Après Lubumbashi: Evariste Boshab en sapeur-pompier dans le territoire de Nyunzu

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En séjour dans la province du Katanga, le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur et Sécurité nationale est en mission d’itinérance dans cette province en proie aux conflits communautaires et identitaires.

Depuis des lustres, les peuples Bantous et Pygmées ont toujours cohabité pacifiquement. Curieusement, un démon de division a surgi dans cette province, lorsqu’on sait que certains leaders politiques originaires de cette province ont créé des milices et autres insurgés dits Bakata Katanga. Depuis des jours, ce déséquilibre a perduré entre ces communautés précitées. Parti de Kinshasa avec un bâton de pacificateur, c’est le mercredi que le parton de la territoriale a quitté Lubumbashi pour Nyunzu, dans l’actuel district de Tanganyika, au Nord du Katanga. Mission qui le conduit pour éteindre le feu entre la communauté Bantou et pygmées en proie au conflit identitaire.

Dans la suite du Vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur et sécurité nationale, se trouve le ministre de la Défense nationale et anciens combattants, puis le Gouverneur de l’actuel Katanga, Moïse Katumbi.

Après les honneurs militaires à l’aéroport de Nyunzu, cape vers la tribune pour le traditionnel contact avec la foule. Cette dernière venue en masse comme le témoigne ces images de notre confrère Claude Pero Luwara prise à Nyunzu, témoigne combien Evariste Boshab était attendu dans cette cité en sapeur-pompier.

Il faut dire que le Vice-Premier ministre en charge de la territoriale avait du mal à croire la manière dont ce conflit avait pris de proportion de proportions inquiétantes, avant de mettre en garde tous les fauteurs en eau trouble. C’est alors qu’il a amené toute sa délégation dans la périphérie de Nyunzu, où les peuples autochtones et les bantous se sont réfugiés. C’est à cette étape que le Gouverneur de la province Moïse Katumbi Tchapwe a pris le relais en trouvant une formule de réconciliation lorsqu’il disait en Swahili : « Be ngine bakuyeuku, bengine bendeuku. Tu tchanganembele, djomitasema. Miye ni ko na ba ministres apa, niko na balamukiya, na kilamuntu alamukiye nduku yake kama atakufwa », entendez « Que les uns aillent dans ce sens et les autres dans un autre sens. Soyons ensemble avant que je ne parle. Je suis avec les ministres ici, je vais les saluer et que chacun de vous serre la main à son proche et nous allons voir s’il y aura des morts », a dit le patron de l’exécutif provincial.

Ceci sous-entend qu’une simple salutation n’effraye personne, ni n’appelle pas la mort ni susciter la haine entre frère. Dans la même logique, Evariste Boshab en a appelé au calme et à la paix, lorsqu’il dit : « entre peuples autochtones et bantous, depuis des millénaires, nous avons vécu sans problème. Aujourd’hui, on est en train de réveiller le sentiment de ronger les uns vis-à-vis des autres, c’est inadmissible », a condamné le patron de la territoriale.

La tempête est passée

En vrai pacificateur, le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, après avoir convaincu les uns et les autres à vivre pacifiquement comme dans les temps immémoriaux en communauté entre ces deux peuples, une enveloppe consistante a été remise aux réfugiés de ce drame communautaire pour soulager leurs peines. Au finish, Evariste Boshab a réussi sa mission de pèlerin pacificateur dans cette province. En retour, les deux peuples ont promis de cheminer ensemble comme ce fut dans le temps. La prochaine étape semble être la ville de Kamina pour une mission relative au fonctionnement des institutions dans cette province.

(Pius Romain Rolland )

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