Au cours de la 2ème édition du Café genre à UPC: Jeannine Mabunda salue l’augmentation des cas traités en justice contre l’impunité des violeurs

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La grande salle de l’Université protestante au Congo, UPC a abrité, vendredi dernier, la 2ème édition du café genre, autour du thème : « Regards croisés sur les questions des violences sexuelles et celles basées sur le genre ». Le représentant personnel du Chef de l’Etat en charge de la lutte contre les violences sexuelles et recrutement d’enfants soldats, Jeannine Mabunda a salué « des actions fortes de Justice : l’application rigoureuse de la loi, et l’augmentation des cas traités en Justice, pour lutter contre l’impunité des violeurs », a-t-elle déclaré. D’entrée de jeu, elle a apprécié l’intérêt marqué et marquant  d’animateurs d’institutions qui se sont mobilisés en nombre, en acceptant de participer à cette deuxième édition du café genre.  Et d’ajouter : « … qui ont voulu faire honneur au jeune citoyen congolais et à la jeune citoyenne congolaise,», a-t-elle dit. De ce nombre, trois oratrices : la ministre du Genre, Enfant et Famille, Marie-Louise Mwange, la représentante de l’ONUFEMMES /RDC, … et la ministre provinciale en charge de la communication et l’éducation, Thérèse Olenga.

La journée a été placée sous la modération de l’ambassadeur de Grande Bretagne à Kinshasa, Graham Zébédée. Dans la série d’exposés, le secrétaire général de l’UPC représentant le recteur de cette institution, a prononcé le mot de bienvenue.  « … Nous comptons plus d’étudiantes que d’étudiants. Par exemple en Médecine, où les effectifs indiquent 64% de jeunes filles. Et au sein de l’université, 54% de dames. C’est donc une façon pour l’UPC, d’être ce lieu où la femme retrouve effectivement sa place »,a-t-il dit. L’ambassadeur  modérateur a salué « la présence de tant de ministres ici ce matin. Cela indique et réitère l’engagement du gouvernement congolais dans la lutte contre les violences sexuelles », a-t-il relevé. Il s’est prononcé en faveur des raisons qui suscitent l’optimisme dans la lutte contre les violences sexuelles en RD Congo, dont notamment les énormes progrès réalisés ces trois dernières années, sur la question qui se généralise. A cela s’ajoute le partenariat qui se consolide », a-t-il démontré.

L’ambassadeur du Brésil à Kinshasa a partagé l’expérience de son pays dans le domaine de la lutte contre les violences sexuelles. Il a expliqué comment la détermination de la société civile et l’avènement d’une loi s’étaient révélés déterminants pour atténuer les ardeurs, somme toute inquiétantes, des violences faites aux  femmes.

Pour une stratégie basée sur les actions et les résultats

La première édition du café genre tenue à l’Hôtel du gouvernement courant février, ayant porté sur la restitution auprès des Chefs d’Etat et des gouvernement sur le plan du travail, n’a pas été moins un succès. Après quoi, l’exécutif provincial encourage et apprécie l’institution de ce cadre de réflexion et d’incitation stratégique à la participation collective, pour une régulation positive des questions liées à la promotion du genre et donc, en définitive, liées au respect des droits humains, aux questions de justice et de développement des nations.

La ministre du Genre, Enfant et Famille a réitéré la fermeté des institutions de la République à la suite du gouvernement, à continuer l’action répressive dans la synergie. Pour sa part, la représentante de l’ONUFEMMES a formulé des recommandations se basant sur l’évolution macro-situationnelle du terrain.

J.Mabunda salue un engagement collectif au niveau institutionnel et l’implication du Président de la République en personne

Le Congo est grand et la tâche immense. Le représentant personnel du Chef de l’Etat (dont un extrait du discours suit) clame, quant à elle, l’optimisme : Heureusement, nous ne sommes pas seuls : d’abord, notre premier gardien c’est la belle loi que nous ont donné les députés nationaux. Il s’agit de la loi 06/018 et la loi 06/019. Elle définit et condamne le viol qui n’est pas acceptable, au regard de la RDC et de nos valeurs africaines.

Comment agissons-nous ? Plusieurs outils ont été mis sur pied par le Ministère de la Justice et de la défense nationale, du Genre et le Bureau du Représentant personnel.  Les mesures ont été prises pour lutter contre le viol : l’implication du Président de la République en personne, à travers son discours du 14 décembre 2015 à la nation. A cela s’ajoutent des actions fortes de Justice : l’application rigoureuse de la loi, et l’augmentation des cas traités en Justice, pour lutter contre l’impunité des violeurs. (…)

Je ne puis terminer mon propos sans évoquer la part de responsabilité de la jeunesse intellectuelle en RDC, comme actrice de paix et de développement, et rappeler la communauté estudiantine qu’elle doit jouer un rôle majeur pour l’éradication de tous ces phénomènes et variétés de violence.  La RDC sans violence dépend de votre engagement vis-à-vis de la morale et des valeurs humanistes, de la régularité et de la rigueur dans le travail académique.

(RTM)

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