Après l’espoir suscité par la main-d’œuvre chinoise

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La dégradation des chaussées complique la circulation routière à Kinshasa

Il ne fait pas bon de rouler sur les chaussées de Kinshasa, tant et si bien que l’état des chaussées ne rassure plus. Et les transporteurs, premièrement, en font les frais, car craignant pour des dépenses que pourraient générer des pannes. Cette situation survient quelques mois après l’intervention magistrale de la main-d’œuvre chinoise, dans le cadre du programme de la réhabilitation et la modernisation des chaussées. En effet, l’ampleur que prend la dégradation des chaussées risquerait de faire croire aux âmes sensibles que l’espoir s’est volatilisé, que Kinshasa ne pourrait plus se retaper ses routes. Des véhicules ont déserté la jonction des avenues Commerce et Luambo Makiadi (ex Bokassa), où les eaux stagnantes empêchent au conducteur de se faire une idée sur le creux de la chaussée où il place les pneus. L’avenue Luambo Makiadi est la principale voie  d’entrée au marché central. Pour l’heure, elle mérite un coup de balai d’envergure, partant de sa jonction avec l’avenue Kabambare.

L’état  des routes à Kinshasa a préoccupé plus d’une fois la rédaction du quotidien « L’Avenir », qui en a réservé de l’espace dans ses colonnes.

De Kianza à Commerce en passant par Victoire : Les artères de Kinshasa entre dégradation et mépris du code routier

La révolution  de la modernité ne doit pas être un slogan ; elle doit prendre en compte tous les aspects de la vie socio-économique du pays. L’état actuel des routes à Kinshasa remet en cause tout ce qui a été fait jusqu’à ce jour par les constructeurs chinois. Car la dégradation est le maître-mot sur les artères de grande circulation. Des plaintes sont enregistrées de part et d’autres, d’un coin à l’autre de la capitale, au sujet des routes. L’avenue Kianza dans la commune de Ngaba a perdu de son asphalte. L’avenue Victoire et même celle du Commerce, au centre ville.  Cette situation revêt une ampleur particulière partant, en un temps où le taux de circulation de véhicules et de piétons a galopé à Kinshasa.

Sur l’avenue Kianza, en effet, la dégradation s’observe partant du marché de Ngaba, jusqu’à la jonction avec l’avenue de l’université. Sur ce parcours d’environ deux kilomètres, la circulation routière est devenue une rude épreuve pour les usagers de la route. Les chauffeurs peinent à s’en sortir, surtout que la chaussée qui est déjà exigüe, doit être partagée entre automobilistes, motocyclistes voire pousse-pousseurs. Selon des témoignages, en effet, des scènes de disputes sur la chaussée sont quelquefois observées à des heures de pointe, Kianza ayant vocation d’une avenue commerciale. Des parkings bordent la chaussée, de gros véhicules en provenance du Bandundu en stationnement, prolongent leur présence e part et d’autre de la route. Bondés de marchandises, les uns attendent d’être déchargés, les autres l’heure du départ pour quitter Kinshasa. Il y a  aussi des équipages qui stationnent dans des parcelles alentour, où la circulation routière ne peut être perturbée.

Où sont passé les Chinois avec leurs entreprises de construction connues et leur présence dans des chantiers en certains endroits à travers Kinshasa, après avoir suscité espoir par la réhabilitation de routes ? L’interrogation est suspendue aux lèvres, car l’on constate qu’il y a certains artères qui sont abandonnés et se trouvent actuellement dans un état de délabrement avancé,  impraticable, inaccessible par les véhicules. Cela occasionne des embouteillages et bouchons, surtout à des heures de pointe.

Victoire, un « miroir » qui se dégrade 

L’avenue de la Victoire traverse la commune de Kalamu, partant du croisement avec l’avenue de l’Université jusqu’à la jonction avec l‘avenue Saio, dans la commune de Kasa Vubu. Cette avenue devient impraticable. Au niveau  de la place des artistes au rond-point Victoire, il y a des nids de poule qui rendent la circulation difficile aux automobiles. Au croisement des avenues Shaba et Victoire, le scénario est pareil. Une autre alerte est liée à une avancée érosive   devant le bureau de la police qui est entre le Rond-point Kimpwanza et l’avenue Saïo.

En cas de forte pluie, il n’est pas aisé de rouler sur les artères de Kinshasa. Non seulement en ces endroits cités mais aussi dans les voies secondaires dans les quartiers. Et cela complique le transport qui devient difficile. Les usagers de la route demandent à l’autorité compétente de revoir son cahier de charges, afin de redonner à Kinshasa sa plus belle robe de jadis, à l’époque de « Kin la Belle ».  

Révolution de la modernité et paradoxe : trop de véhicules et peu d’égard au code de la route

L’élargissement de certaines avenues de Kinshasa ne semble pas non plus arranger les choses… A l’image des boulevards Lumumba et 30 juin, passés de deux à quatre voies et qui sont des voies les plus dangereuses de la capitale, en raison des fortes vitesses que les conducteurs y ont adoptées.

Pour nombre d’usagers de la route, au-delà de la sensibilisation, l’autorité publique doit faire respecter la loi.  Il faut sanctionner et éviter le laisser-aller,   pour que  personne  n’ait le plaisir de violer le Code de la route. L’avis du ministre des Transports Justin Kalumba qui répond : “A travers cette moralisation du comportement routier, l’objectif est de réduire de moitié le nombre des personnes tuées sur la route dans les cinq prochaines années. Il s’agit de prêcher le civisme routier. Nous mettrons d’abord l’accent sur l’éducation avant la répression. A l’issue de cette campagne, la délinquance et l’incivisme sur la route seront parfaitement sanctionnés.”

Un adage suggère ce qui suit : « quelle que soit la durée de la nuit, le jour finit par se lever ». Ceci pour dire que quand un tronçon, hier récusé pour raisons des travaux a été relancé, la satisfaction que cela génère fait oublier vite les mauvaises humeurs de la veille. Une situation relative aux embouteillages, corolaire direct.                                                                                           Les chaussées de Kinshasa changent de visage, certes. Cela grâce à la volonté politique exprimée à travers le programme de la révolution de la modernité, dont notamment le volet consacré aux routes.  Pour l’heure, des voix s’élèvent pour faire observer qu’une chose est d’avoir des routes dans un état acceptable, une autre d’entourer celles-ci des dispositions d’une sécurité maximale. La finalité étant de préserver les usagers et de favoriser une utilisation convenable de cet énorme outil du développement qu’est la route moderne.

Après la mise en ligne de nouveaux bus : Quid de la réhabilitation des avenue Kikwit et Elengesa

Le gouvernement de la République a tenu parole, en mettant en ligne de nouveaux bus, dont notamment la Transco et ceux surnommés « esprit de mort ». Le nombre (plafond) de bus, selon les est de deux cents, toutefois rien n’indique pour l’heure, si le lancement sera unique ou progressif. Car l’engorgement des chaussées aux heures de pointe n’est pas une réalité méconnue des décideurs. A ce jour, les travaux amorcés de mise en valeur de l’avenue Kikwit sont en stand-by. Et pour l’heure, l’avenue de l’Université a journellement du mal à contenir le flot de trafic se déversant sur elle. Cette avenue non asphaltée, part de l’entrée principale de la concession de la Foire internationale de Kinshasa (Fikin) jusqu’à l’avenue Elengesa, aux frontières des communes de Kalamu et Ngiri Ngiri. Elle relie de ce fait, et non hasardeusement six communes en ligne droite : Lemba, Limete, Kalamu, Ngaba, Makala, NgiriNgiri. La réhabilitation de l’avenue, au dire des observateurs de la circulation routière à Kinshasa, n’est pas simplement un vœu, mais une œuvre raisonnée qu’exige le désengorgement des chaussées de Kinshasa. Pour l’heure, il est des chantiers (routes) qui avancent au pas de tortue. C’est le cas de l’avenue By Pass, entre l’Echangeur de Limete et la station-service du quartier Salongo, en allant vers le rond-point Ngaba. Les travaux sur le boulevard Lumumba, dans l’étendue comprise entre le pont Matete et le quartier 1/N’Djili sont quasiment au point mort. Dans le même ordre d’idée, la réhabilitation de l’avenue Elengesa est au centre des préoccupations, à l’heure où désengorger les chaussées de Kinshasa se pose en termes d’urgence. Parlant de l’avenue sue évoquée, un automobiliste a confié : « si l’on réhabilite l’avenue Elengesa, elle va déboucher, sur l’avenue By Pass, au niveau de l’arrêt appelé courant, sur la route de Mont-Ngafula. Et cela permettrait largement de réduire la fréquence des embouteillages sur ce tronçon », a-t-relevé.

En somme, ceci laisse comprendre que le lancement de nouveaux bus a beau être une réponse à un besoin social, mais l’état de la circulation routière à Kinshasa dans le contexte de la Révolution de la modernité appelle un véritable curage.

 

( Payne &RTM)

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