Assemblée Générale de la SOCODA

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Banza Mukalay donne le feu vert

Hier, lundi 13 juillet 2015, dans la matinée au siège de son ministère, le Ministre de la Culture et des Arts a brisé le silence, à travers une conférence de presse, pour avaliser la tenue de l’assemblée générale de la Société congolaise de droits d’auteurs et de droits voisin (Socoda), prévue du 14 au 16 juillet à Kinshasa. Ce, malgré l’interdiction de ces assises par le tribunal de paix d’Assossa.

Paraphrasant plusieurs auteurs, Banza Mukalay a dit, « les sottises ne méritent pas qu’on s’y attarde (…) » avant de retracer l’historique de cette société congolaise de droit d’auteurs. Après que la SOCODA ait remplacé la SONECA, les tiraillements ont commencé, reconnaît-il et d’indiquer qu’à l’époque il avait pris l’initiative de réunir toutes les parties en conflit pour mettre en place un comité de consensus afin de faire marcher la société pendant un temps et organiser « les élections pour qu’il soit installé un comité légitime ».

De la présidence de séance à la présidence du « Comité de gestion »

« Après l’installation de ce comité de consensus, il y a eu une avalanche de constats qui a surgi encore. Malgré nos efforts de concilier les uns et les autres, ça n’avait pas marché.Nous avons fait pression pour qu’une assemblée générale soit convoquée avec pour mission d’adapter les textes de la Socoda aux Droits Ohada et voter le nouveau comité », a raconté le Ministre Banza Mukalay.

Vu que la réunion planchait sur la gestion du comité sortant, les membres ont refusé que les gestionnaires président cette séance.  Les participants ont trouvé un modus vivendi pour que l’assemblée elle-même trouve une personne qui peut présider la séance. « Le président de séance n’est pas président du conseil. Ce sont deux choses différentes. C’est ainsi qu’il avait plu aux membres de voter Paulin Mukendi, président de séance. Sorti de cette salle, il va s’auto-proclamer président de la Socoda. Et les autres qui sont restés dans les assises n’ont pas accepté et ont nommé, le lendemain, un autre président de séance Moabedi qui a conduit les travaux», a-t-il révélé.

Dans l’entretemps,a-t-il-poursuivi, Paulin a réuni un groupe de gens pour aller casser les bureaux de la Socoda afin de s’y installer. Or, les textes disent qu’ils peuvent se réunir mais le Ministre a le droit de veto. « Même si c’est une affaire privée, parce que c’est une affaire qui gère la finance de certaines catégories des Congolais, l’Etat doit avoir un droit de regard. On ne peut pas laisser les gens le prendre en otage. Ceci dans le but de mettre des garde-fous. C’est comparable aux banques de coopérative, la banque centrale peut les sceller en cas dérapage », a souligné  Banza Mukalay sous un ton décisif.

« Je n’ai jamais avalisé le comité Paulin Mukendi »

En présence des membres de son cabinet, le patron de la Culture et des Arts en Rdc a dit qu’il n’a jamais avalisé ce comité-là. Il s’est rappelé avoir écrit pour désavouer cette aventure-là. Pour lui, on ne pouvait pas passer d’un coup d’état à un autre.

Les conflits qui se sont succédé ont atteint les oreilles de la haute hiérarchie, qui m’instruira de mettre fin à tous les tiraillements. Alors pour y arriver, après études de services la présidence, le ministère et certains acteurs, il fallait organiser une assemblée générale, pour qu’elle adopte les textes et élire le nouveau comité.

Pour ne pas laisser cette affaire évoluer comme dans un pays sans loi, un comité des sages a été mis en place, présidé par Verkys Kiamuangana avec pour rôle de ; « réconcilier les tendances, de finaliser les travaux et faciliter la convocation de la nouvelle assemblée générale qui va aboutir à l’assemblée élective. Cette commission a terminé son travail, lequel a été présenté à toutes les autorités en sourdine et ces dernières ont accepté qu’il ait une assemblée générale», a-t-il indiqué et de persister, « c’est ainsi que l’assemblée a été convoquée pour aujourd’hui à Kinshasa ». Et d’inviter tous les membres et actionnaires jusqu’à l’issue de cette assemblée qu’il y aura une autre qui va permettre aux membres de voter les nouveaux dirigeants de la SOCODA.

Un silence coupable dans le chef du ministère

Pour ne pas tomber dans les querelles byzantines, à chaque fois qu’il y avait des échos du dossier SOCODA, le Ministre s’est laissé dominer par un  silence coupable tout en sachant où se situe la vérité.

« Pourquoi les artistes ne peuvent-ils pas vivre de leurs œuvres ? Nous ne mettons pas de l’ordre pour nous. C’est pour eux-mêmes. Nous ne voulons plus qu’à chaque fois « botalela biso likambo oyo » Non, les artistes  sont de grands opérateurs économiques. Quand un commerçant meurt, est ce qu’on suit le ministre de l’Economie pour l’enterrer ? Non, les artistes ne sont pas les indigents. Ils ont du travail qu’on doit valoriser », s’est-il posé des questions.

Pour certains observateurs, le fait que le ministre de la Culture et des Arts ne s’exprime pas trop sur les problèmes qui rognent ce secteur le rend aussi responsableà certains niveaux. A ce sujet, Banza Mukalay n’est pas passé par le dos de la cuillère pour répondre directement que, « c’est une accusation gratuite à l’endroit du ministère. Le silence ne signifie pas qu’on ne fait rien. Il y a eu un nombre important de réunion pour concilier et réconcilier les gens. Tout d’abord le comité Mondonga et Bula, qui est légal, a été tellement contesté il n’y avait pas moyen qu’il continue, c’est pourquoi le comité de médiation Verkys et Nyoka Longo a été instauré pour concilier les tendances ». Et de recourir à la sagesse en disant qu’un sage connaît tout, mais ne dit pas tout.

(Onassis Mutombo)

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