Au cours de l’émission « Grand jury » à la Rtga World

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Toussaint Tshilombo affirme qu’il n’est pas facile d’être président de la République en cette période

Invité le jeudi 16 avril dans une émission intitulée «  Grand Jury », à la RTGA World, Toussaint Tshilombo Send, président du Conseil d’administration de la Société d’Exploitation Pétrolière du Congo (SEP-Congo) a affirmé du haut du plateau qu’il n’est pas facile d’être Président de la République démocratique du Congo en cette période. Tout le mérite est pour Joseph Kabila Kabange qui a su faire preuve de maturité politique face aux invectives de ses adversaires politiques. Qu’à cela ne tienne, l’ancien ministre des communications et informations n’a ménagé aucun effort pour rencontrer les préoccupations soulevées en rapport avec la question d’actualité dominée par les accusations de la prétendue fosse commune, les tentacules de sa famille politique face au mandat du chef de l’Etat, la question relative au processus électoral, l’installation de nouvelles provinces, aussi bien la prétendue disparition de 40 millions de dollars alloués à la SEP par l’Etat congolais et enfin, le dialogue de sourd observé à la Majorité présidentielle.

Abordant la question de sa santé de la famille politique, en l’occurrence le PPRD et la MP, le Secrétaire exécutif chargé de la mobilisation a indiqué qu’elle se porte très bien au delà des rumeurs qui courent de gauche à droite. « Vous savez qu’en famille, les petits problèmes ne maquent pas. Je ne connais pas une seule famille qui n’a pas de problèmes, et dans l’ensemble on se porte très bien », a déclaré le Professeur. Cela témoigne et justifie qu’à la MP, il n’y a pas la pensée unique et que véritablement la démocratie est effective en RD Congo.

Du dauphin, de la pression électorale…

S’agissant de la guerre interne ou de dissensions au sein de sa famille politique provoquées par la loi électorale, la subdivision administrative qui présage une sorte d’éclosion, l’invité de l’émission a indiqué que l’interprétation qu’on donne de ce qu’on entend, parce qu’il y a de gens qui le vivent de loin, mais eux qui sont plus proches connaissent la réalité. Toutefois, il est évident qu’au sein de la famille, le son est discordant, mais cela n’ébranle pas la maison. « Connaissez-vous une seule famille tout le long de son parcours qui n’a pas de problèmes ? Nous avons nos problèmes à l’interne et nous aimerions trouver nos solutions à l’interne. Vous pouvez même le remarquer qu’on prête des intentions à certains éléphants de la Majorité présidentielle. Mais à la longue, vous remarquez que la situation revient à la norme et on se calme », dit-il, tout en rafraichissant la mémoire que le dimanche dernier, les dirigeants de tous les partis politiques de la MP étaient autour du Secrétaire général Aubin Minaku, pour réfléchir des enjeux politiques du moment, notamment sur les élections locales, municipales et urbaines puis provinciales et sénatoriales à venir, mettre les stratégies en place, etc., a-t-il souligné.

Quand à l’attente du prétendu dauphin de Joseph Kabila au sortir des travaux de Kingakati I et II, le ministre honoraire de la Communication et information précise qu’il s’agit de la pure distraction et n’en déplaise à ceux qui attendent ce dauphin en plein mi-mandat du Chef de l’Etat. « C’est ne pas ce qui nous préoccupe pour le moment ; nous avons encore le mandat à terminer, nous avons encore du travail à faire, nous allons nous distinguer par le travail. C’est ne pas le problème d’individus, mais la République Démocratique du Congo ne doit être réduite aux individus. La RDC, c’est sa grandeur, son développement. Il faut que nous puissions réfléchir sur comment trouver de solutions aux aspirations, aux besoins, aux attentes de la population. Le problème du dauphin ne nous préoccupe pas pour le moment, nous y réfléchirons au moment opportun, il sera connu », précise Toussaint Tshilombo.

Par ailleurs, en ce qui concerne le fonctionnement de la démocratie en RDC, le Professeur Toussaint Tshilombo reconnait que notre pays est une jeune démocratie à ne pas comparer avec les vielles démocraties. La nôtre avec ses réalités, ses us et coutumes, ses mœurs et qu’en ce qui concerne son applicabilité, il importe de souligner qu’on ne peut pas faire tout en un seul moment, il faut de la graduation. L’applicabilité de vote au primaire dans certains partis politiques comme ailleurs, pour éviter le foisonnement des candidatures, relève du temps et de maturité politique. « Nous nous préoccupons d’abord d’organiser ces élections parce qu’en certains moments, il y a ceux qui mettent en doute si la Majorité présidentielle va organiser ces élections, nous y somme maintenant, il faudrait voir ce que vont nous dire ceux qui sont en face et nous puissions présenter des candidats avec de projets de société parce que ces sont les élections locales qui font que nous sommes en promiscuité avec la population locale. Il faudrait que nous puissions répondre aux aspirations de cette population. Les personnes qui seront élues, ce sont les personnes qui vivent au quotidien avec la population. L’essentiel pour nous, quelles sont les équipes à mettre en place ? Au moment où je vous parle, dans tous les états majors des partis politiques, ont réfléchis à la question. A cet instant, mon parti, le PPRD est en réunion, on réfléchi avec le SG Boshab sur ces questions et préparons le Congrès parce qu’il y a eu trop de sujets ces derniers temps », a-t-il insisté, avant d’ajouter que son parti se prépare pour avoir autant d’élus. Mais dans sa grande famille MP, chacun veut tirer le drap de son côté.

