Au cours d’un point de presse: La MP réplique à ses détracteurs

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C’est ce lundi 3 septembre que la Cour constitutionnelle va rendre le verdict  sur les contentieux électoraux concernant six candidats présidents de la République retoqués par la CENI. Et ce,  en dépit de la réaction bipolaire de certains acteurs de la communauté internationale qui considèrent la loi comme un instrument exclusif en leurs mains pour en faire usage contre ceux qui bloquent leur dessein machiavélique sur le Congo, en faveur de leurs complices. La Majorité présidentielle qui, depuis un certain temps, a appris à ne pas subir les événements, lance un appel patriotique à préserver, mieux à consolider les acquis du président Kabila, afin d’éviter les affres d’un embrasement du pays par la volonté maléfique de ceux qui ne veulent se soumettre ni aux règles démocratiques ni à la volonté du peuple.

Depuis un certain temps, la Majorité présidentielle a appris à aller en attaque comme d’autres acteurs politiques du pays, pour ne pas toujours subir et réagir par la suite. C’est ainsi qu’après que la CENI ait rendu publique la liste des candidats retenus pour l’élection présidentielle du 23 décembre 2018, la Majorité présidentielle dont l’honorable Aubin Minaku tranche que plus personne, de la Majorité, de l’opposition ou de la société civile ne pourra se présenter devant le peuple souverain, drapée d’une ombre comme dans un théâtre masqué et espérer surprendre la bonne foi du citoyen électeur par une élection inattendue.

S’agissant plus particulièrement de la compétition à la présidence de la République, André-Alain Atundu qui s’exprimait vendredi dernier devant la presse, pense que les règles ont pour soubassement moral la mise à l’écart de tout celui qui ne présente pas de garanties suffisantes pour assumer, sans doute ni soupçon, en toutes circonstances, son rôle éminent de Garant de la Constitution et de la souveraineté du peuple. C’est ici qu’il s’est exprimé sur le moratoire adopté par l’Assemblée nationale, en insistant que le fait pour la loi d’exiger que pour être candidat président de la République, il faille être Congolais, le moratoire tombe d’office. Il estime que ce n’est pas le rôle de la MP de juger sur l’opportunité des prétentions présentées devant la Cour Constitutionnelle. Il conseille aux uns et aux autres de laisser travailler la Cour sans pressions inconsidérées.

Sur la même question de la nationalité, il n’a pas manqué de réagir par rapport aux partisans de Moïse Katumbi qui ont fait un sit in le week-end dernier, afin d’obliger la Cour de cassation d’ordonner le retour de leur leader. A cette question, il a répondu que nul n’est censé ignorer la loi, avant d’ajouter que lorsqu’on ne remplit pas les conditions  pour participer à une compétition quelconque, l’on ne doit  même pas se plaindre. « Vous pouvez remplir toutes les autres conditions, mais si vous ne remplissez pas une condition essentielle, celle relative à la nationalité, vous ne pouvez pas prendre part à la compétition », dit-il, avant de souligner qu’il revient à la Cour constitutionnelle de se prononcer là-dessus, si elle a été saisie quant à ce. Et d’affirmer que la démocratie ne se trouve pas dans la rue ; mais dans les institutions du pays.

De mauvais plaisantins

Dans sa communication, la Majorité présidentielle dont l’Autorité morale n’est autre que le président de la République, soutient que la perspective des élections en Rdc éloigne leur rêve le plus fou, de surprendre la bonne foi du peuple par un régime d’exception, issu d’un chaos artificiel ou d’un artifice prétendument démocratique, jusqu’à présent empêché par la présence du président Kabila à la tête de la Rd Congo.

C’est ici qu’Atundu a déploré le comportement d’une association d’essence chrétienne, qui ne se distingue que dans la machination, foulant aux pieds les valeurs chrétiennes d’amour, de bonne foi et de miséricorde divine, et ignorant superbement la recommandation de Saint Paul de vivre en frères. « peut-être parce que les responsables de ladite association n’ont de congolais que l’origine anthropologique, et comptent sur la protection de leur pays de nationalité pour échapper aux conséquences tragiques de leurs malheureuses initiatives sur nos populations et les institutions du pays », indique-t-il.

Dans le même ordre d’idées, il a qualifié les mouvements sociaux qui exigent la démission de Corneille Nangaa, président de la CENI de « mauvais plaisantins ». « Les citoyens qui ne sont pas satisfaits de la prestation d’un animateur politique doivent saisir les cours et tribunaux.  Ils ne pensent ni à l’intérêt du peuple ni de la démocratie. Car la finalité de la démocratie, c’est l’intérêt du peuple », explique-t-il, tout en insistant sur le fait que ces mouvements sociaux visent  à nous conduire dans des négociations sans fin.

JMNK

 

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