Assemblée nationale: Regard sur les prestations législatives des députés nationaux (suite)

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La République Démocratique du Congo est à sa deuxième expérience législative, en cette troisième République. Après le scrutin de 2006 qui consacrait la première expérience démocratique, celle de 2011 est venue cimenter cette démocratie. Cette dernière se caractérise à l’Assemblée nationale par la volonté du président de cette Chambre législative de faire de son institution un temple de la démocratie. Ainsi, les députés nationaux ont une liberté de s’exprimer sur tous les sujets de leur choix. Ce qui peut permet d’apprécier la production législative de chaque député, ainsi que des arguments constructifs.

C’est dans cette optique qu’une mini-enquête a été effectuée par les fins limiers du Journal L’Avenir, afin d’en savoir un peu plus sur les meilleurs députés nationaux qui se font remarquer par leur prise de parole. Sur les 500 députés nationaux qui composent la chambre basse, une cinquantaine se fait remarquer positivement pendant les 3 ans de travaux parlementaires.

Il est vrai que les journalistes et la population n’assistent pas aux travaux en Commission, mais fondent leurs critiques aux travaux des séances plénières ouvertes au public. Le Président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku Ndjalandjoko, celui qui assure la direction des débats, est exclu de cette catégorie des députés nationaux prolifiques, étant donné qu’il est au centre de tous les débats en ce qu’il oriente ceux-ci. Co-auteur de la proposition de loi organique portant organisation et fonctionnement de la Cour des comptes, Aubin Minaku, avec son collègue Jean-Marie Bamporiki, membre de l’opposition, sont également exempts de ce sondage.

  1. Gilbert Kiakwama Kia Kiziki

Papa Gilbert pour les uns, Papy Kiakwama pour les autres, ce natif du Kongo Central que personne ne peut dénier sa qualité intellectuelle, est un député qui sait placer les mots à leurs places sur ses interventions. Optimiste et peu radical, Gilbert Kiakwama est peu bavard. Il prépare toujours ses interventions en plaçant chaque mot à sa place. Très respectueux, mais l’homme semble perdre sa côte à cause des démêlées de son fils dans l’affaire Filimbi. Une affaire qui avait exigé la constitution d’une commission envue d’une enquête parlementaire au ministère de l’Intérieur et sécurité et à tous les services près ce ministère. Ancien ministre du Portefeuille, des Finances et Budget, Gilbert semble avoir tous les atouts pour apporter sa pierre à l’édifice de la nation. C’est de lui que sort souvent le mot du « budget de la honte, qui n’est pas à la taille de la RD Congo ». Il sanctionnait ainsi la fin des débats sur la loi des finances, pour l’exercice 2011 dans un  rapport dit explosif en ce qu’il met à nu la mégestion au Premier ministre. On lui colle une note satisfaisante dans ses interventions, soit 63,5%.

  • Serge Mayamba

Lucide, cet élu de l’UDPS est des rares députés de l’opposition qui ont un langage constrictif et modéré au sein de l’Assemblée nationale. Aussi, il est de ces députés nationaux de cette famille politique qui voit tout en noir. Il est d’un radicalisme à outrance. Mais lui, c’est la science et plus la doctrine qui l’intéresse en ce que le point de vue du souverain primaire doit triompher par rapport aux considérations partisanes de l’acharnement politique. Il se bat pour l’unité de l’opposition en vue de faire bloc ensemble pour une alternance en douceur. Mis sur le même pied d’égalité que le député nationale Toussaint Alonga Likili, l’élu de la Tshangu à l’Est de Kinshasa a été victime innocente de la part des incongrues des tristes journées du 19, 20 et 21 janvier 2015. Il intervient beaucoup dans de questions hautement sensibles au domaine juridique. Ce jeune avocat n’attend pas donner la carte blanche à ceux qui prennent de décisions sur son dos pour sécher les séances plénières en raison d’un coup de gueule et/ou à cause de divergences de vue. Pour lui, la vraie bataille se livre au sein de l’hémicycle et non en dehors de ce dernier pour faire de déclarations à la presse. Le travail d’un député, dit-il, est de légiférer, contrôler l’exécutif et plaider la cause de la population. On lui colle une note satisfaisante dans ses interventions, soit 63,4%.

  1. Calixte Mukasa

 S’il faut compter la ponctualité des élus du peuple au sein de l’Assemblée nationale, il ne faut pas oublier Calixte Mukasa. Ancien Dg de la Gécamines, le député national élu de Kipushi dans le Haut Katanga, lors d’un débat sur l’adoption du calendrier électoral, avait fait remarquer que le projet de loi modifiant et complétant la Loi n°007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier ne peut être soumis à la commission mixte PAJ et Ecofin, dans la mesure où ce projet avait été soumis à la commission environnement, plus précisément  à la sous-commission mines et peut-être à la commission Ecofin, du fait  de certains  aspects fiscaux, mais pas à la commission PAJ, souligne-t-il. Son apport et/ou sa contribution au budget de l’Etat est significatif, surtout dans le secteur minier qui est le sien. Il tient beaucoup à l’aspect environnemental, ce qui justifie sa présence au sein de ladite commission. On lui colle une note satisfaisante dans ses interventions, soit 63,3%.

  1. Célestin Mbuyu Kabangu

Président du Groupe parlementaire Unité, Célestin Mbuyu Kabangu est sur tous les fronts dans la cause notable de ses électeurs de la province de Haut Lomami. Il est à son second mandat dans cette chambre. Il a été plusieurs fois ministres, notamment de l’Intérieur et des Hydrocarbures. Ce pétrolier a apporté mainte fois son expérience dans ce domaine, en apportant un appui considérable avec les amendements des projets et/ou propositions de loi relative aux hydrocarbures, notamment le pétrole et le gaz. Négociateur adulé, ce sage de Haut Lomami a un parcours riche puisqu’après son intervention à la tribune du Palais du peuple, il en donne quelques détails à la presse. Présent à la célébration des 55 ans d’accession de la République Démocratique du Congo à la souveraineté nationale et internationale, célébrée dans la province du Kongo Central, Célestin Mbuyu a relevé à L’Avenir les avantages économiques qui en découlent à chaque fois que la commémoration de pareils événements s’effectue d’une manière rotative sur l’ensemble du territoire. Bref, il a dit que c’est une manière d’impulser le développement de chaque province dans divers domaines, dont les infrastructures mobilières devant abriter les visiteurs, et aussi routières pour permettre la mobilité de transports. Sur ce, il avait loué l’idée ingénieuse du chef de l’Etat, initiateur de ce tour rotatif de la célébration de l’accession à la souveraineté nationale et internationale dans toutes les provinces. Compte tenu de son apport parlementaire, on lui colle une note satisfaisante dans ses interventions, soit 63,2%.

  1. François Awenze Makiaba

 Cet élu de la Tshopo à Kisangani fait marrer tout le monde lorsqu’il prend la parole.

Il intervient à temps et à contre temps.  Son seul crédo : il est mandaté par le peuple et il parle toujours en son nom. Malgré qu’il est membre de la Majorité parlementaire, Awenze semble avoir l’esprit indépendant, même  si le sujet à défendre concerne la Majorité. Mais lui, c’est le peuple qui compte, la politique enivre, à l’en croire. Plusieurs fois victime de retrait de parole, à cause des incohérences dans ses propos, depuis un certain temps, il a recouvré ses droits parlementaires en défendant son peuple dans tout dossier qui concerne la Tshopo, sa province.   On lui colle une note satisfaisante dans ses interventions, soit 64,8%.

A suivre…

(Pius Romain Rolland)

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