Au Conseil de sécurité: Une Ong attendait la reconfiguration du mandat de la Monusco

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Dans un communiqué parvenu au Quotidien L’Avenir, le CEPADHO dit avoir suivi avec une très grande attention l’adoption vendredi 31 mars 2017 de la Résolution 2348 par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies, prolongeant d’une nouvelle année le mandat de la Monusco en Rdc. Cette organisation rappelle qu’on est maintenant à la 18ème année de la Monusco au pays avec un bilan non satisfaisant en ce qui concerne la protection des civils.

Le CEPADHO qui n’était pas tout de même opposé au renouvellement du mandat de la MONUSCO, attendait du Conseil de Sécurité de l’ONU la réconfiguration de ses Forces, afin qu’elles relèvent les défis. Elle se trouve déçue de voir que le Conseil de Sécurité n’ait pas envisagé la réconfiguration qualitative des Forces de la MONUSCO alors que le contexte sur terrain l’exige.

A ce sujet précisément, elle souhaitait que le Conseil de Sécurité envisage le retrait «de tout ou de la grande partie» des contingents autres que ceux de la Brigade d’Intervention,  en les remplaçant par des Unités Spécialisées, adaptées à la guerre à symétrie, au terrorisme. Cette structure espérait à une réforme des Forces de la MONUSCO devant accroître la capacité de la Brigade d’intervention (FIB) dont le travail est au moins remarquable sur terrain.

S’agissant de la mission de faciliter la mise en oeuvre de l’Accord du 31 décembre 2016, autre priorité assignée par la nouvelle Résolution à la MONUSCO, cette Ong invite le Chef de la MONUSCO en Rdc à une action diplomatique sur la Majorité Présidentielle et l’Opposition en faveur d’un compromis.  Et pour sortir le pays de l’impasse ou d’une sorte de tutelle de l’ONU, cette organisation encourage le Chef de l’Etat à couronner le travail de la CENCO en engageant la nation vers l’organisation des élections apaisées.

Condamnation des attaques contre l’Eglise catholique

Dans un autre communiqué, la même Ong se dit de plus à plus préoccupée par les attaques ciblant les installations de l’Eglise catholique à travers le Pays.  De Kinshasa au Nord-Kivu en passant par le Kasaï, les Églises, les Couvents et les Écoles Catholiques sont vandalisés, cambriolés ou attaqués par des bandits armés, des rebelles ou autres inciviques.

Parmi les illustrations les plus récentes, elle cite la semaine écoulée, à Luebo en province du Kasaï, où les rebelles Kamwina Nsapu ou assimilés ont attaqué, pillé, voire incendié l’Evêché, les Bureaux des Écoles conventionnées catholiques, le Couvent des Sœurs; ils ont profané la Cathédrale Saint-Jean, ont saccagé la propédeutique à Lunkelu, etc.; Le matin de dimanche 02 avril courant, entre une et 2h00 locale, en ville de Beni dans la province du Nord-Kivu, des inconnus armés ont fait incursion au Couvent des Prêtres de la Paroisse Catholique de Paida. Ici 3 prêtres, dont l’économe de la place, ont été visités dans leurs chambres et torturé : argent, ordinateurs et autres biens de valeur ont été emportés par les inciviques. Les victimes s’en sont tirées de justesse. Comme si cela ne suffisait pas, les écoles catholiques voisines du couvent ont été dévalisées: il s’agit de l’Institut Lwanzuru (dans laquelle outre argent et autres biens, une machine de la Ceni servant à l’enrôlement des électeurs a été emportée), de l’E.P.A. Paida et l’EP.Munyabelu.

Le CEPADHO considère que ceux qui s’en prennent aux édifices de l’église catholique croient régler des comptes à la CENCO pour ses bons offices offerts dans le cadre de l’Accord de la Saint Sylvestre et des arrangements particuliers y relatifs.

Cette organisation qui condamne avec véhémence ces actes de vandalisme en attire l’attention des Autorités Congolaises. Le CEPADHO rappelle la nécessité de veiller sur la sécurité des Évêques et de leurs représentants (Prêtres ou Sœurs) ainsi qu’à la protection du patrimoine de l’église. Autrement, ce serait ignorer le grand travail abattu dignement par la CENCO, sur commission du Chef de l’Etat.

Cette organisation invite par ailleurs toute la population au calme, à la retenue et au respect de la propriété privée. Elle encourage les Forces de l’ordre et de Défense, les Services de Sécurité ainsi que les Autorités judiciaires à appréhender les criminels et à les traduire en justice pour qu’ils répondent de leurs actes.  Le CEPADHO exhorte chacun/e de nous à considérer que l’impasse actuel résulte, non des Évêques, moins encore de l’Eglise Catholique mais, de la classe politique congolaise qui traîne à mettre en œuvre l’Accord signé le 31 décembre 2016. Qu’il est temps de conscientiser sans casse ni violence la Majorité et l’Opposition à sauver l’avenir de ce beau pays.

(JMNK)

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