Après les assurances de la Grande-Bretagne: A. Minaku rassuré du soutien du Canada au processus électoral

par -
0 330
Le diplomate Simard Nicholas, nouvel ambassadeur du Canada en Rdc, répondant hier aux questions de la presse/Ph. A.N
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

La série continue au bureau du président de l’Assemblée nationale, avec les assurances du soutien des acteurs clés de la Communauté internationale au processus électoral en cours en République démocratique du Congo. Après avoir reçu la promesse de soutien du gouvernement britannique la semaine dernière, et après s’être rassuré de la poursuite de l’appui de la Monusco à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Aubin Minaku Ndjalandjoko a encore obtenu les assurances du Canada de soutenir le processus électoral en cours en Rdc.

C’était à l’issue de l’audience qu’il a accordée ce mercredi 21 février 2018 dans son cabinet de travail au Palais du peuple, au nouvel ambassadeur du Canada accrédité en République démocratique du Congo, M. Simard Nicholas. A l’issue de cet échange fructueux, le diplomate canadien a tenu à souligner avant tout que cette visite est une première occasion pour lui de rencontrer comme ambassadeur, le speaker de la Chambre basse du Parlement congolais, depuis qu’il a pris ses nouvelles fonctions.

L’ambassadeur Simard Nicholas a ainsi révélé à la presse que leurs discussions ont beaucoup plus porté sur la situation politique axée sur la préparation des élections. S’adressant toujours à la presse, il a indiqué qu’ils ont également échangé sur la coopération entre le Canada, la Rdc, et la Francophonie. « Parce que, avant d’être ambassadeur du Canada en Rdc, j’étais au sein de la Francophonie. Et à l’occasion de la visite aujourd’hui, du directeur de cabinet de Mme Michaelle Jean, la Secrétaire générale de la Francophonie, nous avons parlé du renforcement de la coopération entre l’OIF, la Rdc et le Canada », a indiqué le diplomate canadien.

Aussi, l’hôte d’Aubin Minaku a rassuré que son pays le Canada soutient le processus électoral en cours en Rdc, à l’instar des autres acteurs de la Communauté internationale. « Nous souhaitons que ce processus soit le plus transparent, le plus inclusif, et le plus participatif possible. Et nous soutenons le processus électoral en Rdc pour que les élections se déroulent à la date prévue, le 23 décembre 2018. Evidemment, il y a un dialogue politique qui doit avoir lieu. Il faut que l’espace démocratique soit davantage ouvert. Donc, cela implique la participation de tous les partis politiques, et la capacité des parties de pouvoir se réunir, de pouvoir exprimer leurs idées », a enfin précisé le diplomate canadien.

Cap sur les élections

Comme on peut s’en rendre compte, le processus électoral en République Démocratique du Congo atteindra son point culminant le 23 décembre 2018 avec la tenue de trois scrutins combinés au suffrage universel direct, pour la première fois, conformément à l’Accord Politique Global et Inclusif du Centre Interdiocésain de Kinshasa et de la Décision N°065/CENI/BUR/17 du 05 novembre 2017 portant publication du calendrier des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales publié le 5 novembre 2017.

Il s’agit d’organiser le même jour 3 scrutins : Présidentiels devant consacrer pour la première fois une passation démocratique du pouvoir après 57 ans d’indépendance; Législatives nationales pour la troisième législature ; Provinciales pour le renouvellement des assemblées provinciales et au second degré, du Senat et des Gouverneurs en poste depuis 2007.

En termes d’évaluation, les faits rendent mieux compte de l’évolution dudit processus. Les activités suivantes ont été réalisées : La finalisation de la cartographie électorale de la République Démocratique du Congo avec la production de l’atlas électoral; 05 novembre 2017 : le calendrier électoral a été rendu public ; 25 novembre 2017 : le processus administratif et technique d’acquisition du système AFIS / ABIS de la déduplication des électeurs a été entamé. Les approbations des autorités compétentes ont été obtenues et le traitement ainsi que la consolidation des données des électeurs sont en cours pour le respect du principe de l’unicité de l’électeur dans le fichier électoral ; 24 décembre 2017 : la loi électorale adoptée au parlement a été promulguée. Cette loi définit entre autres le principe de la répartition des sièges pour tous les scrutins à venir ; 31 janvier 2018 : l’opération de révision du fichier électoral a été clôturée. Les statistiques brutes donnent: 46.057.894 électeurs inscrits sur la liste électorale dont 52% hommes et 48% femmes.

Ainsi, le calendrier électoral est en train d’être exécuté comme prévu. Les efforts sont concentres désormais sur : La publication des statistiques des électeurs par entités administratives ; L’adoption et la publication de la loi portant répartition des sièges ; L’audit du fichier électoral ; La convocation de l’électorat et l’inscription des candidatures ; L’identification et enrôlement des congolais résidant à l’étranger ; L’acquisition et le déploiement du matériel sensible et non sensible ; – L’identification, le recrutement, la formation et le déploiement de plus de 640.000 agents électoraux ; La tenue des 3 scrutins le 23 décembre 2018 suivis des indirects des sénateurs et gouverneurs en mars 2019. Ceci dit, il y a encore des défis à surmonter pour atteindre l’objectif du 23 décembre 2018. Ils sont d’ordre légal, financier, technico-logistique, sécuritaire et politique.

 

(Lepetit Baende)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse