Assemblée nationale: Samy Badibanga, Fabien Mutond et Muhindo Nzangi dans le viseur du PGR

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Trois députés nationaux dans le viseur du Procureur général de la République. Il s’agit de Samy Badibanga, Fabien Mutond, tous deux du Groupe parlementaire UDPS et Alliés, ainsi que Muhindo Nzangi, du Mouvement social pour le renouveau (MSR), membre influent du G7. Selon notre source, c’est le Procureur général de la République qui a saisi officiellement l’Assemblée nationale par un réquisitoire pour solliciter la levée de leurs immunités.

Toujours selon la même source, le motif de l’action de l’organe de la loi n’est pas connu, même si l’on sait seulement que les trois élus qui sont issus de l’opposition étaient initiateurs de la pétition contre le bureau de l’Assemblée nationale. Les signataires de ladite pétition avaient estimés qu’avec le départ de la majorité des députés du MSR, du PDC, de l’ACO, de l’UNADEF, de l’UNAFEC, plus de 80 députés nationaux auraient muté vers l’opposition et le nombre devrait passer de 145 à 225 députés de l’opposition. Ceci doit entrainer immédiatement une recomposition du bureau de l’Assemblée nationale, provocant ainsi la déchéance des membres actuels

C’était sans compter avec la motion incidentielle d’Emmanuel Shadari, président du groupe parlementaire PPRD à l’Assemblée nationale, qui déplora la démarche inacceptable de l’opposition dont l’intention cachée est d’entrainer la chambre basse dans le chaos, de déstabiliser l’Assemblée nationale et paralyser ainsi le bon fonctionnement des institutions politiques du pays. « Cette pétition montée sur des prémices qui sont fausses, subjectives et politiciennes résulte ni plus ni moins d’une mauvaise foi manifeste, de règlement de compte qui ne peut pas être accepté au sein de l’hémicycle du Palais du peuple », avait-t-il souligné.

Il a été rejoint par l’honorable Bienvenu Liyota, du Groupe parlementaire GPR, qui appartient à la Majorité présidentielle. « Les éminents juristes dans la salle le savent, il y a un adage qui dit ‘’la faute corrompt tout’’. Un collègue a mis en doute la crédibilité du document intitulé pétition », a-t-il mentionné. Pour ce député du PDC membre de la Majorité présidentielle, il est inutile d’examiner un document qui est mis en cause par les signataires, puisqu’entaché de plusieurs irrégularités. Pour lui, il y a une fuite en avant au sein de l’opposition qui sait bien que la Majorité est stable et que le nombre des députés de la Majorité est connu.

Et comme conséquence, cette motion a été rejetée. Mais comme il y avait des allégations de faux en écriture, il fallait toujours s’attendre à ce qu’un jour la justice soit saisie pour que le droit soit dit quant à ce.

Il vous souviendra que lors de l’examen de cette motion, l’honorable Yala Tutu s’en était pris à ses collègues de l’opposition pour avoir apposé une fausse signature sur son nom, soit au numéro 49 de la liste de pétition, alors qu’il n’a pas été contacté. Bien que la salle des Congrès du Palais du peuple soit appelée « Temple de la démocratie », ce concept est utilisé de manière péjorative par certains députés. Et si démocratie il y en avait, il faut que chaque député national puisse agir avec excellence. L’excellence, c’est lorsqu’il y a violation du Code pénal livre 2 qu’il faut saisir la justice. « Puisqu’il y a les allégations de faux en écriture, nous devons saisir la justice pour que le droit soit dit », avait promis Aubin Minaku.

Lors de la séance plénière d’hier, le Président de l’Assemblée nationale a refusé tout débat sur la question juste après l’annonce du réquisitoire du Procureur général de la République.

(JMNK)

 

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