Après avoir participé à l’investiture de Cyril Ramaphosa: Félix Tshisekedi de retour à Kinshasa

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C’est à 17h30 que le jet, à bord duquel a voyagé le président de la République,  revenant du pays de Mandela, a atterrit à l’aéroport international de Ndjili. Accueilli par le protocole habituel, à la tête duquel le Directeur du cabinet, Vital Kamerhe, le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, accompagné de son épouse, a arboré un large sourire. Ce dernier témoigne du succès de sa présence à l’investiture du président sud-africain, Cyrille Ramaphosa.

Soulignons que le président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a quitté Kinshasa ce vendredi en début d’après-midi, à destination de Pretoria en Afrique du Sud. Invité de marque du président Cyril Ramaphosa, le Chef de l’Etat qu’accompagne son épouse Denise Nyakeru Tshisekedi a assisté ce samedi 25 mai à l’investiture de son homologue sud-africain. Kinshasa et Pretoria entretiennent d’excellentes relations d’amitiés et de coopération appelées à se raffermir davantage avec l’avènement à la magistrature suprême du 5eme président de la RDC. Le Président de la République a été salué à son départ par le directeur de cabinet Vital Kamerhe et un comité restreint d’officiers civils et militaires.

Soulignons que c’est par la base militaire de Waterkloot de Pretoria que le Chef de l’Etat Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo est arrivé  en Afrique du Sud.  Accompagné de son Épouse, la Première Dame Denise Nyakeru, le Chef de l’Etat vient participer à la cérémonie d’investiture de son homologue Cyril Ramaphosa. Le 5ème Président de la Nation Arc-en-ciel post apartheid a  choisi le Stade Loftus de Tswane pour accueillir cette cérémonie.  Ce vendredi soir, plusieurs autres chefs d’État africains sont attendus à Pretoria parmi lesquels l’Angolais Joao Lorenco et le sénégalais Macky Sall.

A la base militaire de Waterkloot, les entraînements militaires se sont poursuivis. Un carnaval aérien  de l’armée Sud-Africaine devrait accompagner le spectacle au stade de Loftus. La population trouve en Cyril Ramaphosa le Président qui vient redresser l’économie Sud-Africaine.

Le Stade Loftus  a accueilli plus de 30 000 personnes venues assister à l’investiture du Président Cyril Ramaphosa. 40 chefs d’État et de gouvernement avaient été invités par le Chef de l’Etat Sud-Africain.  Le Président de la République Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo et son épouse, la Première dame Denise Nyakeru étaient parmi les invités d’honneur.  Une forte communauté congolaise avait également fait le déplacement de Pretoria.

Des défis pour Cyril Ramaphosa

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a lancé samedi son mandat en promettant à son pays « des jours meilleurs » et doit désormais rapidement présenter le gouvernement qu’il a chargé de relancer l’économie et d’éradiquer la corruption. Sous un ciel bleu azur, 36.000 spectateurs, la fine fleur de la classe politique locale et une quarantaine de chefs d’Etat et de gouvernement étrangers ont assisté à sa prestation de serment en grande pompe dans le stade de rugby de la capitale Pretoria.

Cyril Ramaphosa, 66 ans, a été réélu mercredi par les députés après la victoire de son parti, le Congrès national africain (ANC), aux élections législatives du 8 mai. Au pouvoir depuis la chute de l’apartheid en 1994, l’ANC a réussi à renouveler sa majorité absolue à l’Assemblée nationale mais réalisé son plus faible score à un scrutin national (57,5%), illustration de la chute de sa popularité dans le pays.

Même si de réels progrès ont été accomplis depuis un quart de siècle, l’Afrique du Sud reste un des pays les plus inégalitaires de la planète, affecté par un chômage de masse (plus de 27%), un fort taux de pauvreté et une corruption galopante. Sitôt dissipés le vrombissement des avions militaires et les notes de la fanfare, tous les regards se sont tournés vers la présidence, d’où Cyril Ramaphosa devait annoncer, peut-être dès ce week-end, la composition de son gouvernement. « Vous allez voir le changement », avait-il assuré mercredi.

27,6% de chômage

Depuis son arrivée au pouvoir il y a un an, Cyril Ramaphosa répète qu’il va tourner la page du règne calamiteux de Jacob Zuma (2009-2018), terni par une litanie de scandales politico-financiers qui ont éclaboussé l’Etat et le parti. Inculpé de corruption, l’ex-président a d’ailleurs ostensiblement boudé la cérémonie d’investiture.

Les dernières statistiques économiques pressent Cyril Ramaphosa d’agir vite. Le chômage a encore augmenté au premier trimestre (de 27,1 à 27,6%), et la Banque centrale vient de réduire de 1,3 à 1% ses prévisions de croissance pour l’année en cours. Le pays reste sous la menace des agences financières. « Faute d’un changement de politique, son crédit va continuer à s’éroder », a averti une responsable de Moody’s, Lucie Villa. Et l’agence Standard and Poor’s a de son côté maintenu vendredi l’Afrique du Sud dans les catégories des pays où elle déconseille les investissements.

JMNK

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