Attentats de Paris: J. Kabila solidaire à F. Hollande

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*Dans un message de condoléances transmis à son homologue français, M. François Hollande, le Président de la RD Congo, Joseph Kabila Kabange se dit profondément choqué par la tragédie causée par les attentats terroristes du vendredi 13 novembre 2015 à Paris. Dans ce message, le Chef de l’Etat dit la solidarité des Institutions de la République et du peuple congolais, avec les Institutions et le peuple de France, dans la lutte contre le terrorisme et la barbarie que rien ne peut justifier. Il assure son homologue de la coopération de son Gouvernement sur cette question

*Trois jours après ces attentats, le bilan indique 132 morts, 352 blessés dont 42 en réanimation, indique la bande passante de France 24. En dépit de la menace terroriste, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius précise que la COP21 aura bien lieu. Elle se tiendra avec des mesures de sécurité renforcées, car c’est une action absolument indispensable contre le dérèglement climatique.

Selon une dépêche de l’ACP, le Président Joseph Kabila Kabange a reçu en audience, samedi en son cabinet de travail de la Gombe, M. Alain Rémy, ambassadeur de France en RDC, à qui il a remis un message écrit des condoléances à transmettre à son homologue français, François Hollande, à la suite de la tragédie causée par les 6 attentats terroristes, vendredi dernier à Paris.

Le diplomate à déclaré à la presse, au sortir de l’audience, que le Président Joseph Kabila, profondément choqué par cette tragédie, l’a rassuré, à son nom propre, à celui du peuple congolais et des institutions de la République démocratique du Congo, de la solidarité, dans la lutte contre le terrorisme et la barbarie que nulle âme sensée ne peut justifier.

Pour l’ambassadeur français, c’est toujours très rassurant et réconfortant, dans les moments difficiles, d’avoir l’appui et le soutien d’un peuple et de son Président, qui réagissent aussi vite dans ce genre de situation. MM. Raymond Tshibanda N’Tungamulongo et Néhemie Mwilanya Wilondja, respectivement ministre des Affaires étrangères et à la Coopération internationale et Directeur de cabinet du Chef de l’Etat ont assisté à cette audience.

Comment est né l’Etat islamique ?

Ces attentats qui ont fait 132 morts, 352 blessés dont 42 en réanimation ont été revendiqués samedi dernier par l’organisation État islamique. Mais qui sont, au fond, ces fondamentalistes contre lesquels s’est formée une coalition internationale d’ampleur inédite ? Que veulent-ils ? Comment assurent-ils leurs recrutements ? D’où vient l’argent qui finance leur action ? Pourquoi leur succès est-il en train de précipiter la chute d’un ordre mondial hérité de la Première Guerre mondiale ? Et enfin, comment les combattre ? Voici quelques-unes des questions qui préoccupent. .

Selon le Nouvel Observateur, ce mouvement est né en Irak lorsque, pour combattre l’occupation américaine de 2003, une poignée d’anciens officiers de l’armée de Saddam Hussein et de fondamentalistes irakiens, rejoints par des Djihadistes venus d’Afghanistan, prêtent allégeance à Al-Qaida. Dès 2004, ce groupe commence à diffuser des vidéos de décapitations d’otages occidentaux puis d’Irakiens, “traîtres” supposés. La logique fratricide de l’EI les conduit à déclencher une guerre confessionnelle contre les chiites. La barbarie de leurs exactions met bientôt le groupe au ban des plus fondamentalistes. Al-Qaida les réprimande et les tribus sunnites, encouragées par les Américains, finissent par les chasser de leur fief d’Al-Anbar, en Irak.

En 2007-2008, leur mouvance se réduit à une poignée de fanatiques qui se terrent dans le désert irakien. Deux facteurs expliquent le retour en force des barbares de l’Etat islamique. D’abord la haine que suscitent, chez les sunnites, le régime du Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, et ses milices chiites soutenues par l’Iran, qui se livrent à un véritable nettoyage ethnique et vident une partie de Bagdad de ses habitants sunnites. Ce sont ces mêmes tribus qui avaient chassé les fondamentalistes en 2007, qui les appellent cette fois au secours.

Ensuite, le déclenchement de la révolution en Syrie en 2011 va faire du groupuscule un acteur majeur du djihad. Devant la montée des aspirations démocratiques, le clan Assad, issu de la minorité alaouite, une branche dissidente du chiisme, exploite les divisions confessionnelles et relâche des centaines de combattants salafistes détenus dans ses prisons. Ceux-ci viennent grossir les rangs des deux principales organisations fondamentalistes. La première, le Front al-Nosra, créé en janvier 2012, a prêté allégeance à Al-Qaida. La seconde Daesh, acronyme arabe de l’Etat islamique, qui apparaît en Syrie début 2013, est beaucoup plus ambitieuse et entend bien supplanter Al- Qaida sur la scène du djihadisme mondial.

Pour mener à bout cette lutte, une solidarité internationale s’avère nécessaire. Et c’est avec raison que Joseph Kabila Kabange, dont le pays dans sa partie orientale connaît le terrorisme des rebelles ougandais de l’ADF-NALU, ne pouvait qu’exprimer sa solidarité dans la lutte contre ce cancer que l’humanité doit réprimer à tout prix. Car, nombreux sont les Congolais qui ont estimé que le moment est venu pour solliciter une cohésion internationale, afin de mettre un terme à un fléau auquel il faut lutter avec une grande détermination.

L’Avenir

 

 

 

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