Après 5 ans de sacrifices consentis: La Rdc gagne 2 places dans le classement Doing Business 2018

par -
0 455
Au centre, le ministre d’Etat en charge du Plan, Modeste Bahati Lukwebo
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Les deux places gagnées par la Rdc après 5 ans apparaissent sans nul doute insignifiantes, mais reflètent la ferme volonté du pays d’aller de l’avant et de mieux se positionner dans cette compétition mondiale. Au même moment que la Rdc a amélioré son classement général de deux places, elle a cependant réalisé des contreperformances dans presque tous les indicateurs, même sur ceux dont on a fait des avancées significatives, à l’exception de la création d’entreprises où le pays a quitté la 96ème place qu’elle occupait dans le Rapport Doing Business 2017, pour se classer à la 62ème place sur le plan mondial et le Règlement de l’insolvabilité sur lequel le pays vient d’avancer d’une place, soit de la 169ème place occupée dans le Rapport Doing Business 2017, pour se positionner à la 168ème place dans celui de 2018.

Modeste Bahati Lukwebo, ministre d’Etat en charge du Plan a présidé hier dans un hôtel de la place, la cérémonie de dissémination des conclusions du rapport Doing Business 2018, qui a classé la Rdc 182ème sur 190 économies mondiales évaluées par le service de la Banque mondiale. C’était en présence de ses collègues ministres, les vice-ministres, le comité de gestion de l’ANAPI, le Directeur des Opérations de la Banque mondiale, l’Administrateur Délégué de la FEC et des invités de marque. Cette amélioration de deux places dans le classement général peut sembler insignifiant aux yeux de plusieurs, mais pour ceux qui connaissent le système d’évaluation complexe de l’équipe Doing Business de la Banque mondiale et la méthodologie appliquée par celle-ci dans la cotation, ils affirmeront combien il est difficile de gagner ne fût-ce qu’une seule place dans le classement général du rapport concerné.

Tout a commencé par le mot du Directeur général de l’ANAPI, M. Anthony Nkinzo, pour qui même une petite victoire mérite d’être célébrée, même si des contraintes demeurent. Mais avec la détermination, la discipline et la rigueur, on peut toujours relever ce défi de l’amélioration du climat des affaires. Il a terminé par lancer un appel  aux bailleurs de fonds pour un appui substantiel à l’atteinte des objectifs de l’ANAPI.

Pour sa part, le Directeur des Opérations de la Banque mondiale, Ahmadou Moustapha Ndiaye a soutenu le Gouvernement de la République pour les efforts qu’il ne cesse de déployer pour assainir son environnement des affaires et améliorer les conditions de vie de sa population. « Deux places gagnées apparaissent sans nul doute insignifiantes, mais par contre reflètent  la ferme volonté du pays d’aller de l’avant et de mieux se positionner dans cette compétition mondiale », dit-il, avant d’ajouter que l’évaluation Doing Business ne doit pas prendre le pays en otage, en laissant croire que le climat des affaires ne se limite qu’à ces dix indicateurs. Il a encouragé le Gouvernement à poursuivre les efforts d’assainissement en allant au-delà des indicateurs Doing Business, en touchant les autres domaines qui sont censés contribuer au bien-être de la population. 

Pour une appropriation institutionnelle

Bien avant le discours du ministre d’Etat, ministre du Plan, l’Administrateur Délégué de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) a fustigé le fait que le pays n’ait avancé qu’avec un seul indicateur, soit 70% de contreperformance.  S’agissant de la création des entreprises, la FEC salue les efforts dans la réduction des procédures et des frais, mais pense que cette réforme doit être effective sur l’ensemble du territoire congolais. Du côté de l’électricité, il fustige la qualité du courant et le manque de transparence dans la facturation. A propos des permis de construire, il reconnait la réduction des coûts et la simplification des modes de calcul, mais pense qu’il existe encore des payements irréguliers…

C’est au regard de ce tableau que Modeste Bahati explique que : « nous avons amélioré notre classement général de deux places, mais nous avons réalisé des contreperformances dans presque tous les indicateurs, même sur ceux dont nous avions fait des avancées significatives, à l’exception de la création d’entreprises où le pays a quitté la 96ème place qu’elle occupait dans le Rapport Doing Business 2017 pour se classer à la 62ème place sur le plan mondial et le règlement de l’insolvabilité sur lequel le pays vient d’avancer d’une place, soit de la 169ème place occupée dans le Rapport Doing Business 2017 pour se positionner à la 168ème place dans celui de 2018 ».

Voilà qui le pousse à dire que ces contreperformances peuvent se justifier de deux manières, à savoir : la non mise en œuvre des réformes initiées sur les indicateurs concernés et la prise des réformes négatives parallèlement aux réformes déjà initiées et qui amenuisent considérablement les efforts consentis par le Gouvernement et le pays dans l’assainissement de son environnement des affaires, susceptible d’attirer les investissements. « Nous sommes donc interpellés, chacun en ce qui le concerne, à conjuguer nos efforts dans la mise en œuvre du processus de réformes par une appropriation institutionnelle des mesures initiées par tous, tant par les décideurs, les pratiquants que les bénéficiaires. Et cela doit être d’autant plus effectif par l’institution des champions de réformes à tous les niveaux », a précisé Modeste Bahati. Soulignons que cet atelier de restitution des résultats Doing Business 2018 a été organisé par l’ANAPI, avec l’appui financier du projet de développement des pôles de croissance ouest (PDPC).

(Jean-Marie Nkambua)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse