Après la désignation d’Edem Kodjo par l’UA: Un mémo du « SINDIKA » à Ban ki-Moon

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Dans un mémorandum daté du 14 avril courant, adressé au Secrétaire général des Nations-Unies Ban Ki-moon, copie aux membres permanents du Conseil de sécurité, à l’Union africaine, au Président de la Rd Congo et au Représentant spécial du SG des Nations-Unies en Rd Congo, en rapport avec le Facilitateur du Dialogue national Edem Kodjo, le Président confédéral  du Mouvement pour la libération des peuples du Congo, M. James Nzinga Nkembo propose la désignation d’un autre facilitateur, par l’ONU, pour une mission conjointe de facilitation.

Commençant par saluer l’engagement du SG Ban ki-Moon pour la pacification de la Rdc, ainsi que le  choix de Mme Zuma pour la désignation d’Edem Kodjo en qualité de Facilitateur du Dialogue national, M. James Nzinga Nkembo parle de précautions et milite en faveur d’un autre facilitateur, cette fois-ci de l’ONU.

A l’en croire, la crise congolaise ne doit jamais être considérée comme une affaire seul des Africains, compte tenu du contexte historique de le Rd Congo. L’actuelle crise politique doit plutôt être considérée comme un sujet mondial vu l’importance du pays au niveau régional, sa superficie, ses richesses et la manière dont elles sont exploitées

En outre, se référant à l’échec de l’Union Africaine au Burundi, et la crise humanitaire qui en a résulté, le dialogue en Rdc ne devrait pas être pris à la légère. La Rdc a un impact majeur tant dans la région des Grands Lacs que sur le continent et dans le monde. » Cet échec au Burundi ne rassure pas que nous puissions escompter un résultat positif capable de remettre le pays sur le sentier de la paix seulement avec la facilitation de l’U.A. Surtout, parce qu’il s’agit du même facilitateur qui avait joué ce rôle au Burundi voisin aujourd’hui déstabilisé.

Au menu du dialogue

Partant, les thèmes principaux du dialogue convoqué, sont les élections, la fin du mandat du Président Joseph Kabila et la transition. Mais, ce serait une perte de temps et de ressources pour ce pays qui a déjà tenu d’innombrables forums de ce genre sans résoudre la crise congolaise, de continuer à escamoter la cause primordiale de cette crise qui se manifeste par des revendications d’indépendances par des mouvements séparatistes, des guerres récurrentes à l’est du pays, l’actuelle crise électorale, le favoritisme et les injustices sociales à caractère tribal, la domination néocolonialiste, le dysfonctionnement de l’appareil judiciaire et l’impunité, la fuite des cerveaux, le maintien du congolais et de son environnement dans le sous-développement global cinquante-cinq années après l’accession du pays à sa souveraineté nationale, notamment.

« C’est dans cette optique que nous proposons l’inclusion de « la balkanisation de la RDC» parmi les thèmes choisis pour le dialogue. Afin de projeter une solution durable à l’interminable crise congolaise, un débat démocratique et civilisé sur la nécessité de construire un Congo fédéral par dissociation et éventuellement de partitionner ce pays en plusieurs États de dimensions moyennes, non seulement crucial, mais à ce-point, inévitable », dit-il.

A cet effet, SINDIKA qui prône « la liquidation pacifique de l’État congolais par ses propres citoyens» comme le seul remède à l’interminable crise congolaise, souscrit d’avance à ce débat qu’il s’engage à enrichir avec des arguments politiques scientifiquement élaborés. Ce qui est commenté de diverses manières dans les états-majors politiques.

Préséance des nations unies sur l’UA

Le principe d’intangibilité des frontières coloniales en Afrique sur base duquel “U.A. a posé son fondement est contraire aux principes suivants de l’ONU qui reconnaissent l’égalité des droits de chaque peuple, le droit de chaque peuple à l’autodétermination, la primauté des intérêts des habitants des territoires non-autonomes sous tutelle d’un pays membre des Nations Unies.

Tenant compte de la complexité de la crise congolaise et vu le caractère neutre de l’ONU ainsi sa préséance sur l’U.A, Sindika aurait souhaité que le facilitateur du Dialogue national congolais fût désigné par l’ONU. « Mais puisque l’U.A en a déjà désigné un, nous sollicitons la désignation d’un Co facilitateur de l’ONU comme notre gage contre toute éventuelle prévarication de la part de l’U.A », écrit James Nzinga.

Le mémo affirme vers sa fin que l’Union africaine est juge et partie. Devant ce grand rendez-vous de l’histoire et face aux revendications de SINDIKA au Dialogue national congolais, l’U.A. qui, de par son principe sacro-saint d’intangibilité des frontières coloniales en Afrique, sert de gardien de ces frontières. Ce qui, affirme-t-il, risque de manquer, par intérêt, aux devoir de la charge lui confiée.

(MB)

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