Après les concertations à la PAJ: Vers l’adoption de la loi électorale

Comme annoncé samedi,  en plénière,  par le Président de l’Assemblée nationale, les concertations politiques ont commencé hier dimanche autour de la Commission PAJ pour un toilettage consensuel de la loi électorale, et vont se poursuivre aujourd’hui dans la matinée. Et ce, après que les députés de l’opposition aient claqué la porte, lors de la séance plénière de la semaine dernière, parce que leurs propositions n’étaient  pas prises en considération par la Majorité Présidentielle. Le vote de cette loi importante interviendra  probablement  dans l’après-midi de ce lundi,  afin de doter la CENI d’un texte très capital pour l’organisation des élections.

C’est ainsi qu’une réunion spéciale  de ces concertations a été présidée par le premier vice-président de l’Assemblée nationale,  Luhonge Kabinda Ngoyi, qui avait à ses côtés le deuxième vice-président, Rémy Massamba. Soulignons qu’une forte délégation des députés de l’opposition a participé à ces concertations et a fait des propositions concrètes, en présence de quelques députés de la Majorité Présidentielle, essentiellement ceux qui siègent au sein de la commission PAJ, notamment l’honorable Pius Muabilu Mbayu Mukala.

A l’issue des échanges, le vice-président de la chambre basse du Parlement n’a pas caché sa satisfaction sur la volonté de chaque camp à trouver un consensus essentiel pour la concorde nationale. Le débat final avec l’examen des amendements et le vote article par article de cette loi électorale est prévu pour ce lundi, en plénière.

 « L’avantage est que vous avez suivi hier qu’une partie de l’opposition parlementaire avait quitté la salle pour n’avoir pas été comprise sur leurs propres propositions. Ils proposaient une ou autre chose qui n’était pas dans le texte de loi, ce que la Majorité a rejeté », a dit le vice-président Luhonge Kabinda Ngoy, avant d’ajouter que l’avantage était de rapprocher les points de vue des uns et des autres sur le seuil électoral et le cautionnement. Nous avons des points de vue qui sont suffisamment avancés. Nous allons nous retrouver pour finaliser la compréhension, avant les travaux en plénière.

La même satisfaction était perceptible au niveau des députés de l’opposition. C’est le cas du député Léon Mondole qui a souligné que les revendications de l’opposition sont au nombre de trois. « La première, c’est sur le seuil d’éligibilité. Nous avions trouvé que le seuil d’éligibilité pose des problèmes vis-à-vis de la constitution et des lois de la République. Il exclu les candidats indépendants et introduits une notion d’injustice vis-à-vis du parti et du candidat. La 2è revendication est liée à la machine à voter. Nous avons trouvé qu’elle peut nous poser beaucoup de problèmes et introduire les contestations pour ces élections que nous voulons apaisées. La 3è est liée au cautionnement que nous avons trouvé exorbitant et qui favorise les candidats riches que ceux qui sont pauvres », a-t-il indiqué, tout en espérant que là où il y a les hommes, il y a toujours une possibilité de s’entendre. Et suit sûr que la nuit va porter conseille à la Majorité Présidentielle et à l’opposition. Nous devons  agir dans l’objectif pour l’intérêt de la République.

Pour sa part, la Majorité Présidentielle n’a pas voulu entrer dans les détails, au risque de mettre en difficulté les consultations en cours. « … les amis étaient partis, c’est une bonne chose qu’ils soient revenus. Aujourd’hui ils sont rentrés, c’est une bonne chose. Nous n’allons pas entrer dans le détail pour donner la chance à ce que ces négociations réussissent.  C’est vrai qu’au début nous avions des positions extrêmes, mais au fil des débats, nous sommes arrivés à rapprocher nos divergences. Je crois que demain nous allons arriver au consensus pour permettre à ce que la loi soit votée dans le calme, dans la sérénité.

D’autres députés de la majorité ont salué ce retour de leurs collègues de l’opposition aux travaux d’élaboration de cette loi électorale dont la promulgation aura un impact immédiat sur l’application du calendrier électoral publié par la Ceni, et qui fixe les 3 scrutins présidentiel, législatif national et provincial au 23 décembre 2018.

(JMNK)

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