Apres l’opération « likofi » Kuluna : Chassez le naturel, il revient au galop

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La sécurité publique à Kinshasa requiert d’énormes moyens et un suivi, pour ce qui est de maitriser les gangs appelés « kuluna ». Ceux-ci dérangent la tranquillité de paisibles citoyens, au lendemain du temps d’arrêt de l’opération Likofi. Mercredi dernier vers midi, deux groupes antagonistes de jeunes non identifiés se sont affrontés à proximité du boulevard Lumumba au croisement avenue de la Funa. Des témoins les ont assimilés aux gangs de ravisseurs communément appelés « kuluna ».

Des acteurs rivaux portaient des armes blanches dont notamment de grosses pierres, des morceaux de vitres, des tessons de bouteilles. Ils se les lançaient, et cela au grand risque des passants qui eux, craignaient pour leur sûreté. « Avec tout ce que nous font vivre ces kuluna, c’est de l’insécurité pure et simple. Où est donc partie l’opération Likofi ?», s’est lamenté un père de famille. Visiblement, l’on ne sait plus à quel saint se vouer, a renchéri une dame qui était prise de panique suite à la scène de bagarre qu’elle venait de vivre. Le cas des inciviques non identifiés, troublant la quiétude de la population kinoise par-ci par-là, est un problème auquel l’autorité compétente doit trouver une solution. « Tout compte fait, il est impérieux que ces inciviques de « kuluna » soient réprimés. Ces jeunes inciviques qui se livrent bagarre sur la place publique, sans crainte d’être interpellés par les forces de l’ordre, ont besoin d’une rééducation », a relevé un observateur. Et d’ajouter : l’opération likofi avait pourtant de bonnes visées de réprimer les grands chefs de kuluna qui semaient la pagaille sur la ville de Kinshasa. La question se pose de savoir pourquoi ce répit ? Pourquoi l’autorité laisse-t-elle la situation moisir sous sa barbe ? Il est vrai qu’au lendemain de l’opération likofi, de nombreux jeunes gens ont revu leur manière de se comporter, afin qu’ils ne soient pas pris pour  cible par la police congolaise. Mais après un temps, petit à petit, tout se passe comme le prévient un adage : chassez le naturel, il revient au galop. Car de vieilles habitudes ont refait surface, celles de troubler l’ordre public. Et cela, comme si la police n’existe pas. Il sied de signaler que les causes tant qu’elles persistent, les effets aussi demeurent. L’opinion est d’avis que l’encadrement et l’emploi pour les jeunes devraient être prioritaires dans l’action gouvernementale. C’est tout simplement puisque ce qui doit être fait, pour que cela ne persiste plus, ne l’est pas malheureusement. Elle poursuit en déplorant le fait que le problème est touché à ses manifestations et non à ses causes : la pauvreté de la majorité de la population. En conséquence, l’oisiveté d’un grand nombre. Un père de famille interrogé, a montré que ce n’est pas intéressant de chaque fois résoudre un même problème, et cela après deux ans. Pendant ce temps, plusieurs autres problèmes attendent leurs résolutions.

(Mamie Ngondo)

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