Après la CIRGL: Kabila reçoit le soutien de la CEEAC Le Rassemblement appelé à adhérer à l’accord

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R. Tshibanda, représentant du Président de la République à la 8ème session extraordinaire du sommet de la CEEAC à Libreville/Ph. Jp Baziyaka
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L’attitude voire le comportement ou les exigences du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement n’intéressent plus la communauté internationale. Celle-ci estime que l’accord du 18 novembre dernier est un pas certain vers l’organisation des élections en République démocratique du Congo. Si le sommet de la CIRGL à Luanda avait appelé le Rassemblement à adhérer à l’accord issu du dialogue politique et inclusif de la Cité de l’Union africaine, la 8ème session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement est revenue au même message, en demandant aux forces politiques et sociales qui ne l’ont pas encore fait, d’adhérer. Et ce, en vue de renforcer la cohésion sociale et l’organisation d’élections démocratiques apaisées. Ceci pour dire que les bons offices de la Conférence nationale épiscopale du Congo, CENCO demeurent une opportunité à saisir pour le Rassemblement, en vue d’une transition apaisée.

Le Palais présidentiel de Libreville a abrité les travaux de la 8ème session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale, CEEAC, consacrée à la « situation politique et sécuritaire en Afrique centrale ». A cause d’un calendrier politique très chargé, le Président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange a été représenté personnellement par le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Raymond Tshibanda.

Ont pris part à cette rencontre des dirigeants de l’Afrique centrale organisée par le président gabonais Ali Bongo Ondimba, et président en exercice de la CEEAC,  le président Tchadien Idriss Deb et président en exercice de l’Union Africaine ; le Président de la République du Rwanda, Paul Kagame ; le Président de la République Centrafricaine, Faustin-Archange Touadera, etc.

Au centre des discussions des dirigeants de la CEEAC, la situation géopolitique et sécuritaire de l’Afrique centrale concernant le terrorisme, les questions électorales, la consolidation de la paix, les missions internationales de paix, l’intégration sous-régionale, la situation  humanitaire, la sureté et la sécurité maritime, la jeunesse, ainsi que d’autres questions d’intérêt commun en Afrique centrale.

Le représentant de la présidente de la Commission de  l’Union africaine, l’Ambassadeur Smail Chergui, Commissaire Paix et Sécurité, a présenté la situation actuelle de l’Afrique centrale sur le plan sécuritaire  et son impact sur le développement socio-économique de la sous-région.

Dans son allocution, le  secrétaire général de la CEEAC, l’Ambassadeur Ahmad Allam-mi, a quant à lui rappelé l’engagement de la CEEAC  pour une paix durable dans la région et la mise en œuvre effective de tous les instruments de la coopération régionale.  Lors de son discours d’ouverture des travaux,  le numéro ungabonais, Ali Bongo Ondimba, président en exercice de la CEEAC,  hôte du sommet, a insisté sur la  mutualisation  des   efforts pour la lutte contre le terrorisme  et   l’engagement à travailler ensemble au sein de la  région, en vue  de relever les défis majeurs de la situation géopolitique et sécuritaire de l’Afrique centrale.

La CEEAC s’aligne derrière le dialogue

Après la réunion à huis-clos, le  sommet des dirigeants de la communauté économique des Etats de l’Afrique centrale  a présenté le communiqué final sanctionnant la fin des travaux  de Libreville.

De ce communiqué, en ce qui concerne la République démocratique du Congo, nous pouvons retenir que la conférence s’est félicitée de la conclusion récente de l’accord politique issu du dialogue politique national et inclusif et la nomination subséquente d’un Premier ministre issu de l’opposition, appelé à constituer un gouvernement d’Union nationale, chargé principalement de l’organisation des élections.

De même, la conférence a demandé aux forces politiques et sociales qui ne l’ont pas encore fait adhérer à l’accord politique du 18 octobre 2016 en vue de renforcer la cohésion sociale et l’organisation d’élections démocratiques apaisées. Et elle a félicité le Secrétaire général pour sa participation au soutien à la Facilitation du dialogue politique en Rdc et lui a demandé de poursuivre son appui au comité de suivi du dialogue (CSD), y compris à travers l’ouverture d’un bureau de liaison à Kinshasa.

Toujours au sujet de la Rdc, la conférence a salué les progrès réalisés sur la situation sécuritaire globale dans l’Est du pays et a noté avec satisfaction, l’adoption à Luanda par les Chefs d’Etat et de Gouvernement des pays signataires de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba des recommandations visant à renforcer la sécurité en Rdc et dans la région. La conférence a demandé au Secrétaire général de prendre toutes les initiatives nécessaires pour l’adhésion de la CEEAC au Mécanisme de suivi de la mise en œuvre de « l’Accord-cadre d’Addis-Abeba pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la Région ».

Enfin, la conférence a félicité les autorités congolaises pour la poursuite de la traque contre le groupe terroriste ougandais des Forces démocratiques Alliées (ADF), responsable d’actes d’assassinats contre des populations civiles dans les territoire de Beni, ainsi que pour des efforts de désarmement des FDLR et d’autres groupes armés à l’Est du pays avec l’appui de la Monusco.

D’autres thèmes

Contrairement à une certaine communauté internationale qui n’a pas été courageuse pour condamner l’activisme de l’ADF, la CEEAC a exprimé sa vive préoccupation au sujet de la montée de l’extrémisme violent et a condamné fermement les exactions des groupes armés en Rdc, en RCA et au Burundi. Au sujet des questions humanitaires, la conférence a décidé d’honorer les engagements de la sous-région pour ce qui est de la crise humanitaire provoquée par les actions du groupe terroriste Boko Haram au Cameroun et au Tchad ainsi que par les violences des groupes armés au Nord-Kivu et en Ituri (Rdc).

(Jean-Marie Nkambua)

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