Après l’Environnement et la Gouvernance: La BM présente ses réalisations dans le secteur des infrastructures

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Au centre, Ahmadou Moustapha Ndiaye, Directeur des Opérations de la BM

Pour le seul secteur des Infrastructures en Rd Congo, la Banque mondiale a aligné un budget de 2 milliards de dollars Us pour une dizaine de projets, soit 63% de son portefeuille. Cet investissement important a conduit à des résultats considérables, même si beaucoup reste encore à faire. Il s’agit notamment des 3000 Km de routes du réseau prioritaire réhabilitées, plus de 1,6 million de personnes additionnelles ayant accès à l’eau potable (projet PEMU), augmentation de la capacité de production à Inga I et II de 700 MW à 1300 MW, dont 55 MW sont déjà disponibles, et 230 MW seront disponibles en 2016 et l’accès à l’électricité pour environ 300.000 personnes, dont 60.000 sont déjà connectées, ainsi que l’éclairage public dans plusieurs quartiers de Kinshasa.

Après novembre consacré  au secteur de l’Environnement et mars au secteur de la bonne Gouvernance, la Banque mondiale a consacré le mois de mai 2016 au secteur des Infrastructures. Pour ce faire, les Coordonateurs  de projets étaient là, pour présenter à l’opinion ce qu’ils font effectivement pour appuyer le Gouvernement de la République dans son effort de développement économique et social, mais surtout parce qu’ils savent que les infrastructures sont le soubassement de tout essor économique et sont complémentaires aux secteurs productifs tels que l’agriculture, les mines et les manufactures.

Elles participent au bon fonctionnement des infrastructures de base telles que les écoles et hôpitaux et permettent aux entreprises de contribuer à l’économie du pays par la création de nouveaux emplois. « De bonnes infrastructures sont indispensables au développement socio-économique de la Rd Congo », a dit Ahmadou Moustapha Ndiaye, Directeur des Opérations de la Banque mondiale, avant d’ajouter que ceci est particulièrement vrai pour les secteurs des transports, de l’énergie, de l’accès à l’eau potable, des télécommunications et de l’aménagement des villes.  Après ce mot, un film a été diffusé, afin de présenter la situation de chaque projet et permettre ainsi aux Coordonateurs d’apporter quelques commentaires.

Qui des projets

Même s’il est difficile de parler spécifiquement de chaque projet, disons que le Projet de transport multimodal (PTM), dans  son volet fluvial, permet l’aménagement de la gare fluviale pour la traversée de Kinshasa-Brazzaville qui va fonctionner comme une aérogare. Et ce, pour permettre à ce que les opérations commerciales favorisent le commerce contre les deux pays. Ici, une précision de taille a été donnée, selon laquelle les provinces couvertes par le PTM vont passer de 7 à 13. En plus, pour apprécier des efforts fournis sur le chemin de fer, son Coordonateur, Lazare Dakahudjino confirme qu’il suffit de 7 jours contre 14 pour parcourir la distance comprise entre Lubumbashi et Mwene-Ditu.

Pour sa part, Léon Masoso qui gère SAPM-PMDE a insisté sur le fait que l’électricité, c’est le moteur du développement du pays. Pour lui, ces deux projets reposent sur les difficultés essentielles que connait le secteur de l’énergie (manque de maintenance, vétusté des matériels, etc.).  Il  a toutefois précisé qu’il y a une composante communautaire, qui a permis l’électrification et l’adduction d’eau de 7 villages). Il a aussi mis l’accent sur la distribution incessante de 133 cabines à Kinshasa, sans oublier l’installation de la fibre optique.

Du côté du projet Pro-Routes, Théophile Ntela a martelé sur la réouverture des routes en terre qui sont restées pendant longtemps fermées, la contribution du Gouvernement à travers le FONER et la procédure contraignante de la ratification des accords pour permettre au projet de se financer. Même si les routes en terre demeurent un défi, il a insisté sur le fait qu’il faut une sécurisation du mécanisme qui fait que les routes réhabilitées soient entretenues. Surtout lorsqu’on sait que l’entretien permet d’allonger la durée de vie de la route, mais aussi de créer des emplois. Pour terminer ce chapitre, disons que sur 58.000 Km, Pro Routes ne s’intéresse qu’à 15.000 Km jugés prioritaires.

Au sujet du projet PDU géré par le Coordonateur Damas Pundu, outre la première phase du projet qui consiste à la réhabilitation de quelques chefs-lieux des provinces (Bukavu, Kalemie, Kikwit, Kindu, Matadi et Mandaka), ce projet se préparer à exécuter la deuxième phase du projet qui  a trait à la Gouvernance avec le renforcement des capacités (gestion des finances publiques, la passation des marchés, la mobilisation des recettes, etc.). C’est ici qu’il faut insister que la Rd Congo connaît une croissance démographique et une urbanisation exceptionnelle. Et ce projet vise à satisfaire les besoins d’urgence et à renforcer les capacités institutionnelles.

AU sujet de la sélection des villes, disons avec le Directeur des Opérations de la Banque mondiale qu’il y a un fossé très important, celui de savoir, est-ce qu’il faut faire une répartition ou avoir une concentration dans une ville pour un impact visible ? Et la Banque mondiale travaille à ce sujet avec non seulement le Gouvernement, mais aussi avec d’autres bailleurs de fonds. Comme critères de sélection, retenons qu’une ville doit être chef-lieu d’une province, avoir une Mairie, éviter de prendre toutes les villes pour réduire le risque de saupoudrage. A ce sujet, disons  que la Rd Congo et la BM font une revue d’urbanisation de la ville de Kinshasa par rapport au risque érosif et la ville de Goma par rapport au risque volcanique.

Les chantiers d’avenir

Dans son mot d’introduction, Ahmadou Moustapha Ndiaye a indiqué que le contexte de fragilité de la Rd Congo, en plus de son état de pays post-conflit justifie la stratégie de développement adoptée par le Gouvernement et soutenue par la BM. Dans le secteur des infrastructures, cette stratégie se décline à travers cinq considérations importantes : l’arbitrage entre les besoins d’urgence et les besoins de développement durable, le partenariat prouvé, la balance entre le secteur public et le secteur privé, la production des études analytiques sectorielles et la promotion des projets transfrontaliers.

Au-delà de ce qui est dit, soulignons que les projets en cours de préparation pour l’avenir portent notamment sur : le projet d’aménagement des villes, en particulier la ville de Kinshasa qui est en passe de devenir la ville la plus grande d’Afrique ; l’industrie agro-alimentaire, les télécommunications, le projet sur l’accès à l’énergie électrique et de nouveaux projets qui viennent de démarrer tel que le financement additionnel au projet PEMU d’un montant de 166 millions de dollars Us qui permettra de fournir un accès à l’eau potable à un million de personnes supplémentaires, grâce à la construction d’une nouvelle usine de production d’eau potable à Kinshasa (station d’Ozone-capacité de traitement journalière de 110.000m3).

(Jean-Marie Nkambua)

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