Artiste-Rappeur, Leoniss : «Ceux qui m’écoutent sont touchés par ma musique (…)»

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Entre deux continents, Leonniss émerge. Dans la musique urbaine, le jeune rappeur congolais barbu reste constant. Assez timide à première vue, éloquent sur scène, l’homme de « Bilembo » est heureux que beaucoup de gens soient touché par sa musique. Dans les lignes qui suivent, découvrez l’un des rappeurs confirmés que compte la ville de Kinshasa.

Voulez-vous vous présenter et dire aux lecteurs de L’Avenir ce que vous faites ?

Léons Mahinanda, Leonniss, de mon vrai nom, artiste rappeur de la musique urbaine. J’ai commencé depuis quelques années, au début j’ai rappé avec mes frères et de pots on était tous en Belgique où je passais une grande partie de ma vie. Ensuite, je me suis retrouvé à Kinshasa, j’ai sorti mon premier projet promotionnel qui s’appelait « Outsider », pas en vente seulement sur internet ce qui m’a permis justement de faire des premières parties comme celles de La Fouine au Grand Hôtel, de Youssoupha à l’Institut français de Kinshasa, et quelques festivals aussi. Après cela, on a travaillé sur un projet « Bilembo », qui est sorti récemment. Jusque-là, « Bilembo » est accompagné de deux clips « les mots ont le visage » et « bango nde tembe ». Et il y a peu, nous venons de lancer un audio : « lettre à maman ».

Est-ce facile de quitter l’Europe pour venir émerger à Kinshasa ?

Tout dépend de ce qu’on vise. Je pense qu’on peut réussir partout, il ne faut seulement être en Europe ou en Afrique. Quand on sait ce que l’on veut, on réussit.

Le système actuel de publication de chansons sur internet vous permet-il d’atteindre un public plus large ?

Oui, heureusement qu’il y a l’Internet. Cela il nous permet justement un grand nombre du public mais disons-le, un artiste, à mon niveau, je ne peux pas espérer vendre 1 millions de CD, non. Ou bien avoir 1 millions de vues sur Youtube, non. Moi je vais tout doucement, je fais mon truc, je touche beaucoup de gens, et ceux qui m’écoutent sont vraiment touchés par ma musique, c’est ce qui est plus important pour moi.

Etes-vous affilié à une société de droit d’auteurs ?

Oui, on a notre fichier à un label indépendant. Il n’y a aucun souci par rapport à cela.

Qu’attendez-vous de la SOCODA ?

Justement, c’est elle qui gère les droits d’auteurs ici en RDC. Mais nos droits à nous sont placés à la SABAM de la Belgique, puisque j’en viens. Aussi, il y a un tout petit peu du désordre à la SOCODA, et on ne peut pas en faire confiance jusque-là.

En ce mois dédié à la femme, vous avez publié sur Internet « lettre à ma maman ». Quel en est le contenu ?

Dans « lettre à ma maman », je voulais parler à ma maman qui est au paradis que je n’ai pas eu l’occasion de connaitre, parce qu’elle est partie j’étais très jeune. Une façon pour moi de lui raconter ce que j’étais devenu et ce qu’est devenue ma vie. Manière pour moi de me sentir auprès d’elle. Je n’ai pas voulu écrire une belle chanson, j’ai voulu parler avec mon cœur, parler à ma mère pour me sentir proche d’elle.

La promotion se fait sur Internet et la vidéo arrive bientôt. J’espère que les amis chroniqueurs radio vont nous aider à le tourner aux médias, puisque c’est un morceau super important.

Après le Festival aiR D’iCi, que prévoit votre calendrier ?

Nous sommes en mode « Bilembo tour ». C’est-à-dire l’on organise des dates et l’on prépare notre concert au Centre Wallonie Bruxelles ou à la Halle de la Gombe, les dossiers sont déjà en cours. Il y aussi des gens qui nous contactent pour des show-cases, si vous m’écoutez et que vous avez besoin de moi, faites-moi signe.

(Par Onassis Mutombo)

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