Après ’’Un deuil sans fin ’’ et ‘’Les Bagnards’’ Simon Kiangani annonce ‘’Les Ayant-droits’’

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L’auteur d’ « Un deuil sans fin » et « Les Bagnards », Simon Kiangani Loti  (photo ci-contre) apprête «Les Ayant-droits » pour le trimestre en cours.  Ecrivain congolais (RDC), il est enseignant et exerce les fonctions de préfet des études dans une école de la place.  Il aime les belles lettres, filière de sa formation à l’Université. A présent, il prépare son DEA comme Doctorant en lettres et civilisation française dans une institution universitaire. Il est donc, a-t-il confié à la presse, pédagogue, écrivain-homme des lettres, journaliste, philosophe.

« Créons l’homme à notre image et selon notre ressemblance » : mythe ou réalité ?

Dans cette œuvre, l’auteur a observé le monde, il est arrivé à la conclusion selon laquelle l’homme est véritablement une créature ratée. Et particulièrement ceux qui tiennent les rênes du pouvoir. Ils sont sans cœur, constate l’écrivain, et la plupart d’entre eux n’ont pas compris que dans l’Entendement de la Création, chacun est au service de l’autre ou des autres. En son temps,  Antoine de St Exupéry a démontré cette évidence en ses termes propres : « Chacun est responsable de tous ».

Ce type de leadership qui doit me permettre de m’effacer au profit de l’autre est totalement inexistant. A tous les niveaux de décision, en effet, chacun croit que son existence a pour conditionnalité la non-existence de l’autre. L’on pense à son propre ventre, l’on ne se soucie pas du ventre creux de l’autre. L’on craint sa mort, mais l’on souhaite celle de l’autre. D’où, un néologisme (de l’auteur) :’’loupoussocratie’’, pour dire : ‘’homo homine lupus ’’. ‘’Et cet homme-là que nous attaquons, celui dont nous nions le droit à l’existence, c’est  l’ayant-droit, malheureusement laissé pour compte’’, constate l’auteur.

Et là-dedans, poursuit-il, je stigmatise le désir excessif de se pérenniser au trône, avec pour marque spéciale la ‘’misérabilisation’’ de ses semblables.

Les politiques au service des ayant-droits

‘’Il y a trop de bruits de ceux qui demandent le départ des autres. Toutefois, pas d’analyse de ce que nous voulons devenir, de ce que nous voulons être’’, observe l’auteur. Et de renchérir : l’on ne pose pas de questions existentielles et ontologiques. Ce qui a pour conséquence, comme disait Nietzsche : « les éternels recommencements d’une existence misérabilisée et sans issue ».

Aussi l’optique du livre ‘’Les Ayant-droits’’                 reste-t-elle dans la ligne idéologique de son auteur, qui appelle à cor et à cri une société sensée se comporter comme une famille. ‘’Ce n’est même pas nouveau, apaise l’auteur, évoquant le charismatique Julius Nyerere, dans l’esprit de Ujama. Cela, poursuit-il, est aussi l’idéal de Ghandi, de même que du Christ : ‘’Aime ton prochain comme toi-même’’, a-t-il dit. L’heure vient, estime l’auteur, où l’on va arrêter d’engendrer de pseudos-révolutions, généralement menées par des aveugles et des sourds politiques, des myopes scientifiques, des perturbateurs sociaux, des criminels économiques, des renégats culturels et spirituels, des leaders taciturnes, des dispensateurs d’illusions …

Je rejoins le rêve de Martin Luther King qui croit jusque dans sa tombe qu’un jour, les hommes seront frères. Partant, les politiques seront véritablement grands s’ils comprennent qu’ils sont au service du peuple, donc des ayant-droits.

Le changement est toujours lié à la prise de conscience de sa situation. Le changement vient lorsque les esprits sont sensibilisés. Et c’est la raison même de l’œuvre, pour rappeler à l’existence, au sens de Sartre et de Gabriel Marcel.

Le roman se termine par une question : Nous sommes chez-nous. Va-t-on laisser faire ?

Accusé d’un retour obsessionnel dans les thèmes exploités dans ses différentes œuvres, l’auteur éclaire la lanterne des critiques en termes : Si une œuvre n’incite pas, ne stimule pas, cela est une mort-née, car la littérature est fonctionnelle et non plastique. Je suis porteur d’un message, et j’ai le souci de le faire parvenir au creux de mon peuple, de mon lectorat. L’œuvre doit ainsi servir de : sémiocisse, matécisse, mimécisse. Je serai comblé si chacun de mes lecteurs peut se mirer à travers mon œuvre, et se dire au fond qu’il aimerait être s’il se retrouvait dans la société que j’ai peinte. J’invite tous mes lecteurs à observer minutieusement la socialité et la littéralité de mon œuvre, afin d’atterrir sur la symbolique de celle-ci, pour un sens dont chacun d’eux reste géniteur. En ce qui concerne ma vision artistique, je conduis l’humanité vers un humanisme pragmatique, et je veux que les hommes soient capables de se supporter les uns les autres, de se prendre en charge, comme l’a écrit jadis Confucius dans « l’aveugle et le paralytique ». Cela est un défi pour les hommes et je cherche, comme Diogène, avec  la lanterne de mes œuvres à la main, l’homme qui peut y arriver.

(Payne)

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