Au cours de la plénière d’hier au Sénat

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Evariste Boshab défend la réforme apportée à la  loi portant protection de l’enfant

Le Vice-Premier et ministre en charge de l’Intérieur et sécurité, Evariste Boshab a présenté  hier aux sénateurs  l’économie générale de la réforme engagée par le Gouvernement en matière d’adoption internationale.  L’orateur se réjouit du fait que le Bureau du Sénat a aligné le projet de loi modifiant la loi du 10 janvier 2009  portant Protection de l’enfant parmi les textes prioritaires à examiner en cours de la présente session. Il s’en est suivi un débat général au cours duquel les sénateurs ont constaté que ces modifications vont à l’encontre de certaines dispositions du Code de la famille. Et que le mal est profond suite à l’usure du temps. Et que l’orateur devrait leur éclaircir sur certaines dispositions de cette reforme. A cet effet, le VPM a sollicité un délai de 48 heures pour répondre aux préoccupations des sénateurs. Ce qui lui a été accordé par le Bureau du Sénat.

« En effet, lorsqu’un problème soulève  passions et contradictions au sein de la communauté humaine, le législateur est appelé à s’y intéresser soit, parce que le domaine concerné n’’est pas  couvert par une loi, ou alors, la loi en vigueur est soit lacunaire ou désuète, de sorte qu’elle ne rencontre plus les préoccupations de la communauté », a expliqué le VPM.

Pour l’orateur, la problématique des adoptions internationales avait placé la RD Congo au banc des accusés depuis septembre 2013 au motif qu’une décision gouvernementale sur la matière dont question était en rupture avec les décisions judiciaires. « Fallait-il appliquer aveuglement les décisions judiciaires entachées de beaucoup d’irrégularités au risque de discréditer les fondements même de toute société ? Fallait-il également laisser perdurer le procès d’intention amplifié par la rumeur assassine jusqu’à rendre aphones les voix autorisées ? », se demande le VPM.

Et ce, avant de renchérir que ces propositions font croire qu’à l’instar de ses ressources naturelles, les enfants congolais font de la RD Congo l’eldorado des parents étrangers en quête d’affection familiale. « Or, outre le fait que le législateur congolais n’avait pas spécialement prévu un cadre légal à même de réguler ce phénomène, les nombreux abus constatés à la destination de nos compatriotes ont toute suite amené la désillusion et le désenchantement. Il n’est plus opportun d’égrener ici le chapelet d’abus, ni dans leur diversité ni dans leur gravité, mais il est question de présenter ici les réponses législatives proposées par le Gouvernement en vue d’encadrer les procédures d’adoption internationale et d’entourer l’engouement qu’elle suscite des mécanismes de contrôle en amont des jugements d’adoption afin de compléter et de consolider ainsi la réforme de 1987», a constaté l’orateur.

Le VPM en charge de l’Intérieur n’était pas le seul à fouler les parvis du Palais du peuple. Le ministre de la santé publique, Félix Kabnge Numbi a effectué le même exercice devant les sénateurs juste après le VPM. L’orateur a présenté l’économie générale de son intervention sur la présentation du projet de loi portant création de l’Ordre National des Chirurgiens-Dentistes en République démocratique du Congo, un projet finalisé par le Gouvernement et soumis à l’Assemblée Nationale. Et qui à son tour, après étude et adoption, l’a envoyé pour finalisation au Sénat afin de résoudre de nombreux problèmes posés par la pratique de la médicine dentaire en RD Congo.  Ledit projet de loi a été adopté et soumis à la commission socio-culturelle pour approfondissement.

 

(Saint Hervé M’Buy)

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