Après le dépôt de la motion: Kinioka sur une chaise éjectable

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Comme annoncé par le Journal L’Avenir dans son édition d’hier, la motion a effectivement été déposée au bureau de l’Assemblée provinciale de Kwilu, pour exiger le départ du Gouverneur Kinioka Kabalumuna. Lâché tant par son parti politique, le Parti Lumumbiste Unifié (Palu), que par la population à travers la Société civile, on ne voyait pas par quelle magie il allait se tirer de cette situation où les preuves ont été accablantes.

Les nouvelles en provenance de la province du Kwilu, ne sont pas du tout encourageantes. En effet, pendant que la réunion du  conseil de sécurité provinciale de lundi dernier se déroulait, le Gouverneur et son vice se sont empoignés et ont failli en venir aux mains. Le vice-gouverneur reprochant au Gouverneur la mégestion flagrante et le détournement au bénéfice de ceux qui l’avaient envoyé. Pour preuve, les taxes récoltées à Masamuna sont gérées par le neveu du Gouverneur et n’arrivent même pas dans les caisses de la province. En plus, la gestion des taxes récoltées à Kikwit est entre les mains de sa grande-sœur qui est chef de poste adjoint.

Voilà qui transparait aux yeux de tout le monde que le Kwilu est saigné à blanc par le Gouverneur Kinioka Kabalumuna, un homme totalement apolitique au service d’un ou des parrains qui avaient écarté l’ancien Commissaire spécial Balabala, au profit de ce dernier. C’est donc une mort programmée de cette province riche qui est observée devant les autorités et leaders provinciaux impuissants, si l’on n’y prend garde.

Kinioki désavoué par le Palu et la Société civile

Il sied de souligner que depuis son élection à la tête de la nouvelle province du Kwilu, le gouverneur Kinioka a brillé par sa mégestion, au point d’être, aujourd’hui, lâché par son propre parti politique, le Parti Lumumbiste Unifié (Palu). Sa richesse personnelle a pris la tangente, au même moment où la misère de la population s’est honteusement accrue. La société civile du Kwilu fut la première à décrier le pillage des ressources par le chef de l’Exécutif provincial. Elle a, par une pétition qui a remporté un franc succès et dont l’Avenir vous dévoile ici le contenu, réclamé son départ.

La Société civile a épinglé l’utilisation inadéquate des ressources financières (DGRK), d’autant plus que toutes les recettes perçues par le Régie financière du Kwilu, surtout au cette de Kikwit et à l’antenne de Masamuna prennent une direction inconnue que d’être logées dans le compte de la Régie  ou de la province.  En plus, ces ressources sont gérées de façon cavalière opaque et folklorique gestion qui ne respecte pas la filière normale telle que définie par la loi financière. La population se pose la question de savoir, où sont passés les 52.000.000 FC laissés dans la caisse de la province par Michel Bala Bala ?

Un autre fait reproché à M. Kinioka, c’est la non rémunération des agents et personnel œuvrant au Gouvernorat et à la DGRK. C’est au regard de tout ceci que la Société civile est d’avis que le Gouverneur incriminé est loin de concrétiser le rêve de la population. « Que cet ennemi du peuple soit mis hors d’état de nuire, nous populations, l’avons démantelé, les députés provinciaux savent tout ce qu’il fait de mauvais, s’ils ne disent mot, cette fois, ils seront complices dans la destruction méchante de notre province à l’immense potentialité intellectuelle, économique, sociale et politique », peut-on lire dans la pétition de la Société civile.

Disons que la Société civile a été rejointe par le Parti Lumumbiste Unifié (Palu) dont on ose espérer qu’il agit dans le strict intérêt de la population, sans autre arrière pensée.  « …Il avait promis de doter aux Prosec des motos en vue de leur faciliter la mobilité dans leurs juridictions. Promesse non tenue à ce jour. Il avait encore promis aux Prosecs de Bandundu-ville les frais de fonctionnement à la hauteur de 200.000 Fc par mois ; il n’a rien déboursé jusqu’à ce jour », indique une note du Parti Lumumbiste Unifié, qui ajoute que si on n’y remédie illico, ça diminue les chances de réussite du parti aux élections générales attendues. Son impopularité pourrait inciter la population au soulèvement et amener d’autres forces politiques à l’évincer, si nous même nous n’agissons pas à temps.

Et le Palu de renchérir que notre souci majeur, c’est que les dirigeants politiques issus du Palu impriment une bonne image pour le parti et laissent des traces positives dans l’exercice de leur fonction, comme ce fut le cas du Gouvernement Gizenga et Muzito dont le bilan a honoré le parti.

L’Avenir

 

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