Après la fronde du G7

par -
0 663
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

MP : le personnel politique et administratif derrière J. Kabila

Dans le feuilleton Majorité présidentielle (MP) opposé au Groupe de 7 partis politiques dits « frondeurs », l’heure est à la reconstitution, mieux à la requalification des écuries. Ou on y est, ou on n’est pas. Des déclarations publiques sont de mise, en rapport avec la bombe ‘’tirer les conséquences’’ larguée par le Bureau politique de cette plate-forme présidentielle.

C’est dans cet esprit qu’une motion de soutien datée du samedi 19 septembre 2015, a été rendue publique par Sébastien Luzanga Shamandevu qui, ayant désavoué son Patron Olivier Kamitatu et le mot vedette de l’ARC, s’est joint au personnel politique et administratif du Secrétariat général de la Majorité présidentielle pour s’aligner derrière « l’Autorité morale de cette plateforme, Joseph Kabila Kabange, Chef de l’Etat ». Le choix est donc clair !

En principe, en pareilles circonstances, c’est à la fois une règle et un principe qu’exerçant un mandat sur le quota d’un parti politique donné, et que celui-ci ayant fait défection ou naufrage, tous ses membres coulent avec lui. Mais il est d’autres réalités dont le débauchage, la désolidarisation officielle et publique avec son ex-patron,… qui font partie, sans nul doute, du jeu démocratique ici pour choisir de se mettre en rangs utiles « au service de la Nation ». C’est aussi une affaire de gros sous et de pouvoir, même si les autorités de la MP devraient veiller au bâton et à la carotte. Après tout, le chômage politique est le pire des chômages, dit-on. D’où la nécessité de préserver ses droits et intérêts.

 Un désaveu stratégique

Résumé en six points essentiels, la motion Luzanga et Compagnie part de l’auto exclusion par la Bureau politique de la MP du Groupe de 7, dit ‘’frondeur’’, auteur de la lettre ouverte au Président de la République, « notre Autorité morale, nous personnel politique et administratifs du Secrétariat général de la Majorité présidentielle ». Ces 7 partis sont le Mouvement social pour le Renouveau, MSR de Yves Mobando Yogo ; l’Alliance pour le Renouveau du Congo, ARC d’Olivier Kamitatu dont M. Luzanga  faisait partie jusqu’alors; le Parti démocrate-chrétien, PDC de José Endundo ; l’Avenir du Congo, ACO de Dany Banza ; l’Union des fédéralistes du Congo, UNAFEC d’Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza ; l’Union des démocrates fédéralistes, UNADEF de Charles Mwando Nsimba et l’Alliance des démocrates pour le progrès, MSDD, ADP/MSDD de Christophe Lutundula.

Le premier point de cette motion tient à « exprimer notre foi aux idéaux de cinq chantiers et de la Révolution de la modernité prônée par le Chef de l’Etat ». Une manière claire de faire son choix : de quel côté l’on se trouve, en appuyant sur le programme bi-quinquennal de Kabila.

Et comme si cela ne suffisait pas, la motion vient « réitérer notre indéfectible attachement au Président Kabila, notre Autorité morale », insistant sur « l’union de toute la Majorité présidentielle autour de Joseph Kabila ». Cela, étant donné que ce choix vient ‘’barrer la route aux agents internes de la balkanisation de notre pays qui continuent à tromper le peuple en détruisant insidieusement les institutions démocratiques établies comme le Président de la République, garant constitutionnel du bon fonctionnement de la démocratie et de l’intégrité du territoire national ».

En son 4ème point, la motion soutient « le projet du dialogue entre filles et fils du pays, tel que proposé par le Chef de l’Etat, gage d’un processus électoral consensuel apaisé ».

D’où, l’avant-dernier point en appelle au « sens patriotique du Secrétaire général de la MP, l’honorable Aubin Minaku, ainsi que tous les membres du Bureau politique de leur loyauté envers l’Autorité morale ».

Enfin, la motion encourage « le Secrétaire général de la Majorité présidentielle à diriger d’une main ferme et experte notre Majorité présidentielle en ce temps d’agitation politicienne et de reniement opportuniste ».

 D’autres options envisageables

Toutefois, à la vitesse où avance cette actualité, il n’est pas exclu d’envisager le remaniement du Gouvernement. Des postes bien ciblés sont déjà vacants. Et d’autre part, cette règle devra s’appliquer aux mandataires et autres responsables dont ceux siégeant au perchoir de l’Assemblée nationale ou du Sénat. La suite sera bientôt connue.

De même, si jamais la Majorité parlementaire en arrivait à changer de mains, basculant vers l’Opposition, une possibilité non envisageable à en croire le député Emmanuel Shadari président du Groupe parlementaire PPRD et Alliées, l’on en arriverait à l’extrême à la dissolution du Parlement par le Président de la République, suivant les prérogatives lui reconnues par l’article 148 de la constitution. Cela va de soi, le président dirigerait difficilement sans une majorité lui acquise. Et le fameux glissement s’opérerait par la grande porte.

Quant au dernier mot, loin de parler du peuple à cette étape, il revient à ceux qui détiennent et l’argent et le pouvoir. Les partants n’auraient alors que leurs yeux pour pleurer, regrettant la désinvolture de leur acte qualifié en face « d’un coup d’épée dans l’eau ».

(Emmanuel Badibanga)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse