Au cours de sa 5ème réunion: Le CPM maintient le taux directeur de la BCC à 2%

par -
0 473
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Le Gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), Déogratias   Mutombo Mwana  Nyembo, a présidé le vendredi 03 juin 2016, la cinquième réunion ordinaire du Comité  de politique Monétaire (CPM). A cet effet, le CPM a analysé l’évolution de la situation économique et financière au plan international et national ainsi que les facteurs de risque y afférents et apprécié l’opportunité d’une orientation conséquente de la politique monétaire.

De cette analyse, il se dégage sur le plan extérieur, que les perspectives de reprise économique en 2016, à l’échelle  mondiale, paraissent très faibles, attestées par la frilosité  observée au niveau des économies avancées ainsi que les  économies émergentes et en développement. La plupart de ces économies connaissent des problèmes récurrents liés notamment à la réaction de la demande  intérieure face aux  politiques monétaires accommodantes  mises  en place dans un contexte  de  volatilité des marchés financiers. Ainsi, pour soutenir durablement  la  croissance économique, le Comité de Politique Monétaire reste  d’avis que la détente et la prudence monétaire devraient être poursuivies sur fond d’une bonne coordination des politiques entre les pays.

Par ailleurs, les cours  du  cuivre  et  du pétrole, au  cours  du mois  de  mai  2016, ont  enregistré, pour le premier,  un  repli de 3,8 %  et, pour  le deuxième,  une  hausse  de  6,0 %  dépassant  ainsi le  niveau de  50,00  USD  le  baril  atteint  la  dernière fois en début  du mois de novembre 2015. En attendant des mesures efficaces devant soutenir la demande globale et enrayer les effets de la baisse des cours, le CPM encourage toute stratégie de stimulation de la production intérieur et le recadrage de la politique budgétaire de manière à constituer les amortisseurs nécessaires et atténuer les vulnérabilités qu’entrainerait une nouvelle dégradation des conditions extérieures.

Au plan intérieur, disons qu’initialement arrêtées à 6,6 %, les estimations de la croissance économique, sur base des réalisations cumulées de la production à fin mars 2016, tablent sur une progression du PIB réel de 5,3 % en 2016 contre 6,9 % en 2015. Cette croissance sera soutenue essentiellement, du point de vue de la production, par les secteurs tertiaires et primaires, soit respectivement 2,5 points de pourcentage et 1,6 point et, du point de vue de la dépense, par la demande intérieure à hauteur de 3,3 points de pourcentage.

Un comité d’Administration provisoire à la BIAC

Parallèlement, le solde brut d’opinions des chefs d’entreprises au mois de mai 2016 est ressorti à -2,8 % un mois plus tôt. Sur le marché des biens et services, à fin mai 2016, le rythme de formation des prix a ralenti, s’établissant à 0,13% venant de 0,15 % au mois d’avril et 0,16 % au mois de mars 2016. Ce niveau porte l’inflation en cumul annuel à 0,623 %. En glissement, l’inflation se situe à 1,549 % contre un objectif révisé de 4,2 % à fin décembre 2016. Sur le plan des finances publiques, l’exécution du plan de trésorerie du secteur public s’est soldée par un déficit mensuel provisoire de 60,41 milliards de CDF, portant le déficit annuel à 150,09 milliards.

Sur les marchés des changes, le taux de change s’est établi à 954,95 CDF le dollar américain à l’interbancaire à fin mai 2016 contre 949,49 CDF à fin avril, soit une dépréciation de 0,6 %. Sur le marché parallèle, le taux moyen a enregistré une dépréciation de 0,8%, s’établissant à 986,63 CDF le dollar américain contre 978,33 CDF un mois plus tôt. Quant aux réserves internationales, le CPM s’est félicité de la baisse de la consommation de devises de 66,4% par rapport au mois d’avril 2016, ce qui a permis de stabiliser le niveau autour de 1.182,8 millions d’USD correspondant à 5,27 semaines d’importations des biens et services sur ressources propres.

Sur le secteur monétaire, il a été noté un dynamisme des activités au marché interbancaire qui se sont dénouées au taux moyen pondéré de 1,7%. S’agissant du Bon BCC, son encours a été ramené à 60,0 milliards de CDF à fin mai 2016 venant de 65,0 milliards de CDF un mois plus tôt.

Par ailleurs, en vue de préparer la reprise dans les meilleures conditions par un nouveau repreneur, la Banque Centrale du Congo a mis, depuis le 30 mai 2016, la Banque Internationale pour l’Afrique au Congo BIAC, sous  gestion d’un Comité d’Administration provisoire. Ce Comité a également pour tâches essentielles d’assurer la gestion courante de la banque et de servir d’interface avec toutes les parties prenantes à la résolution de la situation de crise.

Après analyse des derniers développements sur la conjoncture économique tant sur le plan international que sur le plan national et au regard de l’absence de risque d’autres chocs majeurs susceptibles de perturber davantage la conjoncture économique intérieure à court terme, le Comité de Politique Monétaire a décidé de maintenir inchangé le dispositif actuel de sa politique monétaire. Ainsi, le taux directeur est maintenu à 2%, les coefficients de la réserve à vue et à terme, et à 2% pour les dépôts en monnaie nationale à vue et à terme. Quant à la régulation de la liquidité, elle se poursuivra via le Bon BCC.

(JMNK)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse