Après l’accident au marché de Selembao: Etablir les responsabilités

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C’était aux environs de 16 heures le jeudi 2 mars dernier qu’un grave accident s’est produit sur l’avenue de la Libération ex-24 novembre, dans la commune de Selembao. Un véhicule de la boulangerie UPAK qui descendait vers le centre-ville a connu une panne des freins.  Dans la folle course qui s’en est suivie, le camion  a ramassé autant de victimes sur son passage. Ce véhicule a aussi percuté les personnes qui se trouvaient le long de l’avenue ex-24 novembre à partir de l’Hôpital Sanatorium jusqu’à la station-service du marché de Selembao.

Selon des témoins émotionnés et rencontrés sur le lieu, les blessées ont été  acheminées à l’Hôpital de  Sanatorium.  Mais les sources non officielles parlent de plusieurs dizaines de morts.  Un bilan qui contredit celui du bourgmestre qui parlait  de 5 morts et 11 blessées. Chose grave, la population de Selembao en colère  et sans pitié s’est attaquée au véhicule de la compagnie UPAK en le brûlant et le chauffeur a le temps de se sauver. Les corps de victimes ont été évacués à l’Hôpital du Sanatorium et à l’hôpital général de référence de Kinshasa, pendant que quelques blésées étaient conduits dans les différents centres de santé de la place.

Pourquoi autant d’accidents ?

Ce énième accident suscite plusieurs autres. Pourquoi les vendeurs du marché Selembao et autres marchés de Kinshasa s’obstinent-ils à exposer leurs marchandises à côté de la chaussée principale, sachant que cela comporte des risques ? L’autorité municipale a-t-elle laissée faire ? Est-elle complice ou complaisante ?

Sinon, la vie humaine est sacrée pour tous, même si beaucoup de Congolais tardent à le comprendre. En analysant tous ces accidents qui interviennent à travers la ville de Kinshasa, l’on peut se demander si la mort fait encore peur aux Kinois ? Comment en est-on arrivé à ce drame en pleine capitale ? Si les vendeurs et vendeuses ont leur part de responsabilité en exposant leurs denrées alimentaires juste au bord de la chaussée, oubliant l’état de véhicules qui circulent à Kinshasa, disons que la grande responsabilité de cet accident revient à la municipalité.

Comment les services de la commune peuvent tolérer un tel comportement ? Gérer, c’est prévoir, dit-on. Une autorité qui n’impose la loi face aux vendeurs anarchiques, mérite-t-elle d’être conservée à son poste ? Et ce, même si les vendeurs reprennent leurs places oubliant le drame !

Non, même les animaux peuvent être mieux gérés. Si ces hommes et femmes n’ont pas assez de conscience pour fuir le danger  et les accidents, il y a quand même un Etat, un gouvernement, un bourgmestre  chargés de sécuriser la population et ses biens. Ce cas qui n’est pas le premier à Kinshasa, ne semble émouvoir personne. Du marché Matadi Kibala à Pascal/Masina, en passant par d’autres petits marchés, le tableau reste le même. Les vendeurs sont toujours sur la chaussée oubliant les étalages construits à cet effet dans les dits marchés. Où est l’autorité de l’Etat pour les contraindre ?

Curieusement, chaque jour, les agents communaux dont les policiers passent récolter  quelques billets de banque dont la destination demeure à ce jour inconnue. Que faut-il faire réellement pour que le gouvernement de Kinshasa se réveille de son profond sommeil et passe à l’action ?

(Nephtalie Buamutala Usseni)

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