Après l’enterrement de 421 indigènes qui a fait mouche: Encore 188 corps enterrés hier

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188 corps des indigents et abandonnés par les familles ont été enterrés hier à 7 heures du matin dans le cimetière Fula Fula à Maluku, commune urbano-rurale, située dans la périphérie de la ville –province de Kinshasa.

Cet enterrement initié par le Gouvernement provincial de Kinshasa vient de désengorger la morgue centrale de l’Hôpital de référence de Kinshasa, dont la capacité est de 310 places, et atteste encore une fois qu’il est de routine pour Kinshasa de procéder à ce genre d’enterrement, qui est loin de l’idée qu’on a voulu glisser dans les esprits de plusieurs personnes que l’enterrement du 19 janvier dernier était une fosse commune, et aurait une corrélation avec les morts des incidents déplorés pendant les trois folles journées du même mois. Que du mensonge pour discréditer la Rdc ! Heureusement que même la ténacité, elle-même a cédé face à la véracité des choses.

« J’ai décidé de suivre de près moi-même comment se fait l’enterrement de ces Congolais… Et voilà pourquoi je suis là. Je vais commencer à superviser ces enterrements, parce que après tout, ce sont des Kinois… On m’a fait des reproches à l’enterrement de 19 janvier… », a indiqué le Gouverneur de la Ville, masqué, présent au lieu d’enterrement, où ces Congolais devront reposer pour l’éternité.

Cependant, plus d’un observateur national comme international a finalement compris que dans une ville cosmopolite comme Kinshasa, la belle ville comptant plus dix millions d’habitants, souffrant malheureusement de manque des structures adéquates pouvant assurer une prise en charge adéquate de ses morts, est confronté plusieurs fois à l’abandon des cadavres, sans évoquer le cas des fœtus que l’on ramasse au quotidien.

Enterrement avec dignité

Initié par l’Hôtel de ville de Kinshasa, le Gouvernement provincial de Kinshasa a voulu cette fois-ci, prendre toutes les précautions pour honorer les mémoires de ces Congolais, bien qu’ayant été abandonnés par les leurs, en procédant à un enterrement proche de l’humanisme.

Cette fois-ci, sous l’impulsion du premier citoyen de la ville de Kinshasa, le Gouverneur André Kimbuta Yango, tous les services étaient au rendez-vous, notamment la Croix-Rouge de la République démocratique du Congo. Les cercueils étaient aussi visibles pour les 85 adultes, alors que les mort-nés et autres bébés jetés ont dû partager un cercueil pour cinq bébés, selon André Kimbuta Yango.

L’incapacité d’enterrer leurs morts

Plusieurs questionnements sont soulevés ici. Car, le problème est vraiment réel, et l’autorité qui devrait s’en charger en mettant en place une politique appropriée, semble regarder ailleurs. Et comme conséquence, le petit peuple qui ne se voit pas capable de débourser par exemple 3.000 Usd rien que pour enterrer son membre de famille dans le cimetière «  Entre Ciel et la Terre », passe par le raccourci en usant des moyens qui sont à sa portée. Soit, qu’on abandonne le corps et l’Etat s’en charge comme c’est le cas maintenant, soit encore on recourt vers un cimetière de fortune.

Ici, l’Hôtel de ville de Kinshasa qui devrait faciliter les choses, pèche. Le coût excessif fixé pour procéder à l’enterrement dans ce cimetière devrait interpeller. Et parmi les premières mesures à prendre pour justement diminuer le taux des corps abandonnés dans des morgues, c’est de revoir au rabais les frais relatifs aux funérailles. Aussi, les frais d’hospitalisation. C’est la fortune, que l’on débourse lorsqu’on a quelqu’un hospitalisé.

Ce sont là des points majeurs auxquels le gouvernement provincial de Kinshasa devrait s’atteler à résoudre, si pas à chercher une issue qui soulagerait un tant soit peu les Kinois.

(Yassa)

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