Assemblée nationale: Dénigrer n’est pas bon

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Une certaine presse imbue du sensationnel a débité des affirmations gratuites, au sujet de la prétendue colère des députés nationaux. Dans ses allégations, en effet, ladite presse a laissé entendre que ces derniers accuseraient leur propre Président ainsi que le Questeur de la Chambre basse du Parlement d’amputer leurs indemnités de la Session extraordinaire qui s’est clôturée hier, et d’appliquer un taux inférieur à celui de la Banque Centrale du Congo (BCC).

Le Bureau de la Chambre législative est monté au créneau, non seulement pour fustiger la légèreté dans le traitement de l’information, mais aussi en vue d’apporter une information fiable aux Congolais sur une question aussi sensible que celle-là.

L’Assemblée nationale a tenu, hier jeudi, sa dernière séance plénière de la session extraordinaire de décembre 2016. C’était sous la direction de son Président, l’honorable Aubin Minaku Ndjalandjoko. Tous les députés nationaux ont eu un œil ouvert sur un invité non de moindre, le Premier ministre Samy Badibanga. Celui-ci a été accompagné de son ministre des Finances. Dans une séance à huis clos organisée à cet effet, ce dernier s’est planché sur les relations entre l’Assemblée nationale et le Gouvernement.

Des informations glanées par nos fins limiers, il s’avère qu’au cours de ces échanges, le Gouvernement a décidé de payer de manière échelonnée les droits des députés.  En plus, ces échanges et éclaircissements ont permis de dissiper tout malentendu nourri par une certaine presse en panne d’informations fiables. Preuve que mentir n’est pas bon et dans ce contexte, l’honorable Président de l’Assemblée nationale ne pouvait qu’être blanchi. Ainsi, l’Assemblée nationale clôture sa session extraordinaire après avoir examiné les matières prévues au calendrier de cette session.

Minaku blanchi

Comme on peut bien s’en rendre compte, le Chef de l’Exécutif congolais ne pouvait agir autrement, surtout que les informations données par le Bureau de l’Assemblée nationale étaient avérées. Parce que, concernant le taux du dollar appliqué pour verser les émoluments de la Session extraordinaire, le Bureau a précisé que le taux budgétaire applicable à ce jour est de 93.000 CDF le dollar. Un chiffre qui est du reste vérifiable auprès des services compétents de l’Etat.  Et de ce fait, aucun commentateur d’informations d’actualité avisé ne devrait ignorer pareille réalité financière. S’il n’en était pas ainsi, le personnel administratif de la Chambre législative, plus sensible aux questions de rémunération et à qui l’on applique le même taux qu’aux députés, serait déjà en pleine manifestation de protestation.

Au sujet du taux évoqué de 1250 CDF le dollar, ceci a bel et bien été envisagé par le Gouvernement de la République, seulement dans l’hypothèse d’un paiement forfaitaire déjà expérimenté dans le passé, mais qui n’a pas été retenu, cette fois ci. Et ce, avant d’insister qu’à l’occasion de cette paie d’émoluments, le Gouvernement, fortement préoccupé par la question des flux monétaires sur les marchés financiers internes, avait déjà décidé d’un paiement échelonné en deux tranches pour la Chambre haute, et en trois, pour la nôtre. Témoin, une lettre du Ministre des Finances lue devant les députés.

Le satisfecit de l’Assemblée nationale

Il sied de souligner qu’au cours de la séance d’hier, l’Assemblée plénière a procédé à l’audition de la question d’actualité adressée au Vice-premier Ministre, Ministre de l’Intérieur et Sécurité, par l’Honorable Martin Kabuya Mulamba, sur l’insécurité généralisée dans les Provinces du Kasaï, du Kasaï Central et du Kasaï-Oriental.  Elle a ensuite adopté le rapport de la Commission mixte paritaire Assemblée nationale – Sénat, relatif à la proposition de loi fixant les règles applicable à la sous-traitance dans le secteur privé, et voté définitivement ce texte.

Débutée le 17 décembre 2016, la session extraordinaire, convoquée  pour vider certaines tâches essentielles non accomplies par les deux chambres du Parlement, s’est clôturée hier jeudi. Outre cette procédure institutionnelle d’investiture du Gouvernement Samy Badibanga, l’agenda de la chambre basse du Parlement inscrivait parmi ses priorités trois projets de loi, et une proposition de loi permettant respectivement de doter le Gouvernement des ressources financières nécessaires à la mise en œuvre de son programme d’action, et de 28 mesures jugées urgentes pour la relance de notre économie.

Il s’agit de quatre projets et propositions de loi ci-après : Projet de loi de finances de l’exercice 2017 ; Projet de loi portant ouverture des crédits provisoires ; Proposition de loi portant activité de la sous-traitance en République démocratique du Congo ; et le Projet de loi déterminant les principes fondamentaux relatifs à la mutualité.

Ainsi, Samy Badibanga, Premier ministre nommé par Ordonnance présidentielle conformément à l’accord du 18 octobre 2016, a été effectivement investi le 22 décembre 2016, ensemble avec son Gouvernement composé de 67 ministres. A l’occasion, il a présenté un programme d’une année et quatre mois focalisé sur la consolidation de la cohésion nationale, l’organisation des élections et une réponse à la crise économique et sociale.

(JMNK)

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