De la prétendue fosse commune

Répondant à cette question, le Professeur Toussaint Tshilombo a précisé que s’il était de l’opposition, il se comporterait comme ses amis de l’opposition. « Il ne faut pas profiter de la situation pour tirer l’attention vers soi ou sur soi et de se créer une certaine virginité. Je dis non ! S’agissant de cette prétendue fosse commune, le ministre de la Justice a répondu aux ambassadeurs, plutôt que d’utiliser la tombe commune que fosse commune. Il faut reconnaitre que ce sont nos compatriotes qui sont morts et les familles ne se sont pas manifestées, elles n’ont pas réclamé des corps et vous connaissez la capacité d’accueille de nos morgues !», a rappelé le Professeur Toussaint Tshilombo qui s’inscrit pratiquement dans la même logique de la défense du Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, du ministre de la Justice, du ministre de la Communication qui ont presque balayé d’un revers de la main toutes les fausses accusations qui pesaient sur le gouvernement congolais. Pour lui, les dispositions prises sont louables du fait que, si dans les morgues il y a plusieurs morts qui gisent, ces cadavres indisposent même les malades qui cherchent guérison, parce traumatisés pas le nombre des morts gardés dans des morgues. Par voie de conséquence, il encourage tous ceux qui détiennent des informations à ce sujet de les verser auprès du PGR. « Si vous mettez en doute le gouvernement de la République qui vous donne la vraie information, qui d’autre voudriez vous qu’il vous les donne. Le Gouvernement est prêt pour les enquêtes internationales, mais sans le format proposé par la Belgique, qui donne de la main gauche et gifle de la main droite». La gestion de la communication suppose de ne pas créer de la psychose dans le chef de la population qui apprendrait qu’on va enterrer plus de 400 corps. Il met en doute le fait que cet enterrement concernait les victimes du 19 au 20 janvier 2015 sans réclamation de familles.

1,5 millions d’Eros pour les enquêtes !

On le reconnait dans sa rigueur, son franc parler. Toussaint Tshilombo considère que l’aide de la Belgique pour financer les enquêtes d’une prétendue fosse commune est une injure à la République Démocratique du Congo. « La RDC, 55 ans après son indépendance, ne doit continuer à être dépendante. C’est ne pas une aide sincère, c’est ne pas une aide franche. En principe, c’est une façon de nous humilier. Nous sommes souverains, nous sommes indépendant, nous avons une certaine dignité, il fallait que ça se passe dans les meilleures conditions, pas d’une manière insultante où on va venir nous tendre un cadeau et demain nous le rappeler à tout moment. Je préfère encore être pauvre, digne chez moi dans une maison en chaume, qu’être riche esclave. La RDC mérite d’être respectée, de respecter son peuple et ses autorités majorité comme opposition. Les Congolais doit être fier de ce qu’il est », martèle Toussaint Tshilombo.

De l’acharnement de la communauté internationale au gouvernement de la République à la prétendue fosse commune, Toussaint Tshilombo rappelle seulement à cette même communauté si elle avait haussé le ton lors du carnage des Congolais massacrés par les deux pays voisins (Ndlr Rwanda et Ouganda) à l’Est du pays, 5 millions de Congolais dont les familles n’ont jamais été indemnisées par cette communauté internationale qui passe outre les invectives et la barbarie de ces deux pays qui se trouvent dans leurs bras de sainteté. Il a en outre rappelé la mobilisation autour de Charlie Hébdo, alors que les 5 millions de Congolais massacrés par la volonté même de cette communauté internationale attendent reconnaissance et indemnisation.

Du respect s’il vous plait aux Congolais, a-t-il lâché. « Puisque nous peuples congolais, avons accepté d’ouvrir nos frontières pour accueillir nos frères en détresse, mais le prix de la récompense, c’est le massacre de ceux là-même qui les ont reçu sur leur sol. Où est cette communauté internationale, 5 millions de congolais rien n’a été fait, mais pour 421 personnes, on veut nous injurier à ce point ? », s’est-t-il inquiété. Il souligne combien il a confiance en la justice congolaise, puisqu’elle est congolaise avant tout, elle n’est pas étrangère. Il invite par ailleurs que l’élan patriotique congolais habite tous les Congolais au lieu de verser dans la nostalgie de ceux qui ont été à la conférence de Berlin en 1885. Il fustige cependant, que les Présidents africains ne sont pas leurs gouverneurs ni de préfets auxquels ils vont donner des injonctions. Pour lui, cette époque est révolue et que la RD Congo est souveraine et mérite respect et dignité au même titre que les autres pays occidentaux. Il en va de même de ceux là qui profitent de la situation pour pratiquer la politique de ôte toi de là que je m’y mette au lieu de former un bloc. N’est-ce pas la communauté internationale qui a demandé à la RDC d’ouvrir ses frontières ? Où sont nos 5 millions de morts ? Où est cette communauté internationale ? Elle veut encore s’évertuer dans la nostalgie de Lititi Mboka (prétendu massacre de Lubumbashi où il n’y avait qu’un seul mort). Il propose que les relations la réciprocité et respect mutuel.

En outre, Toussaint Tshilombo félicité le Chef de l’Etat, car selon lui, il n’est pas facile d’être Président de la République en cette période. Car, au moment où Joseph Kabila réfléchit sur comment mettre fin avec les FDLR qui ont décimé la population congolaise en ce y compris les groupes rebelles, voici qu’au sein de sa propre famille le problème des élections et de la subdivision administrative se pose. « Vous voyez que nous sommes dans un processus où la liberté d’expression, la liberté de pensée est garantie. Confère les frondeurs de la majorité et qu’on aurait du taire cette affaire soulevée par Lutundula à Kingakati. Lutundula est libre dans le cadre de ses prérogatives parlementaires, a-t-il fait entendre.

(Pius Romain Rolland )       

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