Après l’échec de la CENCO: Kabila s’engage

par -
0 512
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Lorsque le Quotidien L’Avenir prévenait sur le risque d’un échec de la mission de bons offices de la CENCO, d’aucuns ne pouvaient lui donner raison. L’impossibilité pour la CENCO de trouver un arrangement particulier entre les parties prenantes, en vue de la mise en œuvre de l’accord de la Saint-Sylvestre, a démontré à la face du monde qu’il n’y a que le chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange qui peut sauver le pays du gouffre et donner ainsi la chance à la démocratie congolaise.

C’est en cela qu’il faut situer la démarche de la délégation de la CENCO, conduite par son président, Mgr. Marcel Utembi, archevêque de Kisangani, qui est venue rendre compte au Chef de l’Etat de la fin, «à ce stade», de sa mission de bons offices et s’est, à cette occasion, remise au Chef de l’Etat en tant que Garant de la Nation, a dit l’abbé Nshole, son secrétaire général. Car «Si les choses vont bien au pays, c’est lui le Garant de la Nation et si les choses vont mal, c’est toujours lui le garant de la Nation», a-t-il martelé.

Pour le porte-parole de la CENCO, le Chef de l’Etat a suivi avec beaucoup d’attention le rapport des Evêques, avant d’ajouter qu’il a retenu du Président de la République son engagement, considérant que 98%  du travail fait est un acquis et que pour les 2 % restants, il s’engageait à les obtenir dans un bref délai. A la demande du Président de la République aux Evêques de faire des propositions concrètes pour une solution sur le reste de négociations, a dit M. l’Abbé Nshole, les princes de l’Eglise ont rappelé les propositions de la médiation sur les deux points des divergences en souffrance ; et le Chef de l’Etat a promis qu’il se baserait sur ces propositions comme points de départ pour obtenir de solutions attendues.

Le porte-parole de la CENCO a encore dit que le Président Joseph Kabila leur a fait une observation selon laquelle on aurait oublié que c’est pour organiser les élections crédibles et apaisées dans le meilleur délai qu’on discutait, car apparemment, on parle de tout sauf des élections et lui tient à atteindre l’objectif principal de ces négociations. Les Evêques de la CENCO, qui se disent contents et convaincus de l’engagement du Chef de l’Etat, ont fait savoir que le travail réalisé est pris en considération au plus haut niveau et que l’engagement est pris pour le parfaire à partir de différentes propositions faites par les évêques. «En ce terme-là, parler de l’échec c’est trop dur», a conclu M. l’Abbé Nshole.

Quid de la cérémonie de clôture des travaux de l’arrangement particulier

Pour rappel, le président de la CENCO a prononcé un discours dans lequel il a remercié le président de la République, les parties prenantes aux discussions du Centre Interdiocésain de Kinshasa, le peuple congolais, les professionnels des médias et le gouvernement pour la logistique et la sécurité.

L’heure est venue, a-t-il dit, de rendre compte de la mission de bons offices accomplie en deux phases dont la première a abouti à la signature de l’Accord du 31 décembre 2016. La deuxième phase s’est déroulée en deux temps. Du 10 au 28 janvier 2017, une première mouture a été réalisée et le consensus a été dégagé sur les points suivants : le gouvernement (principe, missions et format), le CNSA (composition, quota, etc.), le chronogramme (le renouvellement de la CENI, le CSAC, etc.). Les discussions devraient se poursuivre sur le mode de désignation du Premier ministre, la présidence du CNSA, le rôle de la CENCO au sein du CNSA, le chronogramme, etc.

Les résultats obtenus dans cette deuxième phase (du 16 au 27 mars 2017) sont loin de satisfaire la population, a-t-il regretté. Il y a deux points de blocage majeur : le mode de désignation du Premier ministre et la présidence du CNSA.

Concernant le mode de désignation du Premier ministre, le Rassemblement tient à présenter un nom, tandis que la Majorité Présidentielle insiste sur la présentation de trois noms. La CENCO propose qu’il y ait consultations entre le Rassemblement et le président de la République.  « Qui dit consultation dit plusieurs noms ».

S’agissant de la présidence du CNSA, la médiation propose que le président soit issu du Rassemblement, mais qu’il fasse l’objet d’un consensus. Les évêques ont constaté un manque de bonne volonté politique de la part des délégués. Voilà pourquoi, ils en appellent à l’implication du Chef de l’Etat pour la poursuite des discussions et demandent à la population de rester vigilante.

Avant la fin de son discours, le Secrétaire Général de la CENCO a lu le rapport du ministre de la Justice sur l’application des mesures de décrispation. La CENCO promet de donner le rapport de sa commission ad hoc sur les cas de Moïse Katumbi et Jean-Claude Muyambo dans les tout prochains jours à qui de droit.

(JMNK)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse