Atrocités attribuables aux FARDC: L. Mende répond aux Etats-Unis et exige des preuves

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Dans une déclaration du Département d’Etat des Etats-Unis d’Amérique parvenue au Groupe L’Avenir, Mme Mark Toner, porte-parole intérimaire département d’Etat, réagissant au sujet des tueries récentes en République démocratique du Congo, indique que son pays est profondément préoccupé par les images qui semblent montrer des éléments des forces armées de la République démocratique du Congo exécutant des civils sommairement, y compris des femmes et des enfants.

Si ces exécutions extrajudiciaires se confirmaient, elles constitueraient des violations flagrantes des droits de l’homme pouvant donner lieu à des violences et à une instabilité généralisées dans un pays déjà fragile. « Nous appelons le gouvernement de la République démocratique du Congo à lancer une enquête immédiate et approfondie, en collaboration avec les organisations internationales chargées de surveiller les droits de l’homme, afin d’identifier les personnes qui ont commis ces exactions odieuses et de tenir pour responsable tout individu coupable d’y avoir participé », explique-t-elle.

Mende exige des preuves

Le 18 février dernier, Lambert Mende, ministre de la Communication et Médias et porte-parole du Gouvernement a fait une mise au point en vue de rétablir les faits sur un film supposé reprendre des atrocités attribuées aux éléments des FARDC engagés contre le groupe terroriste opérant sous le label de milice Kamwina Nsapu à Mwanza Lomba dans la province du Kasaï-Oriental et diffusé sur les réseaux sociaux et commenté par les médias.

Dans un autre communiqué parvenu à notre Rédaction, le Gouvernement constate qu’en dépit de cette mise au point, une indignation associée à des attaques en règle continue de monter de la part de certaines sources au sujet de ces images atroces. Ainsi en est-il des demandes adressées au Gouvernement de la part d’autorités américaines et françaises d’une « enquête avec des organisations internationales » sur ces allégations.

Et le communiqué de renchérir que le Gouvernement congolais qui fait régulièrement les frais de l’agitation et de rumeurs malveillantes sur les réseaux sociaux rappelle que la Rdc n’est pas une exception en matière de droit international. Dès lors, elle ne peut que s’en tenir aux principes du droit universel de la charge de la preuve qui incombe à l’accusateur. A propos des prétendues exécutions extrajudiciaires alléguées dans des images d’amateurs anonymes, il ne lui revient donc pas de prouver l’annonce des FARDC qui auraient, aussi paradoxalement, signé de tels crimes. Il appartient aux accusateurs, jusque-là inconnus, de prouver ces faits afin que tous les éléments incriminés en répondent conformément à la loi. Il  en appelle à ses partenaires de cesser de promouvoir les attitudes condescendances et/ou délibérément malveillante vis-à-vis des institutions de la Rdc qui s’emploient à consolider un Etat de droit.

Pour rappel, le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité a, lors de sa communication dimanche dernier aux médias, souligné que depuis les opérations engagées dans le secteur le 21 décembre 2017, il aura fallu près d’un mois pour concocter ce lynchage médiatique, dont certains opérateurs politiques font aujourd’hui leurs choux gras, à travers des communiqués tonitruants, dans lesquels ils livrent aux gémonies le Gouvernement. Sans céder à l’hystérie, le Gouvernement continuera sa politique de gestion responsable de tous les incidents sécuritaires, à travers des mécanismes appropriés, notamment ceux qui font appel à des enquêtes administratives et judiciaires.

(JMNK)

Déclaration locale de la Délégation de l’Union européenne concernant les violences dans les Kasaï

L’Union européenne (UE) est gravement préoccupée par la situation humanitaire et sécuritaire dans les Kasaï qui continue de se détériorer. L’UE s’associe à la MONUSCO, au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et à la CENCO pour déplorer l’ampleur de la violence. En particulier, l’UE dénonce les attaques meurtrières menées contre le peuple congolais, ainsi que le recrutement et le déploiement d’enfants soldats par la milice se réclamant du Chef coutumier Nsapu.

L’Union européenne appelle toutes les parties à la retenue, et exhorte les autorités nationales, provinciales, locales et coutumières à s’engager en faveur d’une cessation durable des hostilités. L’UE exprime également sa grande préoccupation quant aux rapports faisant état d’un recours disproportionné à la force par des présumés militaires des forces de l’ordre contre des présumés adeptes de Nsapu. La situation aux Kasaï requiert une enquête officielle approfondie, afin d’établir de manière objective et transparente les faits, et contribuer ainsi à une sortie de crise.

L’UE tient à souligner la primauté du respect des principes humanitaires, notamment l’impératif qui exige que les besoins des personnes affectées puissent être évalués afin qu’une assistance soit apportée en toute impartialité. Pour ce faire, il est indispensable que les acteurs de l’aide humanitaire puissent accéder aux zones touchées afin d’accomplir leurs fonctions. Dans la même veine, l’UE appelle aussi à la protection des institutions, centres et membres de l’Eglise catholique contre les attaques menées par les adeptes de Nsapu.

Conformément aux Conclusions du Conseil du 12 décembre 2016, l’UE suit attentivement toute indication d’une incitation à de nouvelles violences, et en tirera les conclusions appropriées. A la lumière de la montée de la violence sur toute l’étendue de la RDC, l’UE incite dès lors tous les acteurs concernés à faire preuve d’esprit démocratique afin de décanter la crise qui risque de défaire tous les progrès qui ont été réalisés lors de la signature de l’Accord de la Saint-Sylvestre.

 

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