Assemblée nationale: Le député Pasi Zapamba pour une mission d’information aux ITPR

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Lors de sa conclusion tirée à l’issue de la question orale avec débat adressée au ministre des ITPR (Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction), le député Pasi Zapamba Buka Jean-Pierre s’est dit insatisfait de la réplique de Fridolin Kasweshi. D’où, selon lui, la nécessité pour l’Assemblée nationale de diligenter, toutes affaires cessantes, une mission d’information audit ministère.

Sous la présidence d’Aubin Minaku Ndjalandjoko, Speaker de la chambre basse du Parlement, la plénière de ce lundi 9 mai 2016 avait retenu en bonne position le contrôle parlementaire. Le ministre des Infrastructures Fridolin Kasweshi y était revenu, après le rendez-vous du vendredi 6 mai dernier,  rencontrer les préoccupations des élus du peuple. Ce, en rapport avec la question orale avec débat du député Pasi Zapamba, relative à l’état des lieux des routes sur toute l’étendue de la République.

Après les explications du ministre, l’élu du peuple s’est dit déçu. Selon lui, l’opinion nationale voulait être fixée sur le nombre des kilomètres qui ont été ouverts sur les 4.414 Km des routes en régie et en Himmo ; le nombre des kilomètres maintenus en état de praticabilité sur 14.296 Km des routes revêtues et en terre prévues; le niveau de déploiement et de la mise en flots des bacs ainsi que le nombre des ponts et des bacs entretenus.

Un constat malheureux

« Sur 13.576 Km en moyenne à ouvrir en 4 ans pour un coût d’environ 455,5 millions de
dollars, le gouvernement n’a libéré que 99.682.685
$ soit 13. Les partenaires étrangers, aussi bien   techniques que financiers, ont atteint 22 de leurs prévisions uniquement pour les travaux de sauvegarde et non ceux définitifs », a-t-il retenu du ministre Kasweshi.

En outre, sur la déclaration du ministre selon laquelle « les travaux lancés en 2013 ont connu un premier arrêt de décembre 2013 à janvier 2015, faute des ressources;  et la reprise sur un mois, soit de février à mars 2015, hélas, le montant du dernier décaissement  n’a pas été communiqué.

Pourtant les travaux ont été lancés avec pompe dans plusieurs coins du pays. Mais  malheureusement, plusieurs de ces routes sont restées impraticables jusqu’à ce jour, tantôt avec des ponts coupés par-ci, des bacs abandonnés par-là et des engins de l’Office des Routes, en pleine
brousse ou en forêt. Le Ministre a déclaré que les travaux de réunification ont connu un grand ralentissement suite à la modicité ou insuffisance des moyens financiers. Alors qu’au demeurant, le gouvernement de la République a déboursé 174 millions pour doter  l’Office des Routes des engins.  Ce, après avoir disponibilisé 99.682.685 $ contre une prévision de 455 millions de $, soit 13 des besoins, pour des travaux de sauvegarde. « Si on abandonne ces routes avec des travaux de sauvegarde, ce qu’il n’y aura jamais des travaux de finissage. Cela relève de l’absence de planification et de la mauvaise gouvernance », lance Pasi zapamba.

Des recommandations salvatrices

Près de 15 demandes des fonds de l’ordre de 228.063.000.000 Fc introduites par l’Office des Routes auprès du trésor publics sont restées sans suite favorable. Dans l’entre temps, le même trésor public débourse pour la même période 36.690 150 981 Fc en faveur d’AMECO, une structure privée pour le cartonnage manuel des routes dont l’axe Nguba-Lubudi-Kamina-Kaniama-Mweneditu; Mbuji- Mayi-Kabinda ; Kabinda-Kasongo ; Kindu-Bunia. Des coûts deux fois plus cher que l’Office des Routes qui lui  a un personnel expert et qualifié et des engins bien que certains soient vétustes du fait de leur abandon ou de longévité. Comment expliquer que le trésor public ne réponde aux demandes des fonds de l’Office des routes, qui constitue l’objectif n°4 du plan quinquennal, dont on devait renforcer les capacités opérationnelles ; et l’objectif n°5 ,en assurant le fonctionnement correct des services dudit office. Pasi Zapamba regrette que l’on ait fait confiance si facilement à « AMECO, une structure non reconnue parmi les opérateurs économiques du secteur », déplorant aussi le fait que le  gouvernement se soit livré à des investissements non rentables pendant que les secteurs productifs comme celui des routes est légué au second plan.

Devant cette situation, le député Pasi Zapamba a recommandé au Ministre des infrastructures de transmettre à l’Assemblée nationale l’état de la situation des routes lancées, exécutées et non achevées; le plan des décaissements soumis au gouvernement mais non exécutés ainsi qu’un plan d’urgence chiffré à exécuter à court terme pour sauver ce qui doit l’être.

A l’Assemblée nationale, il a recommandé de se saisir de ces documents pour une mission d’information afin d’identifier les vraies causes de la non-exécution ou de la mauvaise exécution du budget destiné aux infrastructures routières avant de faire des recommandations appropriées. Ce, pour le développement de la Rd Congo.

(Emmanuel Badibanga)

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