Après la marche du dimanche 21 janvier 2018: Laurent Monsengwo condamne et apaise

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Après les bilans de la Police, de la Monusco et de la CENCO à la suite de la marche ratée organisée le dimanche 21 janvier 2018 par le Comité des Laïcs de Coordination (CLC), le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, le seul qui reconnait cette structure informelle, est venu à son tour condamner la répression, et appeler les chrétiens catholiques à ne pas céder à la violence, mais de rester inébranlables dans la foi. Il a réagi au cours d’une communication faite à la presse hier mardi 23 janvier 2018.

Pour le prélat catholique, cet appel du Comité Laïc de Coordination avait pour objectif de mobiliser les chrétiens catholiques, des fidèles d’autres confessions religieuses et tous les hommes épris de justice et de paix afin de marcher pacifiquement pour réclamer encore une fois l’application de l’Accord politique global et inclusif de la Saint-Sylvestre signé en 2016.

Malheureusement, poursuit l’archevêque de Kinshasa, comme le 31 décembre 2017, des chrétiens de certaines paroisses ont été empêchés de prier. Plusieurs autres ont été empêchés de sortir des enclos des paroisses par des policiers et des militaires. A ce sujet, le Cardinal n’a pas su évoquer l’aspect selon lequel la marche des Laïcs catholiques était interdite par l’Hôtel de Ville de Kinshasa. Ainsi, les fidèles n’avaient plus raison de manifester, car si l’autorité ou l’élévation venait de Dieu, les chrétiens devaient prêcher par l’exemple. Malheureusement, comme des opposants, les Laïcs ont opté pour la résistance. Et à en croire la Police, toutes les victimes qui ont succombé n’avaient rien à avoir avec la marche. Il s’agissait des chenapans qui ont violenté les forces de l’ordre. Si l’Eglise classe ses voyous parmi les leurs, alors le Cardinal a du pain sur la planche quant à l’éducation spirituelle de ses fidèles.

Poursuivant sa communication, Laurent Monsengwo Pasinya pense que ceux qui ont prié et ont pu marcher, ont été dispersés à coup de gaz lacrymogène, des grenades assourdissantes et des encerclements, des balles réelles, des balles en caoutchouc.

« Nous avons encore comptés des morts, des blessés, des arrestations de prêtres, de religieuses et de plusieurs laïcs, des vols, des extorsions des biens des citoyens. Alors que le chef de la Police avait annoncé la consigne selon laquelle il n’y aurait aucun décès, que les droits humains seraient respectés, que nenni ! », souligne le Cardinal.

Il salue ainsi la bravoure des victimes, et le recommande à Dieu, Père de miséricorde, pour leur salut éternelle.

Qu’à cela ne tienne, l’église devait comprendre encore qu’en acceptant l’adhésion des opposants radicaux membres du Rassemblement des Forces Politiques et Sociales acquises au changement/aile Limete, il est difficile pour elle d’avoir des manifestations pacifiques en RDC. Ces derniers l’ont prouvé lors de leurs précédentes actions avant celles de l’église, et qui ont été sanctionnées par des heurts contre les forces de l’ordre venues les encadrer dans la paix et la tranquillité. Se désolidariser avec ses opposants animés d’un esprit de renversement du pouvoir en place, permettra à l’église d’organiser leurs actions en toute tranquillité, comme l’a cru le Secrétaire général de la CENCO, l’Abbé Donatien Nshole. C’est d’abord ça qui devait faire l’objet de la communication du Cardinal tant respecté en RDC et dans le monde.

L’indignation du Cardinal

« Que n’avons-nous pas vu ? Déjà la veille, le 20 janvier, en pleine journée, des barrières ont été érigées pour fouiller les véhicules et vérifier les identités des passagers. Sommes- nous dans une prison à ciel ouvert ? Comment peut-on tuer des hommes, des femmes, des enfants, des   jeunes et vieux scandant cantiques religieux, munis de Bibles, chapelets, crucifix ? Que veut-on au juste ? Le pouvoir pour le pouvoir ou le pouvoir pour le développement intégral du peuple dans la paix, la justice et la vérité ? Nous voulons que règne la force de la loi et non la loi de la force », ajoute Monsengwo dans son annonce.

Craignant la tentative d’infiltration, la Police Nationale Congolaise avait pris l’idée de renforcer la sécurité dans la Capitale. C’est ainsi qu’avant le 21 janvier, les Kinois ont assisté à des contrôles intelligents des forces de l’ordre. Aucun incident n’a été signalé ce jour, n’eut-été l’accident de circulation qui a eu lieu au Rond-Point Ngaba, puisque le chauffeur voulait dépasser de force les barrières érigées par la Police. Outre cela, aucune perte ou autres incidents n’a été signalé. Enfin, le chef de l’église de Kinshasa a appelé les chrétiens catholiques à ne pas céder à la violence, mais plutôt de rester inébranlables dans la foi.

(Bernetel Makambo)

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