Après sa visite dans le Kongo Central: La délégation gouvernementale promet des mesures urgentes pour lutter contre la fraude

par -
0 282
A Lufu, il existe des taxes illégales telles que " Services de tracasserie", " Ezalaka te" de 10$, 15$, et 20$
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

La délégation gouvernementale vient de clôturer tard dans la soirée de samedi 29 juillet sa tournée dans le Kongo Central. Elle a visité plusieurs autres postes frontaliers dont « Kungu” situé pratiquement entre la ville de Boma. Ici, le constat comme ailleurs a été amer, car la contrebande y a élu domicile, passage des produits de première nécessité (sucre, riz et le lait) et des produits pétroliers. Ce post frontalier qui regorge plusieurs services de l’État n’arrive pas à produire des recettes au prorata de flux des marchandises et des mouvements de la population entre les deux rives.

Après, c’était le tour du port de Matadi et de Boma où des séances de travail ont été organisées avec différents services portiers qui ont exposé aux membres de la délégation leurs différents problèmes à la base de la moindre compétitivité de leurs structures portières et services de l’État (Scpt, Occ, DGDA ) d’une part, et d’autres part des facteurs à l’origine du coulage des recettes dus au Trésor public.

Pendant la journée de vendredi 28 juillet 2017, l’attention a été focalisée sur la DGDA située à Lufu pour voir où elle en est avec la prise en charge des marchandises à l’import et l’export avec comme spécificité la position du marché qui est situé au-delà du poste frontalier séparant les deux administrations (angolaises et congolaises).

Si la prise en charge à ce niveau semble être normale, il a été constaté  avec regret, ce samedi 29 juillet au cours d’une visite surprise organisée par la délégation,  que le site Lufu est le creuseur des tracasseries par plusieurs services de l’État en raison des taxes, redevances et autres prélèvements non reconnus par les dispositions légales en vigueur.

Il y existe des taxes dénommés ” Services de tracasserie”, ” Ezalaka te” et autres taxes illégaux de 10$, 15$, 20$ voir même plus,  pour tous les mouvements et autres transactions des biens commercialisés comme témoignés par quelques marchands courageux interrogés par la délégation. Des résolutions devraient en tout cas être prises pour que le Trésor public se retrouve.

Retenons que la Rdc importe presque tout des pays frontaliers, mais n’exporte rien sauf les ignames et ” les Mabele”, les argiles que mangent les femmes.  Par ailleurs, la fraude et la contrebande qui prive l’État des recettes sont favorisées par la porosité des frontières et le taux élevé de la fiscalité. Il y a aussi l’inconscience des agents de l’État et l’incivisme des agents frontaliers qui sont complices des opérateurs économiques qui opèrent en toute fraude. Une autre raison favorisant la fraude et la contrebande,  c’est aussi l’absence des infrastructures dans les frontières (entrepôts et voies de communication). C’est ce qui fait que les pays voisins ont trouvé un moyen de déverser les marchandises en Rdc pour récupérer les devises, alors que le pays en a besoin.

Au regard de ce tableau sombre que présente les frontières congolaises, la délégation Gouvernementale a  promis cette fois-ci de prendre des mesures urgentes qui s’imposent en luttant contre la fraude qui se porte très bien dans les frontières et de conforter  l’économie nationale par rapport à toutes ses pratiques qui ne  respectent pas les dispositions légales. La délégation a regagné tard dans la nuit la ville de Kinshasa et compte poursuivre la mission cette fois-ci à l’Est du pays.

(JMNK)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse