Après les haricots: Les prix du fufu et du maïs prennent l’ascenseur

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Le marché local des biens de consommation poursuit son ébullition, à un mois de la rentrée des classes. Après les haricots, les prix du fufu et du maïs deviennent un casse-tête pour les ménagères. En effet, le prix du mesurage courant des haricots a été revu à la hausse, début juillet dernier. La flambée est survenue d’un cran, au lendemain d’une alerte médiatique appelant à la non- consommation du poulet. Dorénavant, les ménagères devront ajouter trois-cents francs congolais (300 fc) (environ 3,5 dollars) à ce qu’elles déboursaient pour acheter des haricots. Car dans leurs variétés, la qualité qui coûtait neuf-cents (900 fc) le récipient appelé couramment « sakombi » (du nom d’un ancien gouverneur de Kinshasa fin décennie soixante-dix), a un nouveau prix : mille deux-cents francs congolais (1200 fc). La même mesure d’une autre qualité passe de mille francs (1000 fc) à mille trois-cents (1300 fc) et une tierce encore, de mille cent francs congolais  (1100 fc) à mille quatre-cents (1400 fc).

Pour le maïs, le prix a grimpé de 25 %, c’est-à-dire que le mesurage local appelé couramment Ekolo (d’environ 900 grs) de la farine de maïs qui se vendait à 800 francs congolais, se vend depuis le week-end dernier à 1.000 francs congolais (plus d’un dollar américain). Aussi, apprends-t-on que le prix d’un sac des cossettes de manioc est aujourd’hui à plus de 40.000 francs congolais (plus ou moins 45 dollars américains), alors qu’il se vendait la semaine dernière à 35.000 francs congolais (une différence de plus de cinq dollars américains.

Quand les vivres frais déterminent la survie des ménages à Kinshasa  

A l’heure où les ménages de Kinshasa prennent distance de la consommation du poulet, les milieux officiels sans parler double langage, mobilisent aussi bien pour le « Consommons congolais » que pour appeler à consommer le poulet  et par ricochet, les vivres frais. Une situation qui embarrasse plus d’un ménage kinois, dans un contexte où les chambres froides devenues déterminantes pour la survie des ménages, sont dépendantes des importateurs locaux des vivres frais. En effet, pas une rue de la ville province n’est étrangère aux grillades et aux restaurants de fortune appelés communément « malewa », où les mets à base des vivres frais font la spécialité.

L’alerte sur la non-consommation du poulet présumé de qualité douteuse amène préventivement des ménages à choisir par deux fois, dans la gamme des chambres froides. Ceci entraînant cela, les décideurs devront faire d’une pierre deux coups, pour prévenir un quelque embrasement du marché, voire gérer des effets connexes. Car visiblement, des commerçants véreux ont saisi la balle au bond, pour faire entendre la voix de la surenchère. Dans son édition du lundi 4 mai de l’année en cours, « L’Avenir » a publié un long article, en page 7 (dont un extrait suit), décriant notamment des manœuvres de certaines chambres froides, dans la commune de Matete, gardant sur le marché des vivres  moisis.

L’insécurité  alimentaire éprouve les gestionnaires de marchés

Dans le contexte kinois, l’insécurité alimentaire est une réalité amplement éprouvante. Les acteurs du marché s’y frottent d’ordinaire: les vendeurs et vendeuses, les consommateurs et les gestionnaires de ces lieux. Un père de famille liant la dégradation continue de l’environnement à la montée de maladies diverses à Kinshasa : le choléra, la fièvre typhoïde, la verminose, etc. s’est estomaqué en ces termes : « Dans le contexte du pouvoir par et pour le peuple, la persistance de la menace liée à l’insalubrité ambiante dans les marchés de Kinshasa devrait interpeller au plus haut point les décideurs. Ceci d’autant plus qu’à tous les niveaux, la gouvernance est motivée par le programme de de la révolution de la modernité qui prône  notamment le changement de mentalités. Dès lors, il s’observe des contradictions dans la gouvernance courante puisque l’autorité, tout en prônant un plan de gouvernance tenant compte des préoccupations de santé publique, laisse faire paradoxalement des acteurs qui, dans leurs secteurs d’activités respectifs, sapent les efforts entrepris pour atteindre des objectifs liés à un mieux–être individuel et collectif », a-t-il regretté.

(Payne )    

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