Après les festivités de fin d’année: Les écoles activent le recouvrement des frais scolaires

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Vue des élèves indécis, trainant hors de la grille de l’école (ph tiers)

Après les vacances de fin décembre, les écoles qui ont rouvert hier,  annoncent déjà les couleurs. Il s’agit d’activer le recouvrement des frais scolaires. Ce tableau désolant d’élèves exclus de l’école par suite d’insolvabilité est courant, et entré dans l’imaginaire collectif kinois. En effet, tous les matins dès 9heures, des groupes d’élèves en divagation sont perceptibles dans les rues de Kinshasa. Ce sont des élèves non en règle des frais scolaires et qui sont renvoyés à la maison sans ménagement. L’après-midi, c’est à partir de 13 heures 30 minutes, soit une heure après le début de la deuxième vacation. Un promoteur d’école a livré cette confidence : « C’est le mois de décembre, les fêtes approchent, les enseignants doivent festoyer avec leurs familles. Et ils ont le regard porté sur moi, je dois les payer pour qu’ils soient à la hauteur d’apporter sourire à leurs familles pendant les fêtes. Pour cela, je dois bousculer les parents en mettant les enfants dehors », a-t-il dit.

Depuis des  décennies, en effet, l’exclusion des élèves non en règle des frais scolaires a été adoptée comme moyen de pression sur les parents. Plus d’une fois, le gouvernement s’est opposé à la pratique, mais sans succès.

En effet, chaque année scolaire présente ses « spectacles d’élèves litigieux ». Ceux-ci sont en vadrouille, faute de retourner instamment à la maison. Une fois en dehors de leurs écoles respectives, ces élèves pénalisés se regroupent en fonction de leurs affinités. La tentation d’errer en lieu et place de prendre le chemin de la maison habite le mental collectif des élèves en pareilles circonstances. D’où, le déséquilibre psychologique entrainant quelquefois à l’égarement filles et garçon d’âge pubère.

Quand le gouvernement s’oppose, des écoles persistent dans la pratique    

Officiellement, le gouvernement de la République n’a jamais Cette situation des élèves hors de l’école à cause des frais scolaires n’a, en réalité, jamais été acquiescée par. Du pareil au même, cela préoccupe bien des parents qui prennent à cœur le devenir de la jeunesse. A chaque école fonctionne un comité de parents considéré comme une structure partenaire et interlocutrice de l’établissement. « A l’impossible, nul n’est tenu », renseigne un adage. Au Congo, les écoles fonctionnent en dehors de subvention. Celles du secteur privé font entendre une voix plaintive, demandant notamment à l’Etat de réduire les charges fiscales.                                               Dans le même ordre d’idée, les services publics qui s’occupent de l’énergie les catégorisent dans l’ordre de consommateurs commerciaux. Une clause qui sous-entend des factures assez gonflées. Ce qui déplaît aux écoles du secteur privé qui se disent méprisées. « A ma connaissance, beaucoup d’écoles du secteur public ne s’acquittent même pas des factures d’énergie. Entre-temps, les services concernés nous taxent à nous étrangler, et pourtant les élèves que nous recueillons appartiennent à l’Etat », a déploré un gestionnaire d’école du secteur privé. Les parents sont donc appelés à mettre la main en poche, pour scolariser leur progéniture. Faute de quoi, s’ensuit l’exclusion. Et un préfet d’école de témoigner : « Les écoles, soient-elles du secteur privé sont des œuvres sociales. En imposant des taxes démesurément et des factures d’énergie comme si ces établissements avaient vocation commerciale au sens brut du terme, l’Etat les met en situation d’user des moyens à disponibles et imaginables, pour mobiliser les fonds, afin de nous acquitter de nos charges. (…) », a-t-il fait savoir.

(Payne)

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