pas qu’elle soit enseignée de manière diversifiée. Il faut trouver une certaine harmonisation dans les méthodes et dans la compréhension », a expliqué le professeur Balanda Mikuin Leliel de l’Unikin.

Et de renchérir, chaque fois qu’il y a  des conflits armés, il y a des journalistes qui courent derrière pour faire des reportages. Ils doivent savoir ce que vise le DIH. Soit un cours qui vise la protection de la vie humaine. Cette protection est identique, que ça soit chez les combattants, la population civile ou les belligérants. Et d’insister sur le fait que quand il y a un conflit, il faut d’abord le qualifier. Pour cela, il y a les règles pour les conflits armés internationaux et non internationaux.  Quand les gens protestent contre le chronogramme proposé par la CENI, cela peut aller jusqu’à des débordements. Comment les membres des forces armés ou de la police devront se comporter ? Voilà pourquoi le DIH demeure un droit qui concerne tout le monde.  En plus, la population civile est-elle protégée pour quoi ? Le combattant doit utiliser quels moyens ? Est-ce que toutes les méthodes de combat ou toutes les armes sont permises pour gagner la guerre ?  D’autant plus que le but de la guerre, c’est d’affaiblir la défense, puisque l’ennemi qui a pris les armes, s’il n’est plus armé, il devient prisonnier de guerre. Vous devez donc le protéger.

Soulignons qu’il était prévu hier dans la soirée, à l’Université protestante au Congo (UPC), une conférence publique sur « la guerre dans les villes » et qui devait s’atteler sur la problématique des conflits armés en milieu urbain, en Rd Congo. Un événement qui vise à tirer des enseignements de ces situations, réfléchir sur la portée et la nature du phénomène des conflits armés urbains dans la région Afrique centrale et tenter d’influencer d’autres acteurs clés en ce qui concerne les positions juridiques et opérationnelles du CICR en ce qui concerne les problèmes humanitaires rencontrés dans la région.

(JMNK)

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