Au cours du mois de septembre dernier: Le BCNUDH documente 644 cas des violations des droits de l’homme

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Dans le cadre de son mandat, le Bureau conjoint des Nations Unies pour les droits de l’homme (BCNUDH)  en République démocratique du Congo assure une surveillance étroite de la situation des droits humains et procède à des analyses de ses différentes tendances dans le pays. Ces tendances sont régulièrement partagées avec les autorités afin qu’elles prennent les actions nécessaires, y compris traduire en justice les auteurs présumés des violations des droits de l’homme documentées et sont présentées de manière mensuelle à la conférence de presse hebdomadaire des  Nations Unis, dixit le Directeur adjoint du BCNUDH, Abdoul Aziz THIOYE.

Le BCNUDH a présenté, hier au cours de la conférence de presse hebdomadaire des Nations-Unies du mercredi 25 octobre 2017, un rapport accablant des violations des droits de l’homme pour le mois de septembre dernier. Durant ce mois, le BCNUDH affirme avoir  documenté 644 cas des violations des droits de l’homme sur l’ensemble du territoire de la Rdc, soit une augmentation de 46 pourcent  par rapport au mois d’août 2017, au cours duquel 441 violations avaient été documentées.

A en croire ce rapport du BCNUDH, les agents de l’Etat ont commis 374 violations, soit 58 % des violations documentées, et un tiers de plus, par rapport au mois précédent, et ont notamment été responsables de l’exécution extrajudiciaire de 82 personnes.

Les groupes armés tous confondus, ont quant à eux, été répondants de 270 atteintes aux droits de l’homme, soit deux tiers de plus qu’en aout 2017. Notamment, l’exécution sommaire de 134 personnes dont 16 femmes et 33 enfants.

Le BCNUDH note avec une inquiétude une nouvelle augmentation du nombre d’exécutions sommaires par des groupes armées. Au cours de mois de septembre 2017, près de 75 pourcent des violations documentées ont été commises dans les provinces affectées par le conflit entrainant la mort d’au-moins 199 personnes dont 40 femmes et 39 enfants.

A elle seule, la province du Nord-Kivu compte 262 violations. Parmi toutes les parties au conflit, ce sont les militaires des FARDC qui ont commis le plus de violations dans les provinces affectées, soit 105 violations dont plus de la moitié au Nord-Kivu. Parmi les groupes armés, les combattants de divers groupes Maï-Maï ont commis le plus grand nombre d’atteintes aux droits de l’homme. A savoir 55 atteintes sur les 264 commises par les groupes armés dans les provinces en conflit.

Le BCNUDH a fait savoir au cours de  ce face à face avec la presse qu’il est préoccupé par le nombre de cas de violences sexuelles liées au conflit, une nouvelle fois en hausse (71 victimes adultes), par rapport au mois précèdent (68 victimes). Ces violations ont été principalement commises en avril 2017 dans la province du Kasaï et documentées par le BCNUDH au cours d’une mission d’enquête spéciale.

Abdoul Aziz Thioye, directeur adjoint du BCNUDH a rappelé au cours de la conférence de presse hebdomadaire des Nations-Unies, le travail de son bureau dans la lutte contre les violations de l’homme, celui de sensibiliser les concernés sur les différentes matières de violations de droit de l’homme.

De la situation sécuritaire dans le pays

La situation sécuritaire en RDC durant la semaine écoulée a été caractérisée par la poursuite des actions militaires contre les forces négatives dans le but de protéger les populations et d’intervenir en appui aux Forces armées de la République démocratique du Congo.

La Force de la MONUSCO continue de remplir son mandat de protection des civils dans les zones en proie à la violence, par la mise en œuvre de son dispositif sécuritaire. Par ailleurs, dans le territoire de Beni, suite aux dernières attaques perpétrées par des présumés ADF, la MONUSCO a intensifié ses opérations sur les positions de ces groupes armées.

Plus d’une dizaine de frappes aériennes ont été  effectuées sur des positions ADF par des hélicoptères d’attaque de la MONUSCO. Ces frappes conjuguées avec des opérations offensives robustes et terrestres ont permis de contrôler, de sécuriser et de restaurer la liberté de mouvement le long de l’axe Mbau- Mamundioma- Kamango.

Pour le Colonel Serge Haag, porte-parole militaire de la Monusco, sa mission continuera cet effort  pour dissuader les éléments des groupes armés de cesser leurs activités négatives  afin de rejoindre le programme DDRRRR et prendre part au développement de leur pays. Et ce, en parfaite collaboration avec les Forces armés de la  République démocratique du Congo.

(Nephtalie Buamutala Usseni/RTGA WOLD)

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