Après le succès récolté à Kananga: E. Shadary : cap vers Tshikapa

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Le VPM présidant la réunion de sécurité à Tshikapa
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L’homme de paix, le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, Emmanuel Ramazani Shadary, après avoir trouvé un arrangement particulier avec la famille régnante, a posé hier ses valises à Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï. Comme à Kananga, il s’agit aussi d’une mission d’itinérance, d’administration du territoire et de rétablissement de l’autorité de l’Etat, dans une province où il y a trois semaines, 49 policiers ont été sauvagement égorgés par des terroristes aujourd’hui en cavale et recherchés par les forces de sécurité. Dans ce chef-lieu de province en proie à la violence d’une rare atrocité attribuée aux miliciens terroristes opérant sous le label Kamwina Nsapu, Emmanuel Ramazani Shadary vient également apporter avec le concours des autorités locales et les forces de sécurité,  une thérapeutique de choc après que le feu de la guerre ait été éteint dimanche dernier à Kananga.

« C’est la première fois que j’arrive à Tshikapa, dans le cadre de la question que nous voulons régler. Nous venons ici pour rétablir l’ordre public, pour une mission d’itinérance, d’administration du territoire et avec mon collègue. Nous allons examiner  quelques questions relatives aux conflits coutumiers », dit-il, avant d’ajouter que le phénomène  Kamwina Nsapu appartient au passé. Vous avez suivi ce qui s’est passé hier à Kananga. Après un mois seulement, nous sommes entrés en contact avec la famille régnante. Nous avons utilisé une approche politique-diplomatique de négociation pour savoir ce que l’on devrait faire afin de trouver la solution à partir de ses racines.

A l’en croire, l’origine de la question, c’était la famille Kamwina Nsapu, qui avait perdu son chef de Groupement et cela a été fait hier. La famille elle-même a exhumé les restes du corps du chef coutumier et les a enterrés à Sapu, de manière à observer toutes les formalités coutumières. La famille a ouvert donc un deuil, et a informé la communauté  locale, nationale et internationale qu’effectivement au mois d’août 2016, Kamwina Nsapu est mort et maintenant ils l’ont enterré et il fallait ouvrir  la succession.

Et de préciser que la famille régnante s’est réunie quant à ce et a un nouveau chef. « Nous avons déjà signé un Arrêté ministériel pour le nouveau chef qui est à Kinshasa. La famille elle-même  a proclamé la paix. Il faut voir l’avenir de manière radieuse. Nous avons récupéré beaucoup de gens. Les mineurs, 54 au total qui ont  été présentés à l’Unicef,  qui a accepté de les prendre en charge pour qu’ils soient capables de participer au développement du pays », explique-t-il. Et de rappeler que le 19 mars dernier,  beaucoup de jeunes gens ont accepté l’appel du Gouvernement. Nous pouvons dire que cette affaire, à partir de sa base, a pris fin. Les autres, ils sont peut-être manipulés par une ou deux autorités du coin. Nous lançons un appel aux jeunes qui pensent que ce phénomène existe encore. Il a pris fin dans le Kasaï-Occidental. Que ça soit sur le plan coutumier, ce problème a pris fin. Nous devons travailler main dans la main. Nous avons lancé un dernier avertissement à tous ces jeunes. C’est pratiquement tout le monde qui a commencé à se rendre.  Il a terminé par dire qu’il est venu sceller cette paix pour que tout ce qui s’est passé dans cette province s’arrête. L’Etat va faire son travail, la loi sera appliqué, précise-t-il.

Soulignons que par la suite, il s’est tenue une réunion du Comité provincial de sécurité pour évaluer la situation sécuritaire de la province et prendre des mesures qui s’imposent dans différentes contrées de cette entité, notamment Malenga (où les 49 policiers ont récemment péri), Kapumba, Kamonya, Kamwesha, Luebo, Kampungu, Kamako, Kandiaji, Muansamba, Mutumba. Selon nos reporters, la situation  parait plus complexe, suite à la montée de la xénophobie vis-à-vis des Lulua originaires du Kasaï Central, particulièrement les ressortissants du clan Bajila Kasanga. Le défi parait certes complexes, mais Emmanuel Ramazani Shadary ne s’avoue  pas vaincu tant que les forces du mal ne seront pas anéanties avec l’appui de tous  et des médias en particulier pour dénoncer les tireurs des ficelles, prochains locataires des geôles du pays pour répondre de leurs actes.

(JMNK)

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