Après la publication de l’examen d’Etat: Des semeurs de troubles se heurtent à la constance des forces de l’ordre

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Quelques élèves finalistes, célèbrent la fin de la dernière épreuve de l’examen d’Etat à Kinshasa. Photo/Radio Okapi Bonmpengo
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La publication des résultats de la 50ème édition de l’examen d’Etat n’a pas fait exception à la (traditionnelle) liesse populaire, dans les rues de Kinshasa. A plus d’une occasion, des circonstances festives ont montré que des « kuluneurs » pourvus de leur nature de Loups, pouvaient se déguiser en brebis dans la bergerie et multiplier, du fait-même, de victimes. Tandis que des lauréats se saupoudrent les cheveux, des « kuluneurs » se déguisent, entretiennent la confusion et opèrent à l’arme blanche.

Quand des « Kuluneurs » s’illustrent en trouble-fête

La télévision Molière, une chaîne locale des faits saillants de la société, a présenté le week-end dernier, un dossier en reportage sur des cas de blessures à la machette, œuvre des « kuluneurs ». Dans la commune de Barumbu, par exemple, des criminels de l’écurie « les Lionceaux » ont opéré autant qu’ils ont pu, mais ont trouvé à posteriori les forces de l’ordre sur leurs traces. Comme on le comprend, ces moments de publication des résultats de l’examen d’Etat placent les pouvoirs publics face à leurs responsabilités, au regard notamment de la fragilité sécuritaire dans certains quartiers de la populace. Depuis un temps, de paisibles familles sont partagées entre l’aspiration primaire de circuler et de fêter dans la quiétude, et le traumatisme permanent de se retrouver pris au filet des malfaiteurs. Dans la lutte contre cette forme de gangstérisme, des témoignages indiquent que la « mort administrative » des chefs de quartiers a amputé les autorités politico-administratives et policières de collaborateurs stratégiques à la base,dans la répression de ces  jeunes criminels, se situant majoritairement entre 17 et 35 ans.

« kuluneurs », cible active d’organisateurs de la contestation publique  

Des témoignages indiquent que plus il y a des « kuluneurs », plus des manifestations publiques à l’appel d’acteurs politiques sont alimentés de casseurs systématiques. Au croisement des avenues Kapela et Kimwenza dans la commune de Kalamu, l’opinion rend encore témoignage, non sans horreur, de la « bande à Michaël », qui s’est heurtée  à la constance des forces de l’ordre, après avoir multiplié de victimes au fil des ans. L’année passée, en effet, des casseurs et ravisseurs se sont illustrés notamment le 14 janvier, en  l’occurrence Christian Sombo, GuelordTshibwabwa, Dadou Massamba et Rodriguez Feraz, pour ne citer que ceux-là, sont restés dans la mémoire collective, au regard de l’envergure de leur cruauté et de leur perversion. « Ils ont détruit publiquement le drapeau nationale et se sont illustré en premier dans le sabotage d’édifices publics », ont témoigné les bonnes consciences alentour.  Pour rappel, en mi – janvier 2015, sous la vague de la contestation populaire, et la casse et la destruction de symboles des  pouvoirs publics,  le  gouverneur de la ville province de Kinshasa, André KimbutaYango, mettant en garde contre toute dérive collective, a déploré fermement l’incendie des maisons communales notamment de Ngaba et de Kimbanseke.  Car à l’occasion,  des manifestants se sont illustrés par des scènes de pillage. « Une situation qui ne trouve pas de justification raisonnable », a déploré l’autorité urbaine. Dans la mesure où, nulle âme sensée n’aurait pu admettre que sous un prétexte quelconque, des colonnes de manifestants prennent d’assaut des boutiques de particuliers, nationaux voire expatriés. Dans cette dérive collective, des bousculades autour des portes métalliques desdites échoppes ont occasionné des blessés et des cas d’hémorragie.

Kimbanseke : Des locaux abritant la Police et des services communaux incendiés

A Kimbanseke, des manifestants s’en sont pris au bâtiment abritant anciennement l’administration communale. L’incendie a eu raison des bureaux de la Police et des services tels que celui de la Jeunesse et des Sports. Ces bâtiments sont situés à proximité du marché Ngandu, sur la route menant à l’ancien cimetière de Kimbanseke.

Le 18 avril dernier, deux jeunes filles dont une mineure et une autre d’au-moins dix-sept ans ont été kidnappées concomitamment,  le long du boulevard Lumumba, l’une juste à l’entrée de la grande avenue qui mène à l’Hôpital Roi Baudouin, non-loin du bureau de la Police Betabe et de l’entrée principale de l’hôpital Marie Biamba Mutombo, l’autre vers KingasaniMokali. La mineure a été retrouvé le lendemain violée et tuée.

Du profil des jeunes en situation de conflit  

Pour l’heure, il nous revient que le gouverneur de la ville province aurait planifié des actions de terrain à travers les quartiers de Kinshasa, visant à agir sur les groupes de jeunes hostiles, en vue de les mettre en confiance. Dans les quartiers Yolo nord et sud à Kalamu, une vingtaine d’Ecuries ont été dénombrées à cet effet.C’est  le cas de : les Ambassadeurs de Yolo, les Allemands, les Anglais de Yolo, Bolaï, les Français de Yolo, California, les Intégrés, les Salopards, les Zoulous, etc. « En effet, les jeunes en  situation de conflit sont aigris et insoumis. Ils sont déloyaux, rancuniers et remplissent les critères d’inciviques au regard de la loi », a témoigné un observateur.

(Lepa)

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