Après sa publication au Journal Officiel le 14 mars 2018: Chantal Safou lance la vulgarisation du Protocole de Maputo

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En marge de la célébration de la Journée panafricaine des femmes et de la commémoration du 56ème anniversaire de l’organisation panafricaine des femmes, organisation devenue à ce jour une institution spécialisée de l’Union Africaine, la ministre du Genre, Enfant et Famille, Mme Chantal Safou a tenu hier un point de presse, dans lequel elle a annoncé officiellement les stratégies de vulgarisation du Protocole de Maputo et du cadre de suivi de sa mise en œuvre en République démocratique du Congo.

Dans son mot d’introduction, la ministre a indiqué que le Protocole de Maputo complète la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, en affirmant spécifiquement les droits de la femme africaine. L’adoption de cet instrument juridique constitue une avancée notable en matière de promotion des droits de la femme en Afrique, car pour la première fois dans son histoire, l’Afrique dispose d’un instrument juridique promouvant les droits de la femme. Elle a rappelé que le protocole de Maputo comporte 32 articles, abordant huit thématiques, à savoir l’égalité et la non-discrimination, la protection des femmes contre la violence, les droits relatifs au mariage, les droits à la santé et à la reproduction, les droits économiques, sociaux et culturels, le droit à la paix, la protection des femmes dans les conflits armés, les droits des groupes de femmes bénéficiant d’une protection spéciale.

Soulignons que le protocole de Maputo est entré en vigueur en 2005 après que le nombre requis de ratification ait été atteint, conformément à son article 29. A ce jour, plusieurs Etats membres de l’Union Africaine l’ont ratifié (36) et la plupart des pays se sont engagés dans des réformes visant à promouvoir les droits des femmes. La Rdc a adhéré sans réserve au Protocole de Mapuoto en juin 2008. Cependant, certains obstacles n’ont pas permis sa mise en œuvre. Il s’agit  de la non-publication au Journal Officiel pour le rendre opposable à tous et au-dessus de la législation nationale, en ce qui concerne les droits prescrits et protégés par ce texte africain.

Mais suite à un plaidoyer réalisé par le ministère du Genre, Enfant et Famille, celui de la Santé publique et des Droits humains, le Protocole de Maputo a été publié au Journal officiel à la date du 14 mars 2018. Cette publication, à en croire Chantal Safou, offre l’opportunité aux acteurs du domaine genre, étatiques et non étatiques, de procéder à sa vulgarisation et à sa mise en œuvre intégrale à travers le pays pour permettre aux femmes de jouir totalement des droits prescrits et protégés par le protocole.

Voilà pourquoi il est nécessaire de mettre en place un cadre de suivi et d’évaluation de la mise en œuvre du Protocole de Maputo en Rdc. Ce cadre sera composé des experts du ministère du Genre et associera les ministères sectoriels impliquées dans la promotion du genre et doivent tout mettre en œuvre au sein de leurs ministères respectifs, selon les approches développées dans la stratégie de vulgarisation, pour une sensibilisation et une mise en œuvre effective de toutes les dispositions du Protocole de Maputo.

Pour qu’il y ait un avortement médicalisé, il faut un viol

A l’occasion, Mme Chantal Safou a répondu à certaines questions de la presse, notamment : pourquoi avoir attendu près de 9 ans pour publier le Protocole au Journal Officiel ? Comment prouver que la grossesse dont il faut faire un avortement médicalisé procède du viol ? Comment se fera la vulgarisation du Protocole ? Par rapport à la vulgarisation, la ministre a rassuré que son ministère n’est pas à sa première vulgarisation. « Nous avons des mécanismes au niveau national et provincial qui nous permettront d’atteindre toutes les couches de la population. Dans cette tâche, la contribution des points focaux sera  de taille, … », dit-elle, avant d’insister que l’avortement médicalisé, c’est beaucoup plus pour les victimes de viol. Elle a martelé n’avoir jamais soutenu l’avortement et qu’elle sensibilise du reste pour une maternité responsable.

(Jean-Marie Nkambua)

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