Après l’alerte sur la non-consommation du poulet

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Le prix des haricots prend l’ascenseur

Le marché local des biens de consommation est en ébullition. Le prix du mesurage courant des haricots a été revu à la hausse. Dorénavant, les ménagères devront ajouter trois-cents francs congolais (300 fc) (environ 3,5 dollars) à ce qu’elles déboursaient pour acheter des haricots. Car dans leurs variétés, la qualité qui coûtait neuf-cents (900 fc) le récipient appelé couramment « sakombi » (du nom d’un ancien gouverneur de Kinshasa fin décennie soixante-dix), a un nouveau prix : mille deux-cents francs congolais (1200 fc). La même mesure d’une autre qualité passe de mille francs (1000 fc) à mille trois-cents (1300 fc) et une tierce encore, de mille cent francs congolais (1100 fc) à mille quatre-cents (1400 fc).

Il s’observe que cette flambée survient d’un cran, au lendemain d’une alerte médiatique appelant à la non- consommation du poulet. Les ménages kinois, voilà deux semaines, ont été prévenus par voie médiatique à cet effet. Quelques jours plus tard, un message propre à démentir des milieux officiels a été médiatisé. A la seule différence que ce dernier n’a pu changer l’attitude des ménagères dans le sens souhaité.

Quand les vivres frais déterminent la survie des ménages à Kinshasa

A l’heure où les ménages de Kinshasa prennent distance de la consommation du poulet, les milieux officiels sans parler double langage, mobilisent aussi bien pour le « Consommons congolais » que pour appeler à consommer le poulet et par ricochet, les vivres frais. Une situation qui embarrasse plus d’un ménage kinois, dans un contexte où les chambres froides devenues déterminantes pour la survie des ménages, sont dépendantes des importateurs locaux des vivres frais. En effet, pas une rue de la ville province n’est étrangère aux grillades et aux restaurants de fortune appelés communément « malewa », où les mets à base des vivres frais font la spécialité.

L’alerte sur la non-consommation du poulet présumé de qualité douteuse amène préventivement des ménages à choisir par deux fois, dans la gamme des chambres froides. Ceci entraînant cela, les décideurs devront faire d’une pierre deux coups, pour prévenir un quelque embrasement du marché, voire gérer des effets connexes. Car visiblement, des commerçants véreux ont saisi la balle au bond, pour faire entendre la voix de la surenchère. Dans son édition du lundi 4 mai de l’année en cours, « L’Avenir » a publié un long article, en page 7 (dont un extrait suit), décriant notamment des manœuvres de certaines chambres froides, dans la commune de Matete, gardant sur le marché des vivres moisis.

A Matete, des chambres-froides recrutent des revendeuses de poissons avariés

Dans la commune de Matete, des femmes accourent vers des chambres froides pour être recrutées comme revendeuses de poissons avariés, dans l’une ou l’autre chambre froide. Il y a aussi telle femme qui n’effectue pas nécessairement de déplacement, mais un employé de chambre froide, une connaissance lui apporte le lot destiné à être écoulé. Car à chaque quantité vendue correspond un pourcentage à percevoir, en termes de commission.
Ceci au regard de la quantité de poissons chinchards que des chambres froides revendent par des femmes de petite bourse interposées. Trois caractéristiques des poissons avariés accrochent d’emblée les bonnes consciences. D’abord, les stocks concernés quittent la chambre froide dès le coucher du soleil. Car à ces heures-là, les mains qui font le transfert du stock sont quasi assurées de ne pas être encombrées pas forte mobilisation de mouches. La deuxième caractéristique, l’âcre odeur qui s’en dégage. La troisième, les personnes destinées à écouler le stock à problème constituent hâtivement un réseau de sympathisantes. Et les poissons sont soumis à l’effet du sel pendant trois jours, avant d’être écoulés sous la forme de poissons salés. Pendant le temps de la salaison, le voisinage est soumis à la pollution, et les mouches se laissent entraîner à foison. Il ressort du message du responsable de l’OMS su-évoqué qu’une négligence nationale en matière d’insécurité alimentaire peut devenir une urgence mondiale. Car l’insécurité alimentaire joue négativement sur l’estimation de vie, expose l’organisme à des infections et crée une fissure au marché. D’un côté, les nantis qui s’efforcent d’éviter la saleté alimentaire et, de l’autre, la masse de pauvres habitués à l’insécurité alimentaire. Et dire que la santé n’a pas de prix !

L’insécurité alimentaire éprouve les gestionnaires de marchés

Dans le contexte kinois, l’insécurité alimentaire est une réalité amplement éprouvante. Les acteurs du marché s’y frottent d’ordinaire: les vendeurs et vendeuses, les consommateurs et les gestionnaires de ces lieux. Un père de famille liant la dégradation continue de l’environnement à la montée de maladies diverses à Kinshasa : le choléra, la fièvre typhoïde, la verminose, etc. s’est estomaqué en ces termes : « Dans le contexte du pouvoir par et pour le peuple, la persistance de la menace liée à l’insalubrité ambiante dans les marchés de Kinshasa devrait interpeller au plus haut point les décideurs. Ceci d’autant plus qu’à tous les niveaux, la gouvernance est motivée par le programme de de la révolution de la modernité qui prône notamment le changement de mentalités. Dès lors, il s’observe des contradictions dans la gouvernance courante puisque l’autorité, tout en prônant un plan de gouvernance tenant compte des préoccupations de santé publique, laisse faire paradoxalement des acteurs qui, dans leurs secteurs d’activités respectifs, sapent les efforts entrepris pour atteindre des objectifs liés à un mieux–être individuel et collectif », a-t-il regretté.

(Payne)

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